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Les ministères de la santé, de la population et de la réforme hospitalière et du travail vont développer un plan d'action, pour réduire de manière significative le nombre de transferts pour soins à l'étranger, et par conséquent réduire l'incidence financière. Intervenant, Jeudi 30 mai, à la journée d'étude, organisée au ministère de la Santé, Tidjani Hassan Haddam, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale a déclaré qu'une grande amélioration a été effectuée en Algérie, dans la prise en charge de la plupart des pathologies.

Actuellement, précise -t-il, "le transfert à l'étranger concerne quatre pathologies uniquement, à savoir, la malformation artério-veineuse, la cardiopathie congénitales complexes, greffes de foi pour les enfants, cardiopathies adultes complexes". Cependant une nouvelle dynamique est injectée, afin de limiter, voire, en finir avec les transferts à l'étranger. Outre le développement des structures sanitaires, la stratégie s'appuie beaucoup plus sur le transfert du savoir et les formations assurées localement. Plus explicite, il déclare que "plusieurs conventions ont été signées entre la CNAS et cliniques étrangers, pour assurer une formation adéquate et transfert de savoir pour les équipes de chirurgie nationales". En ce qui concerne les conventions signées, Il cite, notamment, celle signée entre le CHU Mohamed Dabaghine de Bab-el-Oued et la fondation ophtalmologique Adolphe de Rotshchild (France), celle conclue entre clinique spécialisée en chirurgie infantile de Bousmail, affiliée à la CNAS et l'institut mutualiste Mantsouri de Paris. La courbe représentative des transferts pour soins à l’étranger épouse, en effet, une importante tendance baissière. Une réduction de 95% a été enregistré, durant les 15 dernières années, rappelle Haddam . Une défi relevé, grâce aux investissement de la famille de la santé , a estimé, le ministre de la santé, Mohamed Miraoui, qui a insisté sur le fait que "les transferts pour soins à l'étranger a été adoptée comme mesure transitoire et temporaire".Selon le Pr Bougharbel, président de la Commission nationale médicale, ce taux de réduction est considéré comme une vraie réussite. Le tableau évolutif des transferts, montre que les opérations ont baissé graduellement, depuis en 2006. En 2008, le nombre de malades ayant bénéficié de soins dans les établissements sanitaires étrangers étaient de 790. Un chiffre revu à la baisse, en 2009, pour atteindre les 390. Il passe à 290 en 2010. en 2018, le nombre est de 188, dont 62 concernent des cas de cardio-pédiatrie.

Samira Azzegag