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Un registre national des enfants souffrant de malformations cardiaques a été établi cette année. Cet   outil permettra de mieux suivre le   patient et l’évolution de sa pathologie. Intervenant, en marge de l’ouverture, Samedi,de la 3 è journée scientifique médico-chirurgicale infantile de Bou Ismail, le Secrétaire général du ministère du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, a affirmé que « le registre est important».

Pour Merzak Ghernaout , représentant du ministre, « depuis l’an 2000, plus de 200 000 malades ont été pris en charge ».A l’ouverture des travaux de la journée organisée par la Caisse nationale des assurés sociaux (CNAS) au centre familial de Ben Aknoun, Ghernaout a souligné que la rencontre vise « le renforcement de la coopération avec l’ensemble des parties prenantes afin d’améliorer la prise en charge sanitaire des citoyens ».  Selon lui, « la CNAS a signé des conventions avec des établissements privés » dira-t-il.

Le SG du ministère ne manquera pas de relever les défis auxquels est confronté la CNAS pour « assurer son équilibre financier ». Ghernaout a ensuite mis en exergue les propositions du ministère qui consiste à« mettre en place une politique de sensibilisation avec les malades et une stratégie de communication participative  », a-t-il expliqué.

Le Directeur général de la CNAS a insisté sur l’impératif de former la ressource humaine pour mieux prendre en charge la malformation cardiaque infantile et renforcer les services dans des établissements publics. Pour cela, « une équipe médicale se déplacera, fin octobre dans un établissement d’un pays étranger avec lequel nous avons signé des conventions », a annoncé Abderrahim Lahfaya. Selon lui, « la journée  s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique de la CNAS qui veut mieux faire connaitre les activités   de la clinique de Bou Ismail ».

La formation est pour le Président de la Commission médicale de la CNAS « une condition d’un meilleur diagnostic de la pathologie cardiaque congénitale chez l’enfant ». Selon le Pr. Rachid Bougherbal « les rendez-vous pour le transfert des malades à l’étranger tardent et peuvent atteindre jusqu’ à 4 mois ». Une période longue pour un bébé dont le poids est faible peut causer le décès. D’après ce responsable, « en Europe, les médecins ont fait des avancées énormes en matière de diagnostic des pathologies congénitales grâce à l’échographie ». « Chez nous, l’absence de formation freine cette possibilité», a-t-il déploré.

Bougherbal a par ailleurs annoncé l’enregistrement « au premier semestre 2019, de 138 demandes de transfert pour des soins à l’étranger ». Une partie a été orientée vers des cliniques privées dans le cadre des conventions conclues entre la CNAS et des structures privées de soins qui disposent de capacités techniques nécessaires pour la prise en charge, notamment de malades porteurs de pathologies cardiaques » , a-t-il expliqué .Toutefois, il a déploré les entraves à l’importation par des privés de consommables nécessaires à la prise en charge des enfants malades. « il y a un mois une réunion a été « organisée avec la pharmacie centrale pour régler ce problème », a-t-il précisé. La journée médico-chirurgicale sous le thème « le bien-être de nos enfants au cœur de nos préoccupations » a vu la présentation de communications sur différents volets liés à la prise en charge des  malades, notamment ceux atteints d’hypertension pulmonaire infantile.

 

La clinique de Bou-Ismail est la seule structure publique spécialisée en chirurgie cardiaque infantile depuis  plus de 30 ans. Elle reçoit tous les malades atteints de cardiopathies congénitales de toutes les régions. Les participants ont plaidé  pour la  modernisation de la gestion de l’établissement, la formation de son personnel et le transfert des technologies. « La réduction du transfert des malades pour soins à l’étranger est à ce prix.

Souhila. H