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Organisée en marge de la visite de deux jours du prince héritier Mohamed Ben Selmane en Algérie, le 12e édition du forum d’affaires algéro-saoudien, présidée, hier, par le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, et le ministre saoudien du Commerce et de l’Investissement, Madjed Ben Elkasbi, a été couronnée par le parachèvement de cinq projets de partenariat. La mise en production effective est prévue au début de 2019 dans divers secteurs d’activité.

Le premier projet concerne l’industrie chimique non organique pour la production du chlore et du soda destiné au traitement des eaux. Il est réalisé par la société saoudienne Oudouane pour les produits chimiques. Celle-ci interviendra également dans le second projet inhérent au traitement des métaux pour la production de silicone. La société Tabouk Pharma, installée en Algérie depuis 2014, ambitionne, quant à elle, de lancer à Blida une usine de fabrication de produits pharmaceutiques d’une capacité de 10 millions d’unités destinées aux soins thérapeutiques, notamment cardiologiques et du système nerveux central. Pour sa part, la société Papers Mil a investi 20 millions de dollars dans le papier sanitaire en réalisant une usine d’une capacité de production de 30.000 tonnes. Le dernier projet concerne l’industrie agroalimentaire. La société Elodjan, filiale de Coca-Cola, qui importait jusque-là le jus de fruit Rani, a fini par installer une usine en Algérie. Les deux ministres ont affiché leur satisfaction de l’aboutissement de ces projets qui viendront consolider les investissements saoudiens déjà réalisés en Algérie, estimés à 2 milliards de dollars.

S’adressant aux opérateurs saoudiens, Yousfi a indiqué que le secteur de l’industrie et des mines présente de fortes opportunités d’investissement. «L’Algérie s’attend, a-t-il précisé, à conclure des partenariats efficients dans l’industrie, à l’exemple de la transformation.» Il a fait savoir que les investissements saoudiens en Algérie restent faibles dans le domaine industriel, ne dépassant pas les 14 milliards de dinars, engagés à travers 12 projets lancés essentiellement dans l’industrie chimique et les matériaux de construction. Un avis que le ministre de l’Arabie saoudite Elkasbi partage. Il a souligné qu’avec un volume de 560 millions de dollars comme exportations saoudiennes contre 3 millions de dollars d’exportations algériennes durant les 10 premiers mois de 2018, le niveau de la coopération reste «minime et modeste».

Mais pour les Saoudiens, il faudrait «régler de manière sérieuse quelques problèmes d’ordre bureaucratique, réglementaire et législatifs». Le président des chambres de commerce saoudiennes, Sami Abdallah Elabidi, a souhaité le soutien des autorités de deux pays pour renforcer la coopération entre les opérateurs privés.

Wassila Ould Hamouda