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Le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture de Développement rural et de la Pêche, Kamel CHADI, a présidé, jeudi 22 Novembre à Constantine au niveau du cercle régional de l’armée, une rencontre régionale consacrée à l’évaluation et le suivi de la campagne labours semailles avec la participation de 20 wilayas Est et sud-est.

« Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la rencontre nationale qui a eu lieu le 13 novembre passé sous la direction du ministre du secteur », a-t- il lancé en préambule devant un parterre composé de différents représentants des chambres d’agriculture (CAWC), de Coopérative des céréales et des légumes secs (CCLS), Office Algérien interprofessionnel des Céréales (OAIC) et les instituts techniques affiliés au secteur. « Il s’agit de récolter le maximum de renseignement pour élaborer une feuille de route pratique et opérationnelle avec en prime un travail ‘fusionné’ pour sécuriser nos productions. C’est un chapitre inclus dans la stratégie de la sécurité alimentaire du pays », a indiqué à Horizons M Chadi. Et de poursuivre : « Nous voulons que des expériences vécues par des wilayas leader soient relayées à d’autres régions pour leur en faire profiter ». Dans ce contexte précis il a cité les performances de Constantine en matière céréaliculture. Des exploits qui passeront, selon lui, par une « évaluation des mécanismes et encadrements mis en place dans toutes les wilayas en vue de prendre les diverses dispositions nécessaires aptes à accroitre la production nationale. Soit l’objectif assigné à moyen terme ». Le secrétaire général s’est félicité des derniers résultats jugés « probants réalisés dans les filières stratégiques développées par le secteur : les filières céréalières et légumineuses » grâce à l’ « encadrement et l’appui financier et matériel des pouvoirs publics ».

« Irrigation d’appoint  l’autre bataille de la production »

Pour maintenir le tempo de la production, il insistera sur « l’évaluation minutieuse des insuffisances constatées lors des précédentes campagnes afin d’anticiper et garantir un rendement meilleur ». « C’est aussi l’objectif principal de la rencontre du jour », devait –il réitérer lors d’un point de presse, en arborant les degrés de performes dans l’utilisation de la fertilisation qui a atteint « un niveau oscillant entre 30 % et 35 % par rapport à 3 millions et demi de quintaux emblavés ». Un pourcentage en quête d’évolution progressive. La lutte contre les mauvaises herbes, dont les effets restent négatifs sur le rendement, a aussi connu un élan puisque 30 % des surfaces en sont désherbées .Chadi a appelé les agriculteurs et responsables de prévenir l’utilisation d’irrigation d’appoint pour faire face à tout éventuel manque. « Aujourd’hui les surfaces irriguées sont de l’ordre de 263000. Notre but est de parvenir à irriguer 60000ha ». Questionné sur la résorption de la jachère le représentant du ministre a avoué que 142000 hectares ont été repris et mis à la disposition des agriculteurs pour élargir les bases de productions les légumineuses. « Nous aspirons à atteindre les 576000 ha ». Le responsable de tutelle a révélé que l’état a récupéré 350000 hectares de terres inexploitées et l’opération de droit de jouissance et de conversion se poursuit avec une cadence appréciable. Il a mis en relief la valeur de la production concrétisée en 2017 évaluée à 3216mad représentant une moyenne de croissance de 3 ,25 %. À la faveur de 1,4 million de quintaux ayant porté l’évolution à 29 % comparativement aux années précédentes. Pour la présente campagne, le responsable au ministère  a affirmé que les services concernés ont ouvert 56 guichets uniques depuis juillet passé avec la disponibilité de 1,3 million de quintaux d’engrais et de 1,1 million de quintaux de semences. In fine Chadi exhortera à fédérer l’ensemble des intervenants (chambres , centres techniques et scientifiques , fellahs,…) pour garantir un rendement optimal »

Nasser Hannachi