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Le ministre des finances Mohamed Loukal a expliqué que la notede la banque d’Algérie adressée à la place bancaire le 27 octobre dernier s’agisant de la réinstauration de  la justification de l’origine des fonds pour le versement des devises sur les comptes particuliers  concerne les étrangers et non pas les Algériens.

  Cette note précise que l’alimentation des comptes devises à partir du montant de 1000 euros doit être justifiée par une déclaration douanière d’importation de cette somme.  Le ministre a voulu ainsi lever  toutes  équivoques  sur cette question.  Il a fait savoir  que pour les  algériens résidant  et non résidants, il y a   d’autres mesures réglementaires  qui encadrent cet aspect. Intervenu  à l’issue de l’intervention des groupes parlementaires dans le cadre du débat du projet de  la loi des finances pour 2020, le premier argentier du pays  a répondu aux préoccupations  des parlementaires  en évoquant plusieurs dossiers.  Au sujet des subventions qui revenait tel un leitmotiv a chaque intervention de groupe parlementaire  qui ont mis l’accent sur la nécessité d’aller vers des subventions ciblées, le ministre a fait savoir que les réformes interviendront à cours termes. Il a fait savoir que « un nouveau système de subvention sera mis en place à cours  à travers la mise en place de mécanisme d’application dans l’optique d’orienter ces aides aux plus nécessiteux  mais aussi  pour alléger le trésor publique de cette lourde charge », a-t-il dit tout en informant que l’Algérie a  sollicité l’expertise de la Banque mondiale afin d’élaborer au mieux cette réforme qui vise également, a-t-il précisé, la lutte contre le gaspillage et la contrebande.   Il reconnait que la réforme ne sera pas facile, plutôt compliqué. D’où la nécessité de prendre le temps afin d’évaluer  son impact  sur  la population.  Il a   fait savoir que l’étude mettra en relief divers scénarios comme il a annoncé l’installation des nouvelles agences   pour l’application des subventions ciblées  aux familles nécessiteuses.   Il a fait savoir que l’Etat engage 1800 milliards de DA en termes de subventions implicites (Carburant, gaz et électricité…) et le même volume pour les subventions directes.  Faisant une  simulation,  Loukal a fait savoir « qu’avec une réduction de 50% des subventions implicites nous pourrons  générer 1600 milliards de DA de gain à injecter au trésor et c’est ce qui nous permettra de combler le déficit ».   Une chose est sure pour combler le déficit budgétaire  durant l’exercice de 2020,   l’Algérie ne recourra pas à la planche à billet.  Ni d’ailleurs à l’endettement extérieur, a  insisté le ministre. Comment le prochain gouvernement va-t-il dont régler le déficit budgétaire ? «  Cela sera une surprise », a lancé le ministre sur un ton d’optimisme. Il enchaînera que l’endettement extérieur n’est pas prévu pour demain mais à long terme. Il a juré que  « qu’aucun centime issu du financement extérieur ne sera destiné à la consommation.   Le recours à l’endettement se fera seulement pour financer des projets structurants  prioritaires et stratégique  ».    Loukal  n’a pas caché la complexité de la situation financière du pays soulignant que l’année 2020 sera l’année du renforcement des recouvrements fiscaux.  Il a fait savoir que le gouvernement examinera sous peu un dossier inhérent à la réforme du système fiscal. « Nous sommes déterminés de libérer le tresor du phénomène de non recouvrement de la fiscalité », a-t-il mentionné.  Il est important de trouver des ressources  pour les équilibres budgétaires de l’Etat.  Il a évoqué la situation de la caisse nationale de la retraite  qui est loin d’être rassurant. Il a indiqué que le déficit de la CNR atteindra, « dans l’absence de réserve à moyen termes;   les 800 milliards de DA annuellement à partir de 2021 contre 600 milliards en 2018 ». 

    Le dinar se porte bien et  pas de véhicule de moins 5 ans

 

 S’agissant du souhait exprimé par les  députés concernant la  révision à la hausse l’âge  des véhicules importés de l’étranger de 5 au lieu de 3 ans, le ministre a affiché un  niet catégorique. Il a  argumenté du fait que les voitures importés, notamment de l’Europe sont exonérées de la TVA au niveau du pays d’origine.   Citant le cas de la France, il a dit que la TVA de 20%  est exonérée. « Au niveau de l’Algérie, le dédouanement se fera en dinars algérien  et sera calculé sur le prix officiel du taux de change. Ce qui fait les prix des véhicules seront  abordables », a-t-il argumenté. Au sujet de la dévaluation de la monnaie nationale, Loukal a assuré que « le dinar se porte bien »  

 La Finance participative dans trois mois   

  Toutes les banques publiques introduiront des produits   dans le cadre de la  finances participatives, communément appelé finance islamique dans trois mois à venir, a annoncé le  premier argentier du pays précisant que cette opération s’inscrit dans le cadre de l’inclusion bancaire. 2500 milliards de dinars des particuliers sont en dehors du circuit bancaire sans compter  ceux qui sont  dans le marché parallèle, a-t-il ajouté. Il a fait savoir que des agents ont été formés pour  réussir cette opération.  Il a indiqué que le gouvernement vise à améliorer la bonne gouvernance des banques et leur modernisation.

Wassila Ould Hamouda