Zone de libre-échange continentale africaine : Comment en tirer bénéfice
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Vendredi 25 Septembre 2020
Journal Electronique

Après la ratification de l’accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), il n’est pas question, pour l’Algérie, de faire un saut dans l’inconnu. Comment les entreprises algériennes peuvent-elles en tirer profit ? Quelles sont les conditions de réussite ? Eléments de réponse. Pour le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Nasri, le marché africain est une excellente opportunité, notamment pour les produits manufacturés locaux. Il s’est dit convaincu que «tous nos produits peuvent trouver facilement une place sur le marché africain», notamment les produits pharmaceutiques, agricoles, agroalimentaire, les biens et services. «Nous avons d’énormes possibilités d’exportation en la matière», a-t-il soutenu, estimant que l’avantage est aussi «l’existence d’une route transsaharienne qui va pratiquement jusqu’à la frontière avec le Mali et le Niger». «Les pays subsahariens peuvent être, selon lui, approvisionnés au moindre coût, particulièrement le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad, le nord du Nigeria et l’est du Sénégal.» «Nous avons la compétitivité logistique pour être présents», a-t-il indiqué.

Il faut, toutefois, tenir compte d’une chose : la présence des banques algériennes en Afrique. Il a rappelé que «l’Anexal avait fait une demande dans ce sens il y a cinq ans». «Nous avons toujours soutenu que la présence des banques algériennes dédiées à l’export est la condition sine qua non pour développer le business», a-t-il expliqué. Nasri a, également, mis l’accent sur la mise en place d’une zone franche ou sous douane à In Guezzam, à quelques kilomètres des frontières du Niger. «Cela nous permettra, explique-t-il, de connaître le modèle d’achat africain». En outre, il estime nécessaire de laisser les entreprises nationales ayant des marchés à l’export d’investir en Afrique. Notre interlocuteur est catégorique : «Si nous ne comprenons pas cette approche, nous n’irons pas loin. Nous nous serons même trompés de cible.» Et de regretter qu’actuellement la réglementation ne le permet pas, d’où «la nécessité de procéder à sa révision pour la mettre au diapason des ambitions du gouvernement». Et d’indiquer que la Chine consacre près de 60 milliards de dollars d’investissement en Afrique. «Nos échanges économiques actuels sont insignifiants. En 2019, nous avons exporté vers l’Afrique, pays de la région Mena inclus, pour un milliard 339 millions de dollars. Si nous excluons les pays du Mena, nous tomberons à 202 millions de dollars d’importation, soit 0,6%», a-t-il relevé. Nasri a indiqué, et c’est un inconvénient, que les importations de beaucoup de pays africains sont inférieures à 500 millions de dollars.

Conquérir d’autres marchés
Pour sa part, Abdelatif Kerzabi, expert en économie, a soutenu que le recours aux zones de libre-échange est une manière de s’ouvrir sur les marchés extérieurs. Il indiquera que ces espaces sont des zones hors taxes qui auront pour effet d’acquérir de la main-d’œuvre et de diminuer les coûts de production. Pour y accéder, notre interlocuteur estime judicieux de savoir si nous sommes vraiment capables de produire suffisamment. Pas sûr. Il soulignera que 90% des entreprises algériennes sont soit dans le BTP, soit dans les activités des services. Or, «une zone de libre-échange est un espace destiné beaucoup plus à la production pour pouvoir exporter», a-t-il précisé. Kerzabi s’interroge si l’Etat est capable d’ouvrir une zone de libre-échange et inciter les entreprises à investir dans les activités de production. L’économiste reconnaît qu’il n’est pas facile de conquérir le marche africain fortement convoité par les firmes américaines, chinoises et européennes. «Pour le moment, nous sommes encore faibles en termes de production et de coûts de production. Toutefois, il y a des pays avec qui nous pouvons signer des accords bilatéraux pour assurer notre présence.Tout dépendra de notre diplomatie qui se doit d’être dynamique pour aider nos opérateurs à s’implanter en Afrique», a-t-il recommandé. Pour cet enseignant universitaire, l’Algérie dispose d’avantages que d’autres pays n’ont pas. Il a évoqué, notamment les produits issus des hydrocarbures, la pétrochimie et le plastique. Pour rappel, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, lors du Conseil des ministres de dimanche dernier, de s’assurer de l’origine africaine des biens et marchandises en circulation dans la zone de libre-échange qui entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Le chef de l’Etat a donné des orientations aux ministres concernés, sous la supervision du Premier ministre, à l’effet de tirer avantage des expériences de libre-échange qu’a connues l’Algérie avec les autres ensembles régionaux.
 Amokrane H.

  • Le Président Tebboune inaugure le Cercle du site de l'ANP à Ain Naadja
  • Le Président Tebboune inaugure le Cercle du site de l'ANP à Ain Naadja
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Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


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Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz
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