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Comme chacun le sait et avec les avatars et les aléas de la vie, de nombreuses personnes se retrouvent dans la rue parfois seules, souvent des femmes, avec leurs enfants à la rue. Une rue qui est impitoyable pour leur sécurité et surtout pour leur santé, notamment en cette période hivernale. En cet hiver, qui s’annonce rigoureux, ces personnes que l’ appelle communément les SDF, pourraient le vivre très mal. Aussi pour atténuer quelque peu cette situation, les pouvoirs publics s’attellent à la prise en charge de ces SDF.

La wilaya de Tizi Ouzou a mis en place une commission chargée de recenser et de placer en lieu sûr les SDF de Tizi Ouzou-Ville et de Draâ Ben-Khedda. Cette commission, que préside le wali Mohamed Djemaâ, est constituée des représentants des directions de wilaya de l’action sociale et de la solidarité, de la santé et de la population et de la réforme hospitalière, de la Protection civile, des services de sécurité, du Croissant-Rouge algérien et de l’Association des scouts et amis des scouts de Tizi Ouzou. Cette commission aura la charge d’effectuer deux sorties par semaine, les samedis et mercredis, pour sillonner les artères et cités des deux villes afin de prendre en charge cette frange de la population dont le nombre ne cesse d’augmenter. Les personnes retrouvées dans la rue ou dans des abris de fortune seront acheminées vers un centre prévu à cet effet. Un centre qui dispose de 30 lits pour l’hébergement et d’une salle de restauration alimenté par les cités universitaires de la ville de Tizi Ouzou. Ainsi, les personnes recueillies bénéficieront, en plus de cet hébergement et de repas chauds, de couvertures et vêtements mais aussi de soutien psychologique pour atténuer un tant soit peu leur souffrance morale. Toutefois, il arrive que des personnes refusent de se rendre dans ce centre et préfèrent rester dans la rue. Elles sont aussi prises en charge en matière de restauration, de couvertures et d’habits.

Selon le DASS local, Achour Mehhani, l’année dernière, il a été recensé 45 SDF à travers les artères de la ville de Tizi Ouzou qui ont tous été pris en charge. Sur les 45 personnes recensées, nombreuses sont celles qui souffrent d’un handicap mental et ont été prises en charge par la DSP et l’EHS de psychiatrie d’Oued Aïssi, alors que d’autres ont été acheminées dans leurs wilayas d’origine comme Chlef, Boumerdès et Bouira où elles sont admises au sein des maisons de retraite et des personnes âgées.

Rachid Hammoutène