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La Commission nationale des œuvres sociales des travailleurs de l’Education nationale présentera, jeudi prochain (19 septembre) son bilan moral et financier de l’année 2018 devant les syndicats du secteur lors d'une réunion à huis clos organisée au lycée mathématique d'Alger. Il en sera question de procéder à la présentation du bilan général de l'ensemble des activités réalisées au cours de cette période au profit du personnel du secteur, ainsi que les travaux réalisé durant le premier semestre 2019.

La gestion des œuvres sociale a toujours été une source de désaccord entre les partenaires sociaux. Des syndicats revendiquent une gestion centralisée à l’instar du Syndicat autonomes des travailleurs de l’éducation et de la formation, le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie et le Syndicat national autonomes des professeurs de l’enseignement secondaire et technique. D’autres à l’image du l’Union national du personnel de l’éducation et de la formation et le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'Education défendent une gestion centralisée à travers l’installation d’une commission nationale. Ces derniers justifient leur position par le seul et unique souci de préserver le principe de solidarité entre les travailleurs. Il n’en est pas question pour le Satef, Snapest et le Cela. Ces derniers estiment que la gestion par la commission nationale ouvre la voie à la dilapidation. Ils accusent les membres de la commission nationale de « gestion catastrophique ».

L’année dernière après l’expiration du mandat de ladite commission (mai 2018),  les syndicats ont revenu à la charge. Chacun campaient sur sa position. Il a fallu l’intervention du ministère de l’éducation, qui jusque-là préférait rester neutre. Celui-ci a décidé de prolonger le mandat de la commission en place pour une autre année supplémentaire. Cette décision a été favorablement accueillie par l’Union nationale du personnel de l’Education et de la Formation (UNPEF), ainsi que par le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire (Cnapest), mais rejetée par les autres syndicats. « La ministre avait décidé, lors de la réunion de lundi 15 octobre 2018, de proroger le mandat de la commission gérant actuellement les finances des œuvres sociales. Nous avons approuvé la démarche, afin d’éviter tout déséquilibre au sein du secteur pour la rentrée scolaire 2018-2019 » a affirmé le chargé de communication du Cnapest, Messaoud Boudiba. Il a soutenu que la CNAPESTE n’a jamais été contre l’idée d’organiser un deuxième referendum après celui de 2011 pour définir la manière de gérer les finances des œuvres sociales.

Boualem Amoura confirme : « l’année dernières, tous les syndicats étaient d’accord pour un referendum avant la ministre n’en décide autrement », a-t-il regretté. Il convient de rappeler que la ministre de l’époque, Nouria Benghabrit a soutenu que la décision de prolongation a été le choix de la majorité des travailleurs et celui des syndicats les plus représentatifs. Enfin, le mandat de la commission a été expiré en mai dernier. Que fera-t-on ?

Amokrane H