Mohamed El Korso (chercheur en histoire) : «Il faut libérer la recherche»
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Samedi 25 Janvier 2020
Journal Electronique

Pour perpétuer le message de la génération de Novembre auprès des jeunes qui n’ont pas connu cette période, l’historien Mohamed El Korso plaide pour la préservation de la mémoire de ceux qui ont «préparé cet événement, combattu le colonialisme et voulu faire de l’Algérie une République démocratique et sociale». Entretien réalisé par Assia Boucetta.

Comment peut-on préserver la mémoire de nos martyrs?

Il suffit d’être le plus proche possible de la vérité historique et bannir toute transgression des faits. On a eu parfois tendance à manipuler l’histoire et à l’instrumentaliser à des fins multiples, à commencer par la proclamation du 1er Novembre 1954. Or, pour préserver la mémoire, il est important de respecter les faits historiques et veiller à être le plus objectif possible tout en éloignant tout ce qui est politique et idéologique. Mais les choses ont changé avec les jeunes qui se sont réappropriés l’histoire du 1er Novembre et ses valeurs à travers l’emblème national et les portraits de nos martyrs qu’ils brandissent. On a vu ressurgir ces derniers mois des figures emblématiques de la guerre de Libération comme Ben M’hidi, Boudiaf, Abane et Benboulaïd. La valeur fondamentale de Novembre réside, dès lors, dans la préservation et la défense de la mémoire de ceux qui ont préparé cet événement et combattu le colonialisme au XIXe siècle. Mais aussi de ceux qui voulaient faire de l’Algérie une véritable république démocratique et sociale.

L’Ecole a-t-elle un rôle à jouer?

L’Ecole a toujours joué un rôle dans les limites qui lui ont été tracées. Si l’on reprend les manuels des années 1970, ils ne pouvaient relater que ce qui était possible de faire. Ce qui est très compréhensible. Mais aujourd’hui que la parole est libérée, l’Ecole doit l’être aussi, et il appartient à nous les historiens de ne pas faire l’amalgame entre ce que nous sommes politiquement et idéologiquement et l’histoire. Car celle-ci est constituée d’événements immuables qui se sont déroulés à une époque donnée et dans un contexte bien déterminé. Nous avons besoin d’être très près de ces événements pour les expliquer de manière objective et en s’éloignant le plus possible du subjectivisme. Nous avons longtemps considéré les élèves comme des récepteurs passifs. Résultat : nos enfants n’aiment pas l’histoire, ils la craignent et la considèrent comme une bête noire. Il est aujourd’hui temps de la faire aimer en la rapprochant des apprenants. Pour ce faire, il est nécessaire de changer son mode d’apprentissage et transformer les élèves de récepteurs en acteurs actifs. Il s’agit de se rapprocher du mental des élèves à travers leur implication dans la conception des cours afin de les inciter à découvrir l’histoire de leur pays. Il faut leur faire aimer cette révolution en suscitant des débats et des discussions à tous les niveaux, notamment durant le secondaire où on apprend à l’élève à être critique, penser de manière rationnelle et à être fier de son histoire.

Avons-nous tout écrit sur l’histoire de la guerre de Libération?

L’Algérie est une nation très jeune. 57 ans, ce n’est rien dans l’histoire d’un pays. Même les veilles nations n’ont pas écrit toute l’histoire de leurs peuples. Cela se fait de manière progressive et en fonction des documents disponibles et à la portée des chercheurs. On faisait de l’apologie dans les années 1970 et 1980 puis nous sommes devenus plus critiques dans les années 1990 et on en fera un peu plus dans les années 2000. L’historien devient plus objectif et plus conscient qu’avant. Aujourd’hui, il faut former au niveau de nos universités une génération qui aime son histoire et lui apprendre à avoir un regard critique. Car tout n’est pas reluisant dans notre histoire comme c’est le cas de toute révolution, qu’elle soit française, soviétique ou arabe. L’histoire est constituée d’éléments positifs et négatifs car elle est faite par des hommes et non par des anges. Et faire aimer l’histoire ne signifie guère exceller dans l’apologie. Il est tout aussi important de mettre à la disposition des étudiants et des historiens chercheurs les archives disponibles en Algérie. C’est ce qui se fait de l’autre côté de la Méditerranée, à Vincennes notamment, où l’ouverture de nouveaux fonds documentaires se fait conformément à la loi et de manière régulière. Lorsqu’ils viennent à échéance pour être communiquées au public, ces archives peuvent être consultées. Aussi, l’intérêt accordé à la mémoire nationale doit se traduire par la levée des restrictions bureaucratiques qui entravent le travail des chercheurs.

A. S.

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L'agenda

Ministère des Finances
Le ministre des Finances, Abderahmane Raouya, présidera, le 26 janvier à 8h30, la cérémonie de commémoration de la Journée internationale de la douane, organisée par la Direction générale des Douanes à la salle des conférences de la wilaya de Tipasa .

Ministère de l’Enseignement supérieur
La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et  26 janvier à l’Université Djilali-Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

Ministère du Commerce
Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, accompagné du ministre délégué au Commerce extérieur, Aïssa Bekkaï, présidera, le  25 janvier  à 9h au siège de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur, la rencontre nationale avec les cadres du secteur.

 

Ministère de la culture 

La ministre de la Culture, Malika Bendouda, présidera, le 25 janvier à 15h30 au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (Alger), la cérémonie en l’honneur du groupe artistique de la pièce théâtral GPS.

Ministère de l’Enseignement supérieur

La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et 26 janvier à l’Université Djilali- Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

 

Musée national du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 27 janvier à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 435e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Wilaya d’Alger
Le wali d’Alger présidera, le 25 janvier   à 13h30 à la salle de conférences de la wilaya, en compagnie des ministres du Commerce et de la Micro-Entreprise, des Start-Up et de l’Economie de la connaissance, et des ministres délégués chargés des Incubateurs et des Start-Up, une conférence de presse autour de la campagne de sensibilisation sur la numérisation, la passation de marchés et le paiement électronique.

Salon national du recrutement
Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra du 28 au 30 janvier à la Safex (Alger).


éditionS Chihab
Les Editions Chihab organisent, le 25 janvier  à 14h à la librairie Chihab (Bab El Oued, Alger), une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage «Mémoire d’un combattant de la base de l’Est».

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

 

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

 

Éditions Chihab
Les éditions Chihab organiseront, le 25 janvier à 14h, à la librairie Chihab, à Alger, une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage Mémoire d’un combattant de la base de l’Est.

 

Ligue algérienne de la pensée et la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, Alger.

UGCAA

L’Union générale des commerçants et artisans algériens organisera, le 26 janvier à 10h en son siège à Alger, une conférence de presse sur les accidents de la circulation.

 

Football

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