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La Russie a accusé vendredi l'ONU de lui fournir de "fausses données" sur des écoles et des hôpitaux qui auraient été bombardés dans la province syrienne d'Idleb par le gouvernement syrien et la Russie. Quelque trois millions de personnes vivent dans cette région du nord-ouest de la Syrie, dernier bastion aux mains des terroristes qui échappe encore au contrôle du gouvernement.

Le responsable humanitaire de l'ONU pour la Syrie, Panos Moumtzis, a affirmé jeudi à Genève qu'au cours des 100 derniers jours, son bureau avait confirmé des raids sur "39 établissements de santé, 50 écoles, points d'eau, marchés, boulangeries (et) plusieurs banlieues civiles". Mais l'ambassadeur russe auprès des Nations unies à Genève, Guennadi Gatilov, ancien vice-ministre des Affaires étrangères, a reproché à l'ONU de se baser sur de "fausses données" pour identifier les sites civils à Idleb. Il a affirmé que Moscou a demandé à ses militaires de vérifier chaque accusation de frappe contre des cibles civiles, mais qu'ils ont découvert que les indications fournies par "les agences humanitaires de l'ONU étaient fausses".

"Elles disent que tel jour, une école ou un hôpital a été détruit dans telle région. Elles donnent des coordonnées. Notre personnel vérifie et constate qu'il n'y a pas d'hôpital à cet endroit, ni d'école, et que le jour indiqué par les agences humanitaires de l'ONU, l'aviation russe n'a pas mené de raid", a déclaré M. Gatilov.

Il a enjoint les agences de l'ONU de "vérifier l'information qu'elles reçoivent des ONG". "Elles ne le font pas et je ne sais pas pourquoi", a-t-il ajouté.