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Désormais, la mission des services de police sera élargie. Elle constituera en la prise en charge sanitaire des citoyens «dans le cadre du travail de proximité». C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Salah Eddine Dahmoune. Le ministre s’exprimait dans une allocution, lors d’une visite lundi dernier, à l’unité du maintien de l’ordre public et l’unité d’intervention de la Protection civile, à l’occasion de la fête de l’Aïd El Adha. Le ministre a rappelé, dans ce sens, la convention signée récemment avec le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, permettant "à la police de proximité de prendre en charge le volet lié à la santé des citoyens", soulignant qu'il sera procédé "à la formation des cadres devant être en contact direct avec les citoyens dans ce volet précis".

A l’occasion, il a également annoncé la mise en place d’une structure de police environnementale rattachée à la police judiciaire «afin de lutter contre les fléaux néfastes pour l’environnement». Cette décision s’inscrit en droite ligne de l’instruction récente du ministère de l’Intérieur aux walis en vue de prendre impérativement des mesures coercitives contre les entreprises industrielles polluant les plages, les rivières et les milieux environnemental et urbain. L’instruction comporte la nécessité d’appliquer fermement les dispositions réglementaires en vigueur contre toutes les installations générant des rejets d’effluents liquides industriels polluant l’environnement. Les grands axes de cette instruction s’articulent autour de la vérification de la conformité des établissements industriels à la réglementation en vigueur, l’intensification des visites d’inspection et des constatations pratiques au niveau des entreprises industrielles concernées pour vérifier leur conformité aux règles, l’établissement d’une mise en demeure par les walis conformément aux procès-verbaux de constat avec un délai de 30 jours pour rectification de la situation et levée de réserves. La DGSN compte déjà 48 brigades Pupe (Police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement) chargées de lutter contre toutes formes de constructions illicites, d’occupation illégale du sol ou d’aménagement ou transformation d’immeuble à usage d’habitation ou commercial.

Neïla Benrahal