Imprimer

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a annoncé mercredi la création d’un groupe de haut niveau sur les personnes déplacées internes, chargé de trouver des solutions à ces situations et d’en atténuer les conséquences pour des millions de personnes affectées à travers le monde.

Cette annonce coïncide avec le dixième anniversaire de l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique, aussi connue sous le nom de convention de Kampala. Ce traité fondamental est le premier et le seul instrument juridiquement contraignant de protection et d’assistance aux personnes déplacées dans leur propre pays.Le groupe de haut niveau annoncé par M. Guterres s’emploiera ainsi à renforcer l’attention au niveau mondial sur le sort des personnes déplacées et à renforcer le soutien qui leur est apporté, tout en élaborant des recommandations concrètes à l’intention des Etats membres, du système des Nations-Unies et des autres parties prenantes concernées en vue d’améliorer l’approche et la réponse apportées à la question, en accordant une attention particulière aux solutions durables.Le chef de l’ONU a fait savoir qu’il annoncerait "sous peu" la composition du groupe de haut niveau, disant s’attendre à ce qu’il entame ses délibérations début 2020 afin de soumette ses recommandations dans un délai d’un an à compter de sa première réunion.Dans ce sens, le Secrétaire général a déploré le fait qu’à travers le monde, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays a continué d’augmenter ces dernières années, avec plus de 41 millions de personnes fin 2018 en raison des conflits armés et des violences.

Des millions d’autres sont déplacées chaque année à l’intérieur de leur propre pays à cause de catastrophes naturelles, a regretté M. Guterres, notant que ces déplacés internes sont parmi les plus vulnérables et font face à divers risques pour leur vie, leur santé et leur bien-être.Et de plus en plus de personnes sont déplacées pour de plus longues périodes, fragilisant ainsi les efforts des pays touchés pour réaliser les objectifs de développement durable, a-t-il noté.

APS