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« Lors des dernières intempéries, l’Office National de la Météorologie (ONM) a prévenu ,48h avant l’émission des BMS, sur sa carte vigilance les régions qui seront affectées par la pluviométrie », a déclaré le directeurgénéral de l'ONM,dimanche  à Alger, à l’occasion de la célébration de la Journée arabe de la Météorologie placée sous le thème « Météorologie, Protection des personnes et des bien ».

Ce thème revêt, selon Brahim Ihadadene, « une importance capitale puisqu’il intervient dans une période sensible marquée par des changements climatiques profonds dont les conséquences sont parfois catastrophiques sur le plan humain et matériel ». Ainsi, pour minimiser ces risques, Météo Algérie joue un rôle de sensibilisation important à travers l’actualisation de la Carte de Vigilance et l’émission des BMS à temps réel. Il s’agit, explique t-il, « d’un nouveau système d’alerte précoce sur les dangers météorologiques et leur évolution, lancée officiellement, le 23 mars 2017 », ajoutant que « la carte de vigilance établie par Météo Algérie ce n’est pas seulement une carte avec quatre couleurs. Il s’agit d’un bulletin de suivi actualisé aussi souvent que nécessaire en cas de vigilance orange ou rouge ». Ce dispositif informe sur l’évolution du phénomène, sa trajectoire, son intensité, sa durée et ses conséquences possibles et donnent en même temps les conseils de comportements appropriées. « Le citoyen doit, cependant, faire effort en intégrant l’information météorologique dans son quotidien », a plaidé Brahim Ihadadene. Pour lui, «  Météo Algerie tente tant bien que mal de mobiliser ses moyens techniques et son savoir- faire afin d’alerter les citoyens et les pouvoirs publics lorsqu’une situation météorologique pourrait constituer une menace directe ou indirecte pour l’intégrité des personnes ». « La carte vigilance développée par Météo Algérie demeure, malheureusement peu vulgarisée au sein de tous les acteurs institutionnels concernés par ce phénomène », déplore t-il, soulignant que « les prévisions météorologiques ne sont pas une science exacte mais restent un indicateur phare dans le système d’alerte et de prévention qu’il faut inévitablement prendre en considération ». Météo Algérie, renchérit-il, a « multiplié ses efforts afin de contribuer plus efficacement à sa sécurité à travers son site web et ses réseaux sociaux ainsi qu’une application mobile accessible sur les téléphones Android, informant le citoyen sur les prévisions et le niveau de vigilance météorologiques allant jusqu’à l’échelle de sa commune ». A une question sur le décalage entre les prévisions météorologiques annoncées par l’ONM et les températures enregistrées, Ihadadene dira que : « l’ONM est certifié ISO 9001 version 2015, ce qui suppose que notre produit est conforme aux normes. Et nos informations sont transmises à la banque mondiale d’information de météorologie ». « Nous avons, d’ailleurs, 54 stations qui envoie des bulletins météo chaque heure à l’Organisation internationale de météorologie ». «  Notre mission se limite à envoyer des bulletins de météo dont les premiers destinataires c’est la protection civile, le ministère de l’intérieur, d’hydraulique, ainsi que la gendarmerie », précise le Dg de l’ONM. Les extrêmes climatiques et leurs évolutions dans le contexte du changement climatique ont, par ailleurs, été au cœur des interventions des prévisionnistes et climatologue présents à cette célébration qui intervient en application des résolutions de la troisième réunion du bureau exécutif du Conseil des Ministres Arabes chargés de la météorologie et du climat. Selon Ihadaden, « la chaleur du mois de juillet 2019 a été des niveaux records jamais égalés, soit 3,3°c de plus que la température habituelle ». La température maximale record a été enregistré dans la wilaya d’Adrar avec 50° c suivi d’Arzieu ( 44,5°c) et de Beni saf (40,9°c). Et selon les prévisions saisonnières, l’Algérie connaitra un hiver très pluvieux dépassant la moyenne mensuelle habituellement enregistrée en mois d’octobre notamment sur l’est du pays. 

Assia Boucetta