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La récupération et le traitement des déchets en Algérie constitue un cassement tête pour les pouvoirs publics qui trouvent du mal à mettre en place une stratégie nationale afin de limiter les dégâts dans les centres d’Enfouissement Techniques (CET). A la 4ème édition du salon international de la récupération et de la valorisation des déchets « Revade 2019 »  qui se tient du 7 au 10 octobre aux Palais des expositions à la Safex, les exposants affichent unanimement leur inquiétude devant l’ampleur des dégâts que causent les déchets sur l’environnement et sur la santé publique.

« Le volume des déchets augmentent de plus en plus sans pour autant qu’il y ait des solutions », souligne chef de service de communication, de l’Agence Nationale des déchets (AND), Houria Flifti. L’organisme marque sa présence dans ce salon dans l’objectif de vulgariser son programme d’action destiné à accompagner techniquement les jeunes investisseurs et les APC dans la création de CET. La responsable explique que le grand problème qui se pose aux centres d’enfouissements, est l’absence de travail en amont, c’est-à-dire, le tri des déchets. « Les CET sont en majorité saturés, surtout celui de Bejaia, car les déchets, faute d’avoir  été triés et récupérés, s’avèrent volumineux. « La méthode du tri n’est pas appliquée par la majorité des APC », explique Mme. Flifti. Une défaillance qui a non seulement un impact sur l’environnement mais aussi sur l’économie car la réalisation d’un CET coute en moyenne 20 milliards de centime avec une durée de vie très courte. « Techniquement, un CET qui a une durée d’utilisation d’environ 4 ans, voit cette temps diminuer de moitié en l’absence d’un tri en amont», souligne la responsable avant d’évoquer l’absence d’assiettes de terrain permettant la réalisation de CET. En attendant, 4080 entreprises au niveau national exercent dans la gestion des déchets, pour la revente ou le recyclage. D’ailleurs, plusieurs jeunes étudiants se sont présentés devant le stand de l’AND pour s’informer des conditions de création d’une entreprise de recyclage. Selon Houria Flifti, depuis que l’université a ouvert une spécialité dans la gestion des déchets, des étudiants ayant obtenu leurs diplômes sont intéressés par la création d’entités pour la gestion des déchets.

M. Benkeddada