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Le colloque qui s’est déroulé à Tébessa, du 28 au 30 septembre, a pris fin, Lundi. Lors de cette ultime journée, il a été procédé à la  signature d’une convention de partenariat entre le HCA et l’université « Larbi Tébessi » et à la lecture de huit recommandations formulées par les participants.

De notre envoyée spéciale à Tébessa: Samira Belabed

 La première permettra, selon le SG du HCA Si El Hachemi Assad , « d’accompagner les étudiants dans leurs travaux de recherche sur le terrain et de leur ouvrir les portes pour participer aux activités du commissariat au niveau national». La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du wali Attalah Moulati   et d’Amar Boudelaa recteur de l’université.    

S’agissant des recommandations, les participants ont souligné la nécessité de valoriser   l’archéologie et les études historiques. Il faut également «  reconsidérer l’importance de l’oralité (contes, proverbes.) comme sources référentielles à exploiter pour une approche scientifique des événements historiques  », a-t-on ajouté.

Les participants ont ensuite proposé   la mise en place d’une unité de recherche spécialisée  au niveau local, voire national afin d’ouvrir un chantier d’étude, de recherche et de prospection sur la période ou vécut El Kahina. Cette démarche permettra de lever toutes les ambigüités liées à des faits historiques rapportés uniquement par des sources étrangères. Cela évitera la sacralisation du mythe et les imprécisions des légendes.

Les participants ont plaidé pour la promotion de la production littéraire, cinématographique qui doit «  présenter l’image glorieuse de notre histoire dans ses facettes de combat et de résistance, notamment le rôle éminemment héroïque de la femme ».  Il est également recommandé d’œuvrer à introduire les personnages évoqués lors du colloque dans les manuel et anthologies scolaires et l’enseignement des langues anciennes comme le libyque, le punique, le grec, le latin

Baptiser aux noms de femmes illustres ayant marqué l’histoire de l’Algérie, les édifices publics et privés est une piste est à   encourager. Les participants au colloque ont d’ailleurs proposé aux autorités locales d’apposer le nom de la Chahida Mhania Bendjeda sur le fronton de la salle qui a abrité les trvaux du colloque. «  Le nom de Kahina/Dihya doit figurer sur un édifice adéquat et approprié à sa dimension », a-t-on ajouté .

Considérant l’importance du site de Bir El Ater et de sa profonde portée historique liée à la résistance de cette dernière, les participants recommandent  la consolidation des mesures de sa préservation. L’ouverture dans la région du Bled El Hedba d’un   projet de Parc Archéologique en se référant au rapport de recensement et d’inventaire du Centre National de Recherche en Archéologie a été proposée.

Dans une allocution de  clôture des travaux, le SG du HCA   a réitéré son engagement d’accompagner toutes les initiatives visant la protection du patrimoine matériel et immatériel.

Pour le wali de Tébessa «  ce genre de rencontres permet de dépoussiérer tout ce qui a trait à l’identité nationale ». 

S B