Bac professionnel: Enfin la relance
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Dimanche 26 Janvier 2020
Journal Electronique

Le gouvernement se penche sur l’enseignement professionnel. Une commission interministérielle est chargée de réorganiser l’enseignement et de préparer le terrain au lancement du baccalauréat professionnel comme diplôme sanctionnant le cursus d’études. L’idée en elle-même n’est pas nouvelle et ne date pas d’aujourd’hui. La création d’un bac pro fut annoncée en fanfare durant les années 2000. Une commission ministérielle prit même des mesures nécessaires pour accélérer sa mise en œuvre. Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels (Mfep) a élaboré deux importants projets de décrets exécutifs portant création de deux diplômes. Il s’agit du diplôme probatoire d’enseignement professionnel et du bac pro. En juin 2001, ces derniers ont été transmis pour examen au secrétariat général du gouvernement. Deux ans après, le 26 août 2003, le chef du gouvernement a signé les deux projets. Comme toute nouvelle annonce, le bac professionnel divise. Responsables, enseignants et politiques sont partagés. Les défenseurs du projet annoncent une révolution dans le système éducatif. D’autres avertissent et estiment qu’il s’agit d’une aventure vers l’inconnu. Ils mettent en avant le manque d’expérience de l’Algérie dans ce domaine. Entretemps, l’idée a fait son chemin. Dans ses cahiers, le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc) d’Oran a rappelé qu’en décembre 2002 le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels a lancé, à titre expérimental, huit sections d’enseignement professionnel de 35 élèves chacune, soit un total de 280 élèves. Les sections ont été ouvertes au niveau de 6 établissements pilotes (INSFP) répartis sur Alger, Annaba et Oran. Selon le centre, les résultats de l’expérimentation ont été positifs. Sur 280 admis, 126 (49,41%) avaient obtenu une moyenne générale égale ou supérieure à 10/20. 97 (34,64%) avaient obtenu une moyenne comprise entre 8 et 10. 57 élèves (6,27%) avaient obtenu une moyenne inférieure à 8%.

Il ressort de cette évaluation que les élèves issus de la 9e AF (75,71%) et ceux issus du CAP (24,29%) réussissaient de la même façon. Ces résultats encourageants ont permis l’ouverture, à la rentrée 2003-2004, de 16 sections supplémentaires au niveau de 13 établissements répartis sur 9 wilayas : trois à l’Est, trois à l’Ouest et une au Sud. Néanmoins, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Les deux textes, «ont été retirés en octobre 2003». La commission interministérielle composée de représentants des ministères de la formation et de l’enseignement professionnels, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique voulait enrichir les textes. «Depuis, il ne fut plus question de bac pro mais de Diplôme d’enseignement professionnel (DEP1 et DEP2)», lit-on dans le document du Crasc.  

La relance du projet est accueillie favorablement par des syndicats, enseignants et parents d’élèves. Le secrétaire général du syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) estime que le bac professionnel sera une seconde chance pour des milliers de jeunes qui vont acquérir des compétences professionnelles et humaines les préparant à des études supérieures et à une insertion sociale réussie. En outre, «la création du baccalauréat professionnel permettra de réduire la pression que connaît l’enseignement secondaire général et technique», affirme Boualem Amoura. Selon lui, il est nécessaire de définir les mécanismes d’orientation des élèves, d’identifier les modalités et spécialités d’enseignement, a soutenant que les filières sont à priori connues. Il cite, entre autres, l’électronique, électrotechnique, la fabrication mécanique, le bâtiment et travaux publics et techniques comptables. Le syndicaliste a affirmé que l’épineux problème d’encadrement pédagogique ne se posera pas. «Nous disposons d’enseignants capables d’assurer normalement ce type d’enseignement», relève-t-il, faisant allusion aux professeurs de l’enseignement technique. Ces derniers ont été répartis au niveau des «établissements scolaires» après la décision de démantèlement de l’enseignement technique décidée durant les années 2000 (la nouvelle réforme pour l’enseignement du secondaire). Toutefois, Amoura demande de définir les conditions permettant à ces bacheliers d’accéder aux établissements de formation supérieure et de leur permettre de suivre un enseignement professionnel supérieur. « L’enseignement professionnel ne doit pas être considéré comme étant le réceptacle des exclus du système éducatif ou une voie de garage », insiste-t-il.

                                      Passerelle entre l’université et le monde du travail

Pour cela, «il faut mettre en œuvre les mécanismes qui permettront aux détenteurs de ce type de diplôme de poursuivre leurs études supérieures pour l’obtention d’un diplôme sanctionnant le cursus de l’enseignement professionnel», suggère-t-il. Il a aussi recommandé l’émergence de passerelles entre l’université et le monde du travail pour permettre une insertion rapide et efficace. « Par le passé, le point faible est l’absence d’accès à des filières adaptées dans l’enseignement supérieur en tant que prolongements de l’enseignement professionnel », juge-t-il. Qu’en est-il du matériel pédagogique ? Là encore, le problème ne se posera pas avec acuité. «Il suffit juste de récupérer celui qui a été destiné par le passé à l’enseignement technique. Ce sont des lots très sophistiqués», a-t-il indiqué. Sont-ils adaptés aux besoins de l’enseignement professionnel ? «L’enseignement technique a été conçu tel un enseignement semi-professionnel», répond-il Le SG du Satef soutient, néanmoins, qu’un grand travail de sensibilisation doit se faire auprès des parents. Il a regretté que l’enseignement professionnel soit mal vu par l’ensemble des parents qui préfèrent orienter leurs enfants vers l’enseignement général.

Et pourtant, «le pays dispose de grands instituts et centres de formation de qualité pour assurer un meilleur apprentissage et accueillir dans des conditions favorables les titulaires du bac professionnel », signale Belaïd Allal, enseignant de l’enseignement technique. Pour lui, tous les mécanismes existent pour relancer le bac pro. Reste la problématique du « déficit en matière d’enseignants ». « Le départ massif à la retraite et la suppression de l’enseignement technique durant les années 2000 ont provoqué une véritable saignée dans le secteur », rappelle-t-il. Il a surtout regretté la position de certains responsables de l’éducation par rapport à l’enseignement technique. «Ils ne cessaient d’affirmer que l’enseignement technique coûte cher et qu’il n’est pas rentable», s’étonne-t-il. Pourtant, la mise en place de ce type d’enseignement visait, selon lui, deux objectifs. « Il s’agit de répondre à la demande des différents secteurs économiques et de valoriser la voie professionnelle dont l’image a été longtemps associée à l’échec scolaire», ajoute-t-il, affirmant que la commission Benzaghou n’a jamais recommandé le démantèlement de l’enseignement technique. « Au contraire, elle a proposé trois orientations après l’enseignement obligatoire : l’enseignement secondaire et technologique, l’enseignement technique et professionnel sanctionné par un baccalauréat professionnel et, enfin, la formation professionnelle», souligne-t-il.

                                                     Un problème d’image

Mais au delà de toutes ces péripéties, l’enseignant déplore le fait que l’enseignement professionnel souffre d’un problème d’image. «Trop souvent, on croit, à tort, que celui-ci s’adresse uniquement aux décrocheurs ou aux jeunes ayant des difficultés à l’école», observe-t-il. « L’enseignement professionnel est quelque chose d’important, puisqu’il propose des offres de formation variées en relation directe avec le marché du travail », observe, de son côté, le président de l’association des parents d’élèves, Khaled Ahmed. D’ailleurs, il dit ne pas comprendre le pourquoi du gel de ce projet pendant des années. Pour lui, la relance du projet constitue un choix judicieux. «Il aura surtout pour effet de valoriser davantage l’enseignement professionnel en lui donnant plus de crédit auprès des élèves et parents jusque-là réticents pour ce type de formation», estime-t-il. Car, les statistiques plaident en faveur de la formation professionnelle. Selon les chiffres publiés par l’agence nationale de l’Emploi (Anem) en novembre 2017, 83% des demandeurs d’emploi diplômés des Instituts de la formation professionnelle ont été embauchés en moins de six mois et plus de 60% des porteurs de projets au niveau de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) sont des diplômés de la formation professionnelle.

                                   Au même niveau que le baccalauréat général

Dans une déclaration à l’APS, en marge de la cérémonie de l’installation récente de la commission interministérielle, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Dada Moussa Belkhir, a assuré que le bac professionnel aura le même niveau que le baccalauréat général. Il concernera les élèves admis (4e année moyenne ou 1re année secondaire). Il ajoutera que le baccalauréat professionnel offrira la possibilité aux lauréats de poursuivre leur cursus dans l’enseignement supérieur dans le cadre du système LMD. De son côté, le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed a estimé que les diplômés de la formation professionnelle constitueront un véritable réservoir de titulaires de licence professionnelle en système LMD (licence-master-doctorat) pour combler leur nombre décroissant quant aux besoins de l’économie en matière de main-d’œuvre qualifiée. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, a estimé que la concrétisation de cette démarche dépendait de l’amendement de tous les textes régissant le système éducatif, qui est invité à s’adapter aux nouveautés introduites. Il a souligné que la valorisation du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels ne doit pas se limiter uniquement à l’accès à la formation professionnelle supérieure, mais également à l’impérative reconsidération de tout ce qui est professionnel, avec valorisation matérielle, morale et sociale de toutes les professions qui en découlent. Le faible engouement pour les instituts de la formation et de l’enseignement professionnels s’explique par l’absence d’accès à des filières adaptées dans l’enseignement supérieur, en tant que prolongements de l’enseignement professionnel, d’où la réflexion engagée pour le lancement d’un baccalauréat professionnel pour l’obtention d’un diplôme sanctionnant le cursus de l’enseignement professionnel. Il est certain que la mise en place de l’enseignement professionnel avec l’instauration du bac pro permettra aux apprentis une insertion rapide dans la vie active et un accès aux formations supérieures. Un deux-en-un parfait.

Amokrane Hamiche

 

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Ministère des Finances
Le ministre des Finances, Abderahmane Raouya, présidera, le 26 janvier à 8h30, la cérémonie de commémoration de la Journée internationale de la douane, organisée par la Direction générale des Douanes à la salle des conférences de la wilaya de Tipasa .

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La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et  26 janvier à l’Université Djilali-Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

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Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, accompagné du ministre délégué au Commerce extérieur, Aïssa Bekkaï, présidera, le  25 janvier  à 9h au siège de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur, la rencontre nationale avec les cadres du secteur.

 

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La ministre de la Culture, Malika Bendouda, présidera, le 25 janvier à 15h30 au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (Alger), la cérémonie en l’honneur du groupe artistique de la pièce théâtral GPS.

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La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et 26 janvier à l’Université Djilali- Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

 

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Le Musée national du moudjahid organisera, le 27 janvier à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 435e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Wilaya d’Alger
Le wali d’Alger présidera, le 25 janvier   à 13h30 à la salle de conférences de la wilaya, en compagnie des ministres du Commerce et de la Micro-Entreprise, des Start-Up et de l’Economie de la connaissance, et des ministres délégués chargés des Incubateurs et des Start-Up, une conférence de presse autour de la campagne de sensibilisation sur la numérisation, la passation de marchés et le paiement électronique.

Salon national du recrutement
Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra du 28 au 30 janvier à la Safex (Alger).


éditionS Chihab
Les Editions Chihab organisent, le 25 janvier  à 14h à la librairie Chihab (Bab El Oued, Alger), une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage «Mémoire d’un combattant de la base de l’Est».

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

 

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

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L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

 

Éditions Chihab
Les éditions Chihab organiseront, le 25 janvier à 14h, à la librairie Chihab, à Alger, une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage Mémoire d’un combattant de la base de l’Est.

 

Ligue algérienne de la pensée et la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, Alger.

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L’Union générale des commerçants et artisans algériens organisera, le 26 janvier à 10h en son siège à Alger, une conférence de presse sur les accidents de la circulation.

 

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