L'éditorial
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Mercredi 05 Août 2020
Journal Electronique

La scolarité à l’épreuve du Covid-19 

La décision de la non-reprise des cours a été entérinée hier à l’issue du Conseil des ministres. C’est est un dossier sensible confié à la commission ministérielle, placée sous la présidence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, chargée de présenter des propositions pour éviter «l’année blanche», catégoriquement exclue par le chef de l’Etat lors de sa dernière rencontre avec les responsables de médias nationaux. Il est unanimement admis, notamment par les partenaires sociaux consultés par le ministère de l’Education, que l’année scolaire n’est pas compromise. Mais la reprise reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire. Il appartient en toute conscience de se préparer à relever individuellement et collectivement le défi du retour des écoliers en classe et de l’organisation de la session du bac pour sauver l’avenir de la génération montante et se mettre au diapason du déconfinement progressif scrupuleusement observé par des pays plus touchés par la pandémie. Le retour à la vie économique, sociale et éducative est une nécessité vitale dans la perspective de la sortie de crise avec un minimum de préjudices. A cet effet, l’appel à la reprise progressive du travail dans les hôpitaux lancé par le ministre de la Santé, est un indicateur de la bataille décisive de l’après-pandémie à laquelle l’Algérie nouvelle se prépare avec tous les moyens humains, matériels et financiers. Malgré la conjoncture financière difficile, marquée par le choc pétrolier et la crise sanitaire, le cap d’une croissance maîtrisée est maintenu, tout en œuvrant à la préservation du pouvoir d’achat, particulièrement des catégories vulnérables. La revalorisation de la retraite de 2 à 7% se greffe sur les mesures de soutien prises dans le cadre de l’avant-projet de la loi de finances complémentaire portant suppression de l’impôt sur le revenu pour les salaires égaux ou inférieurs à 30.000 DA et l’augmentation du SNMG de 2000 DA à partir du 1er juin. Face à la chute brutale des prix du pétrole et la baisse des réserves de change, le temps de la rationalisation des dépenses, de la réduction de la facture des importations et d’une économie diversifiée, ouverte sur l’exploitation optimale des ressources minières, d’une agriculture saharienne prometteuse et d’une gestion efficace par le biais du système numérique, est venu en priorité majeure.
 Horizons

Un nouvel ordre démocratique en marche

La voie de la «Constitution de consensus» est enclenchée pour poser les jalons de la nouvelle République en rupture totale avec toute forme d’autocratie porteuse de périls pour les fondements de l’Etat national sauvé de l’effondrement par le hirak civilisationnel des attentes démocratiques et du changement radical. La révision en profondeur de la Constitution, confiée en janvier dernier à un comité d’experts, est la consécration de la volonté populaire qui sera, au terme d’un «large débat» national et de son adoption par le Parlement, entérinée par voie référendaire. Placé au rang des priorités, le chantier de la refondation de l’Etat qui reprend son cours, après un report imposé par la crise sanitaire, s’inscrit dans une démarche participative qui intègre tous les acteurs de la vie politique, économique et sociale. Le président de la République a transmis aux chefs des partis, aux personnalités nationales, aux académiciens, aux organisations professionnelles, syndicales et estudiantines, aux associations de la société civile et aux responsables des médias, une mouture qui répond au souci de nombre de partenaires appelant à saisir l’opportunité du mois de Ramadhan pour avancer dans la consolidation de «la plateforme de débat». Chose faite. Mais, pour l’essentiel, il s’agit d’avancer loin de toutes formes de surenchère et des tendances manipulatoires, dans la bonne direction pour construire ensemble l’Algérie de demain. Conformément à la lettre de mission adressée par le président Tebboune aux membres du comité d’experts, les 6 axes de l’avant-projet traitent des droits fondamentaux des libertés publiques, le renforcement de la séparation entre les pouvoirs et leur équilibre, le pouvoir judiciaire, la Cour constitutionnelle, la prévention et la lutte contre la corruption, et, enfin, le rôle moteur de l’Autorité nationale indépendante des élections. Les avancées sont incontestables. Un nouvel ordre se dessine en faveur d’une limitation du pouvoir présidentiel, la suppression des prérogatives de légiférer par ordonnance et l’instauration d’une vice-présidence. Dans cette nouvelle architecture, le rôle du chef de gouvernement, doté de son propre programme d’action, est une nouveauté qui consacre un équilibre institutionnel conforté par le renforcement des prérogatives du Parlement, la consécration du rôle de l’opposition et la garantie de l’indépendance des magistrats. Les contours d’une «véritable démocratie» augurent d’une nouvelle ère qui privilégie la quête de l’alternance et du pluralisme.
Horizons

Le devoir  de mémoire et de reconnaissance

L’Algérie se souvient de la barbarie coloniale coupable de crimes contre l’humanité commis contre un peuple sans défense revendiquant pacifiquement le droit à la liberté. Il y a 75 ans, les massacres génocidaires du 8 mai 1945 ont révélé la face hideuse du système colonial en parfaite adéquation avec l’horreur nazi que l’Occident était censé combattre. Le droit inaliénable a la liberté, chèrement payé par les combattants algériens «morts pour la France» pendant la Seconde Guerre mondiale, a été sauvagement réprimé dans un déferlement de violence inouïe. La victoire contre le nazisme est donc entachée d’un véritable génocide dramatiquement vécu dans de nombreuses villes, notamment Sétif, Kherrata et Guelma, plongées dans l’enfer des exécutions sommaires, des déportations massives, de la torture institutionnalisée, des fosses communes, des fours à chaux... Le monde en fête est devenu le complice de la tragédie algérienne, catalyseur du mouvement de libération nationale. Le 8 mai 1945 a marqué une rupture fondamentale avec le monde de l’occultation des crimes coloniaux imprescriptibles. En toute impunité, les crimes contre l’humanité peuplent la France officielle, interpellée sur le devoir de reconnaissance totalement renié par les défenseurs du révisionnisme plaidant pour les bienfaits du colonialisme et soumis aux surenchères électoralistes sans lendemain. Trois ans après la déclaration du candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron, affirmant, en février 2017, que «la colonisation est un crime contre l’humanité», et l’«acte majeur» de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans la mort sous la torture du militant algérien Maurice Audin, on attend concrètement «les actes forts» promis par le président français en exercice. Face aux errements à relents coloniaux et néocoloniaux des nostalgiques d’une époque révolue, le devoir de mémoire s’impose en reconnaissance du lourd tribut payé tout au long des 132 ans de résistance à la barbarie coloniale. Décrétée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Journée nationale de la mémoire, le 8 mai 1945 est ancrée dans la mémoire collective. Elle est érigée en priorité essentielle par la nouvelle République qui accorde un intérêt particulier à une écriture crédible de l’histoire, la mise en place d’une chaîne de télévision dédiée à l’enseignement de l’histoire aux générations montantes, la restauration des monuments historiques et le parachèvement de la baptisation des rues et agglomérations aux noms des martyrs de la résistance.
Horizons

Vers un nouvel ordre médiatique

La liberté de la presse est indissociable de la lutte contre «le virus de l’info» qui, plus que le Covid-19, tue. Le constat est assourdissant. Il ne laisse subsister aucun doute sur la capacité de nuisance du virus médiatique qui s’attaque à la capacité immunitaire de la société en danger viral. «Nous sommes, donc, devant quelque chose de plus grave qu’un état d’urgence sanitaire», a affirmé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer, dans un entretien accordé à la télévision publique, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. La virulence est attestée par la propagation vertigineuse de fake news qui, selon un rapport portant sur les tendances mondiales 2020, est véhiculée par près de 42% des 170 millions de tweets produits par des robots et un large réseau de désinformation. Il est donc primordial de rétablir le droit du citoyen à une information fiable et transparente, qui, au-delà des exigences d’une conjoncture sanitaire difficile, reste la vocation du métier de l’information. L’état actuel du paysage médiatique est le fait d’un piratage en règle imposé par la prévalence des chaînes privées de non-droit (6 accréditées sur une cinquantaine d’entre elles), la désorganisation de la presse électronique (84 déclarées auprès du ministère de la Communication sur 150), et l’intrusion des «forces extraprofessionnelles» parasitaires. L’urgence d’une «réformé globale» est une nécessité impérieuse pour redonner vie à la profession menacée dans ses fondements et ses acquis arrachés de haute lutte. Elle participe, dans un climat de dialogue «inclusif et participatif», à concilier la liberté avec la responsabilité. Les chantiers de la relance garantissent le droit à l’information dans un cadre pluraliste, participent à la moralisation de la pratique journalistique et combat la discrimination et le discours de la haine. Une réorganisation en profondeur de la presse écrite, électronique et des chaînes de télévision désormais soumises au droit algérien, la régulation de la publicité publique indispensable à la survie des entreprises et l’interdiction du financement incompatible avec la souveraineté nationale et l’indépendance dont se prévaut une certaine presse sont les jalons du nouveau paysage de la nouvelle République soucieuse de défendre et de protéger la liberté d’expression qui n’a pour d’autre limite que la loi et le respect de l’éthique et de la déontologie.
Horizons

L’esprit de Bandung, annonciateur de l’émergence d’un acteur international représentatif dans la majorité issue du combat des peuples opprimés pour l’indépendance et le droit au développement, renaît de ses cendres. Face à une pandémie qui a dessiné les contours d’un nouveau monde libéré de l’emprise totalitaire de la mondialisation aussi impitoyable qu’injuste, le Mouvement des non-alignés renoue avec les principes fondateurs de solidarité et de coopération dictés par le destin commun. Plus que jamais, l’héritage des pères fondateurs interpelle sur l’urgence d’une action collective pour faire face aux retombées de la crise économique et financière comme alternative à l’unilatéralisme d’un Occident coupable du crime de non-assistance aux victimes du chaos destructeur en Libye et en Syrie et du génocide colonial perpétré en Palestine et au Sahara occidental. La dynamique unitaire sur le modèle de la coopération algéro-chinoise et algéro-cubaine, effective en temps de crise, s’impose. «L’occasion m’est offerte pour rappeler l’un des principes élémentaires de notre Mouvement, à savoir la consolidation des intérêts communs et de la coopération basée sur des relations multilatérales en tant que socle nous aidant à atteindre les objectifs fixés par les pères fondateurs issus de l’esprit de la charte des Nations unies et des principes de Bandung, appuyés par les Objectifs du programme de développement durable», a affirmé le président de la République dans son allocution prononcée au Sommet virtuel des Non-Alignés tenu en Azerbaïdjan. L’esprit de Bandung nécessite le renforcement d’un front uni pour lutter efficacement contre la pandémie et «donner une chance» à tous les acteurs. A cet effet, Abdelmadjid Tebboune a interpellé le Conseil de sécurité pour adopter dans les plus brefs délais une résolution appelant à l’arrêt immédiat de toutes les hostilités, particulièrement en Libye, en Palestine et au Sahara occidental, tout en revendiquant l’accès équitable au traitement et à tout vaccin, découverts à l’avenir, à tous les pays, notamment africains. L’Algérie, en leader africain et arabe du développement humain et dont la Constitution consacre un tiers des revenus du pays à la santé publique, s’est engagée précocement dans la lutte contre la pandémie. Face à cette épreuve, la communauté internationale et, plus particulièrement, les pays non-alignés sont tenus de remporter la bataille cruciale de l’unité et de la solidarité.
 Horizons

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Sciences et Technologies

L'agenda

 AFIC 2020

Le Forum africain sur l’investissement et le commerce AFIC 2020 aura lieu les 10 et 11 octobre à l’hôtel Sheraton d’Alger, sous le thème «Transformation énergétique, l’économie alternative».

 

Exposition  virtuelle

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Direction de la culture de Tizi Ouzou
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

Fédération algérienne de voile 
Le premier stage des sélections algériennes de voile se déroulera la mi-août à l’Ecole nationale des sports nautiques et subaquatiques d’Alger-Plage (Est).

Sports Divers

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