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Le président de la Ligue algérienne de prise en charge de l'épilepsie, Pr Hamid Leklou, a plaidé, jeudi à Alger, pour l’établissement d'un Registre national des malades atteints de cette pathologie afin d'en déterminer l'incidence au niveau national.

"Il n'y a pas mieux qu'un Registre national d'épilepsie lorsqu'on veut mener une étude épidémiologique sur la maladie. C'est la meilleure façon de détecter tous les cas et d’avoir des chiffres probants sur son incidence au niveau national", a-t-il déclaré à l'APS en marge du 1er Congrès national d'épilepsie.

En attendant l'établissement du registre en question, le président de la Ligue préconise que cette dernière mène, dans un premier temps, une "enquête épidémiologique sur la base des chiffres existants et en s'appuyant sur diverses méthodes statistiques et techniques pratiquées en associant des épidémiologistes. Il a expliqué que l'enjeu "est de se rapprocher le plus de la réalité", exprimant son souhait que "d'ici quelques années, les données seront plus précises et complètes, une fois le registre national établi".

Dans la perspective de cette étude épidémiologique que s’apprête à piloter la Ligue, son premier responsable a fait part de la "nécessaire implication" d'un maximum de services neurologiques hospitaliers au niveau national, à l'instar de ceux de Blida et de Tlemcen ayant déjà réalisé des études partielles sur la maladie.

Abordant l'objet du congrès national sur la maladie qui s'étale sur deux jours, le Pr Leklou a expliqué que cette rencontre se penchera sur deux volets, les épilepsies partielles pharmaco-résistantes ainsi que les pathologies associées à l’épilepsie, précisant que pour le premier, il s'agit de discuter de l'option chirurgicale pour traiter la maladie lorsqu'elle ne peut être soignée avec des médicaments. A ce propos, il a indiqué que la chirurgie n'est pratiquée, depuis une dizaine d’années, qu’au niveau du service de Neurochirurgie du CHU Lamine Debaghine de Bab-El-Oued (Alger), assurant de la "disponibilité" de ce service à parrainer les autres équipes spécialisées exerçant à l'échelle nationale afin de les faire profiter de son expérience en la matière.

S'agissant des médicaments destinés aux malades atteints d’épilepsie, le spécialiste affirme "la disponibilité" de la majorité des molécules en Algérie s'agissant du traitement ordinaire, déplorant, par ailleurs, le fait que cela ne soit pas le cas pour les cas d'urgence.