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Un regroupement de  concertation entre les directions de pêche et d'aquaculture des wilayas du centre du pays (Alger, Bejaia, Tizi Ouzou, Boumerdes, Tipaza, Chlef) a été organisé, mercredi au siège de la direction de la Pêche et l'aquaculture de la wilaya d'Alger. La rencontre régionale s’est déroulée dans le cadre du programme d'appui Algérie-UE. Le directeur général de la pêche et de l'aquaculture au ministère de l'Agriculture, Taha Hammouche a expliqué que la rencontre a pour objectif  mettre en cohérence et en synergie les multiples actions de la   stratégie nationale d’économie bleue.

Notre interlocuteur a rappelé que toutes les actions sectorielles, menées jusque-là pour développer l’activité de l’économie bleue peuvent apporter une valeur ajoutée à notre économie. Il a souligné ensuite qu’en matière de produits   halieutiques, notre pays dispose d’un potentiel énorme.

« Il reste toutefois à mettre en œuvre une politique homogène et efficiente pour permettre son exploitation optimale », a-t-il soutenu en insistant sur l’importance d’un secteur qui est   source de revenus importants et créateur de millions d’emplois »,. Et d’ajouter : « Notre principal objectif est de mettre en place une véritable activité économique en relation avec la mer. Nous proposerons une politique maritime intégrée et durable destinée à garantir la meilleure utilisation possible des espaces marins dans l’intérêt du développement économique et du milieu marin ».Il a soutenu que l’activité est en plein essor avec des projets ambitieux d’un grand impact sur l’économie nationale dont certains sont déjà lancés. Selon lui, les effets sur les prix des produits de mer sont visibles sur le marché. « Une baisse sensible est constatée notamment sur celui de la daurade », a-t-il indiqué.  

Pour y arriver, le DG de la pêche a fait savoir que plusieurs secteurs travaillent dans ce sens. Selon lui, «  la plupart des actions ont été déjà dégagées et il suffit juste de les mettre en cohérence et œuvrer au renforcement de la coordination entre différents secteurs, notamment traditionnels de l’économie maritime ( pêche, aquaculture, tourisme, transport maritime, ,exploration et exploitation d’hydrocarbures). Il a mis également en avant le grand rôle de la recherche scientifique et la nécessité d’adoption des nouvelles techniques innovantes dans l’exploration et l’identification de la ressource.

Par ailleurs, Hamouche a annoncé, la tenue en novembre prochain, du salon international de la pêche et l’aquaculture sous le thème «  la pêche et l’aquaculture : moteur de l’économie bleue ». Il a annoncé que 8 pays étrangers et une trentaine d’exposants nationaux ont déjà confirmé leur participation.

Pour ce qui est de la pêche de thon rouge, Hammouche a fait savoir que le quota de l’Algérie atteindra 1 655 tonnes, d’ici 2020 contre 460 tonnes en 2016. Le responsable prévoit une augmentation du quota qui devrait dépasser 2 000 tonnes en 2021 et 2 500 tonnes d’ici 2025. Il a indiqué que l’opération de la pêche de thon rouge s’est déroulée, cette année, dans des bonnes conditions. « Nous avons péché tout le quota qui s’élevait à 1437 tonnes », a-t-il conclu.

Amokrane H