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La section pénale près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a décidé, mardi, le report de l’affaire des deux lionceaux volés au parc zoologique d’El-Hamma pour l’audience du 27 août prochain. La décision a été motivée par l’absence de certains témoins mais également par le départ de la juge chargée du dossier en congé à partir de la semaine prochaine. Il s’agit du 3e report. Les avocats des détenus ont déposé des demandes de mise en liberté provisoire de leurs clients en détention depuis plus de deux mois. Après délibérations, les demandes ont été rejetées. Dix-neuf accusés, parmi eux une femme, sont poursuivis dans cette affaire «inédite» dont sept ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed pour «constitution d’un groupe de malfaiteurs», «vol qualifié», «participation au vol» et «abus de fonction». Selon une source proche du dossier, l’enquête menée par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, concernait en premier lieu une plainte déposée par le juriste du parc relative à la disparition de cinq paons (mâles et femelles) pesant chacun 7 kg et un perroquet. Lors de l’enquête, deux lionceaux, Saphir et Leo, âgés de cinq mois, ont été retrouvés au niveau de la cour d’un immeuble situé dans le quartier du Ruisseau, mitoyen avec le jardin d’Essai. Les investigations ont fait ressortir que ces deux lionceaux d’origine africaine, nés au parc du Hamma, ont été volés avant que les auteurs ne décident de les cacher pas loin du parc zoologique. Selon le rapport de police, les mis en cause ont défoncé la porte de la clinique vétérinaire du jardin d’Essai pour voler les deux lionceaux. Les investigations approfondies ont permis l’arrestation de 19 suspects impliqués dans cette affaire, et ce, avec la complicité d’autres individus qui travaillent au jardin d’Essai d’El Hamma. Selon une source proche du dossier, il s’agit de T. Zineb, vétérinaire à la clinique vétérinaire du jardin d’Essai, d’animaliers, et d’agents de sécurité. Cette affaire remet en cause l’efficacité du dispositif de sécurité mis en place. En effet, des caméras de surveillance sont installées à l’enceinte du jardin d’Essai et à l’intérieur du parc. Plusieurs vols d’animaux rares sont signalés. En ce sens, rien n’a filtré sur les paons et le perroquet volés au mois de juin dernier. Par contre, l’un des deux lionceaux volé est décédé quelques semaines après sa récupération.

Neïla Benrahal