Erreurs médicales: Les structures privées pointés de doigt
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Vendredi 03 Juillet 2020
Journal Electronique

« Le nombre d’erreurs médicales est nette augmentation » a estimé Pr Rachid Belhadj, le chef du service de médecine légale du CHU Mustapha Pacha. Selon lui, le phénomène a pris une grande ampleur avec l’avènement des nouvelles cliniques et hôpitaux privées. En cas d’erreur, explique-t-il,les victimes ou leurs proches ont le droit de saisir la justice.  Le nombre d’affaires qui circule dans des tribunaux est supérieur à celui des conseils ordinaux.

Les patients qui choisissent les structures privées exigent une obligation de résultats.  A partir de là, certaines structures privées  recourent à des pratiques parfois illégales causant parfois des erreurs irréparables. « Malheureusement le Conseil de l’ordre des médecins ne joue pas son rôle et les chiffres qu’il avance sont loin avec qui se passe sur le terrain », a-t-il déplore en affirmant que beaucoup de victime qui ne sollicitent pas le Conseil préfèrent saisir la justice.

Néanmoins, le professeur parle d’un phénomène qui n’est pas propre à l’Algérie. «  Ce qui nous chagrine en tant que professionnels de la santé c’est l’existence en parallèle d’une médecine alternative à l’image du charlatanisme » regrette le médecin. Et de poursuivre : « Personne ne peut nier que la médecine en Algérie a atteint un certain bon niveau, en témoignent le nombre de médecins et d’infrastructures. Donc il est inadmissible d’assister à ce genre de pratiques sans que personne ne réagisse ».  « L’émergence de cette médecine, analyse-t-il, est le résultat d’un malaise social. Il est honteux de voir un médecin pratiquer la Hijama ou la Roqia dans son cabinet sans que personne ne l’arrête » considère Rachid Belhadj.

En matière d’erreurs médicales «  il y a ce qu’on appelle les incidents médicaux  grave lorsqu’il y a décès ou infirmité ». Dans ce cas, pense-t-il, les patients ont le droit de déposer plainte  indemnisation. « Mais au lieu de solliciter les structures civiles (tribunaux civils) ils préfèrent directement le pénal » souligne-t-il. L’autre grief : les cliniques et les cabinets privés n’ont pas la culture de l’assurance sociale. Les médecins qui y exercent  travaillent en parallèle dans le secteur public. En cas d’incident et dépôt de plainte, les médecins en question  se retrouvent sans couverture sociale d’autant plus que la clinique refuse de les couvrir. Ce qui pousse, selon lui, les victimes à saisir la justice. Sur le rôle du Conseil de l’ordre des médecins, le Dr Debiane, enseignant à la Faculté de médecine de Tizi Ouzou, n’en pense pas moins. Selon lui, l’Ordre des médecins se contente de ramasser les cotisations. Dr Debiane déploré l’absence des magistrats spécialisés.

 

Interrogé sur le rôle du ministère de la Santé, Pr Belhadj a fait savoir que toutes les affaires sont au niveau de la direction des affaires juridiques qui possède les vraies statistiques.  En cas de plainte, le ministre de la Santé ouvre une enquête pour savoir est ce que  l’erreur est due au manque de moyens ( humains et matériels) ou à la désorganisation du service. Il constate que les structures publiques sont mieux organisées que les structures privées.

 

 

Selon lui, le problème risque de prendre des proportions alarmantes avec l’avec l’avènement de la chirurgie esthétique. Contrairement à d’autres domaines, dans la chirurgie esthétique il y a obligation de résultats. « Si l’Etat n’intervient pas pour organiser cette profession avec la création d’organisme de contrôle on assistera à des crimes est bien évidemment, c’est le citoyen qui payera les conséquences», a-t-il expliqué en plaidant pour la mise en place de mesures et de mécanismes de contrôle « Récemment on a fait autopsie d’une dame qui a été opérée pour une liposuccion de l’estomac qui a mal tourné, le pseudo chirurgien qui l’a opéré n’avait aucune expérience » s’est-il indigné.

Pour sa part, Dr Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil de l’ordre des médecins, les résultats d’une étude menée par le ministère de tutelle, indiquent que les erreurs touchent en premier les services de gynécologie, suivis par l’ophtalmologie, la chirurgie générale et la chirurgie orthopédique.

Samira Belabed

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    • La Chine reprogramme le lancement d'un satellite Beidou

       La Chine a reprogrammé le lancement du dernier satellite du système de navigation par satellite BeiDou (BDS) pour mardi. Les problèmes techniques, liés à la mission de lancement, ont maintenant été résolus, selon le Bureau chinois de navigation par satellite.
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L'agenda

Ministère de la Santé 
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière effectue, le 02  juillet , une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Sétif. Il sera accompagné d’une délégation ministérielle de haut niveau.

Exposition  virtuelle
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès
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Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Culture
La direction de la culture de la  wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh — fcnafa — et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight, le dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prolongé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang

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