11e anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich : deux recueils du poète réédités aux éditions Barzakh
Search
Mercredi 22 Janvier 2020
Journal Electronique

Pour marquer la commémoration du 11e anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich, l’éditeur algérien Bazakh a réédité deux recueils tirés de l’œuvre du grand poète palestinien mort le 9 août 2008. Les deux ouvrages, l’un en français, l’autre en arabe et français, constituent un florilège de poèmes proposé par deux grands poètes et traducteurs- le Palestinien Elias Sanbar et le Marocain Abdellatif Laâbi- parmi les textes les plus marquants de la poésie arabe contemporaine et dont Darwich est une des figures de proue.    Le premier volume, une anthologie intitulée «Rien qu’une autre année», titre d’un ses poèmes et qui donne un aperçu de l’itinéraire de Darwich sur près de 20 ans (1966-1982) avec neuf recueils, qu’Abdellatif Laâbi a choisi de rendre en français. L’anthologie s’ouvre sur les poèmes tirés du recueil «Un amoureux de Palestine», publié en 1966. C’est par ces poèmes chantés, que les lecteurs arabes découvrent «A ma mère», et «Poèmes sur un amour ancien». Avec d’autres textes, ces deux poèmes constituent, s’il en est, l’acte de naissance d’un grand poète qui allait vite confirmer son envergure internationale. Du deuxième recueil de Dawich, «Fin de la nuit, 1967», Laâbi a choisi six poèmes dont l’emblématique «Rita et le fusil», texte à la charge poétique intense où le chagrin, le questionnement, la colère et l’amour se mêlent au sentiment d’échec et d’impuissance. «Les oiseaux meurent en Galilée, 1970», un troisième recueil composé de neuf poèmes marque une évolution dans l’expression poétique de Darwich. Les textes qui le composent trouvent, par la profondeur et la puissance du verbe, une résonance particulière chez le lecteur de Darwich: «Pluie douce et un automne lointain», «Rita, aime-moi», «Chute de la lune», autant de poèmes qui célèbrent l’amour et l’humain, sans cesser de pourfendre l’injustice et la tyrannie. De «Ma bien-aimée se réveille, 1970», Laâbi a choisi de traduire trois poèmes dont «Passeport» -interprété par le chanteur engagé libanais Marcel Khalifé- «Chronique de la douleur palestinienne», sur la débacle des armées arabes en 1967, ou encore «Ecriture à la lueur d’un fusil», un poème narratif par excellence où Darwich convoque l’histoire et ses héros tragiques. Du recueil «T’aimer ou ne pas t’aimer» (1972), Laâbi propose «Cantiques», «Le guitariste ambulant», «Le passager» et surtout l’incomparable «Sirhan boit le café à la cafétéria», un poème où le personnage de Sirhan se donne une destinée, possible pour chaque Palestinien. «D’essai numéro 7 «(1975), le traducteur a sélectionné «Comme si je t’aimais», «La sortie du littoral méditerranéen», «Le fleuve est étranger et tu es mon amour» et «Gloire à cette chose qui n’est pas arrivée». Par le choix du titre donné à ce recueil, Mahmoud Darwich a voulu, symboliquement, signifié les changements opérés dans sa précédente expérience et souligné la transition vers une autre expression poétique dont «Noces», un recueil publié en 1977, porte déjà les prémices. Ce recueil dont l’anthologie rassemble sept poèmes parmi lesquels le poème-titre, regroupe entre autres «Il était ce qu’il adviendra», «Ainsi parla l’arbre délaissé», et «Le poème de la terre», un des textes les plus aboutis de Dawich. Dans «Ahmad Azzatâr» ou Tel Azatar -du nom d’un camp des réfugiés au Liban rendu tristement célèbre après le massacre de milliers de Palestiniens en 1976- la tragédie est cette fois déclamée en vers par la voix du poète. Pour clore l’anthologie, Abdellatif Laâbi propose en Français «Souterrains», «Rien qu’une autre année» et surtout l’éternel «Beyrouth», le long poème écrit rn 1981 et gravé à jamais dans la mémoire de milliers d’admirateurs de Darwich pour qui «Beyrouth (reste) notre unique tente, Beyrouth notre unique étoile».  

Dans un deuxième ouvrage réédité concomitamment par Bazakh, Elias Sanbar, traducteur et ami intime de Dawich, propose sept recueils et longs poèmes représentant l’itinéraire du grand poète palestinien entre de 1992 à 2005.

Cette anthologie bilingue, en arabe et français, a été choisie et présentée par l’homme de culture et éditeur franco-syrien, Farouk Mardam-Bey, comme «une œuvre majeure, un important jalon dans l’histoire de la poésie arabe contemporaine». Cette compilation d’extraits de l’œuvre de Darwich, traduits par les soins de Sanbar, comporte entre autres «Onze asres», «Discours de l’homme rouge», six poèmes tirés du recueil «Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude», outre «Murale», «Etat de siège» ainsi que des poèmes extraits de «Ne t’excuse pas» et «Comme des fleurs d’oranger et plus loin». Mahmoud Darwich est décédé en 2008 à l’âge de 67 ans. Considéré comme une des voix majeures de la poésie au XXe siècle dans le monde, il laisse une œuvre monumentale traduite dans une vingtaine de langues. «En mêlant l’individuel au collectif, le quotidien à l’éternité, (...) le poète y réussit le pari de toute une vie : opposer la fragilité humaine à la violence du monde et élever la tragédie de son peuple au rang de métaphore universelle», dira Mardam-Bey à propos du legs poétique de Darwich.

  • tebboune-investiture008
  • tebboune-investiture007
  • tebboune-investiture006
  • tebboune-investiture005
  • tebboune-investiture004
  • tebboune-investiture003
  • tebboune-investiture002
  • tebboune-investiture001
  • tebboune-investiture009
  •  tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture010
  • tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture011

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, effectuera le 23 janvier une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organise, le 23 janvier à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 434e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération nationale.

Machaâl Echahid
L’association Machaâl Echahid, en collaboration avec le quotidien El Moudjahid, organise le 22 janvier à 10h, à l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’état-major de l’Armée de libération nationale, une conférence en hommage à ses membres.

 

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

DGF
La Direction générale des forêts organise, le 22 janvier  , à partir de 14h30, à l’hôtel Golden Tulipe d’Alger, un atelier consacré à la valorisation des produits forestiers à travers la validation du rapport juridique établi par un expert de la FAO.

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

DGSN

La Direction générale de la Sûreté nationale organise,  le 22 janvier  à 9h30, à l’Ecole nationale supérieure de police Ali-Tounsi (Châteauneuf, Alger), une conférence de presse pour présenter le bilan des activités de la direction de la police des frontières et des unités aériennes de la Sûreté nationale de l’année 2019.

 

 

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).


Sûreté nationale

L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale, émise sur les ondes de la radio Chaîne I à 16h, sera consacrée le 22 janvier  aux préoccupations et questions des auditeurs autour de la sécurité routière.
Éditions Chihab
Les éditions Chihab organiseront, le 25 janvier à 14h, à la librairie Chihab, à Alger, une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage Mémoire d’un combattant de la base de l’Est.

 

Football

Sports Divers

Hebergement/Kdhosting : kdconcept