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Dans un communiqué sanctionnant les travaux de son bureau exécutif national , le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a indiqué , Mercredi que les « institutions officielles, rejetées par le peuple, ne sont pas habilitées à examiner une loi aussi importante que celle liée aux hydrocarbures ».

Celle-ci a-t-il rappelé « conditionne l’avenir du pays et de sa souveraineté ». Le parti de Mokri a relevé que le ministre de l'énergie lui-même a « reconnu » le rôle des compagnies pétrolières mondiales dans la rédaction de l’avant- projet de loi sur les hydrocarbures. Le MSP estime que « l'insistance des autorités à faire appliquer la loi par un gouvernement et un parlement en perte de légitimité, est sans conteste  une preuve d’échec». Selon le parti, « le gouvernement  n'a pas de programme ni aucune volonté de supporter le fardeau du développement réel et durable qui repose sur la valeur du travail et un environnement démocratique productif ».

Le parti met en garde le pouvoir contre « l'exploitation  de la situation politique difficile actuelle et la  faiblesse des institutions  pour passer ce que l’ancien régime n'a pas pu faire dans le secteur des hydrocarbures ». Concernant l’exploitation du gaz de schiste, le MSP pointe du doigt «  le risque de renoncement à la souveraineté économique ». «  C’est un dossier qui nécessite l’ouverture d’un dialogue politique et social global et inclusif dans un climat démocratique pour mettre au place une politique de énergétique adaptée », renchérit le parti. Le bureau exécutif du parti qui ne présente pas de candidat à la Présidentielle reproche aux autorités « d’entraver le processus de transition démocratique porté par le Hirak » . Celles-ci sont accusées également d’avoir « failli à la promesse de concrétiser toutes les revendications populaires, à travers l’application des articles 7 et 8 de la Constitution ». «Le climat de tension, de manque de confiance, le doute,  la politique du fait accompli et l’hégémonie de l’Administration, qui caractérisent le processus électoral risquent de faire en sorte que le présidentielle du 12 décembre ne soit plus en capacité de répondre à tous les défis intérieurs et extérieurs qui attendent l’Algérie », ajoute t-il.

le MSP n’a pas manqué de dénoncer les arrestations de militants du hirak. Plaidant pour leur libération, il a exhorté toutes les forces politiques et sociales à se tenir à leurs cotés.

« Le MSP  continuera la voie de la résistance politique pacifique », conclut le communiqué. « Quelles que soient les difficultés afin de parvenir à la stabilité, et l’instauration de la démocratie », y lit on .

Amokrane H