L'éditorial
Search
Mardi 28 Janvier 2020
Journal Electronique

La légitimité des urnes

Les citoyens de l’Algérie profonde ont répondu présent pour combattre le scepticisme des faiseurs de chaos qui tentent, par la violence et le déni démocratique, de s’opposer au verdict des urnes, aux antipodes des valeurs du hirak originel prônant le pacifisme et le respect de la souveraineté populaire. Toutes les entraves, allant de l’agression physique et morale subie à Lyon par une journaliste en mission, à la grève générale lancée à partir des réseaux sociaux, en passant par les tentatives d’empêchement du vote dans certaines capitales européennes, ont lamentablement échoué. A Béchar, Ouargla et Béni-Abbès, sillonnées par des bureaux itinérants, le Sud profond se tient prêt à accomplir le devoir électoral. La mobilisation est d’autant plus remarquable que des citoyens sont rentrés spécialement des pays voisins, alors qu’un rassemblement à la Grande-Poste a eu lieu, hier, selon le mokadem de la Tariqa El Kadiria, Sidi Amar Cheikh El Kounti. A l’étranger, en dépit des «pressions et des actes de violence» enregistrés dans des bureaux de vote, le déroulement du processus électoral fait son petit bonhomme de chemin. Il est crédité d’un taux de participation «globalement en hausse». A deux jours du scrutin du 12 décembre, la défaite inéluctable de la minorité, vendant son âme au diable, est donc attestée par des «images marquantes et expressives» de l’Algérie des zones enclavées du Sud et de la communauté nationale établie à l’étranger, en prélude à une participation massive à la présidentielle. Cet élan patriotique constitue, selon le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd-Salah, «la meilleure preuve du lien affectif, profond et solide» entre le peuple et l’armée et «une réponse forte à tous les traîtres et les sceptiques». Le rendez-vous du 12 décembre est une opportunité pour montrer la capacité d’un peuple fier et uni à remporter la bataille de la légitimité des urnes. «Nous sommes pleinement convaincus que vous, enfants de ce peuple patriotique et authentique, qui représentez la fierté de l’Algérie, marquez aujourd’hui, par votre participation massive à ce rendez-vous électoral important, voire décisif, une grande épopée au service de votre patrie, l’Algérie, que l’histoire gravera et que la mémoire collective de la société algérienne préservera», a affirmé Gaïd-Salah lors de la visite effectuée, hier, au commandement de la Gendarmerie nationale. Cette nouvelle phase «aux horizons prometteurs» est effectivement à portée des urnes.
 Horizons

Les impératifs du devoir national

Le coup d’envoi du scrutin du 12 décembre a été donné par la communauté algérienne établie à l’étranger et dans le Grand-Sud, en couronnement d’un processus démocratique porteur d’un espoir de changement et, évidemment, d’une sortie de la crise aux conséquences désastreuses sur l’économie nationale. De la République arabe d’Egypte à la Grande-Bretagne en passant par la France, le devoir électoral des 914.089 électeurs, recensés à la faveur de la révision périodique des listes électorales, mobilise l’Autorité nationale indépendante des élections, «fin prête» pour la bataille de la crédibilité de l’urne, et plus de 500.000 encadreurs présents dans les centres de vote de 57 Etats arabes, 40 d’Europe et d’Amérique et les 135 bureaux itinérants. Cet engagement marqué par la volonté de protéger le choix souverain des citoyens, est conforté par le sursaut populaire perceptible dans le déroulement normal du processus électoral légèrement perturbé dans la ville de Blois, relevant du consulat général de Paris. A bout d’arguments, la minorité qui tente d’imposer son diktat par la violence est totalement discréditée, en tournant le dos à l’urne et en s’attaquant aux fondements de la pratique démocratique. «Ces temps sont révolus», a déclaré le président de l’Anie, Mohamed Charfi. Une nouvelle ère qui bannit la fraude, rendue impossible grâce à un «dispositif électronique» performant et des méthodes innovantes, et signe la fin d’un régime coupable de corruption à large échelle et de la pratique de la cooptation. L’échec est totalement consumé. Il est validé par «l’élan populaire à travers tout le pays», dicté par le devoir de mémoire et, aujourd’hui, par le «devoir national» pour faire face à la conjuration orchestrée par «les serviteurs du colonialisme, parmi la bande et ses relais, qui ont renié tous les principes du nationalisme et se sont mis au service des ennemis». Dans une allocution prononcée lors de sa visite de travail au commandement des Forces terrestres, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd-Salah, a situé «les origines du combat réel» pour exprimer l’urgence d’un sursaut salvateur digne des sacrifices de nos aînés et à hauteur des attentes du scrutin du 12 décembre qui coïncide opportunément avec les grandioses manifestations populaires du 11 Décembre 1960. Il s’agit, dira le chef d’état-major de l’ANP, d’un «devoir national qui s’impose par lui-même».
 Horizons

Une justice citoyenne 

Le procès du siècle commence à livrer les secrets d’un régime à bout de souffle, rompu aux pratiques illégales et davantage marqué par le pillage en règle des deniers publics. Jamais, au grand jamais, le fléau de la corruption n’a atteint un tel niveau de dépravation porté à la connaissance des citoyens à la faveur de la décision d’autoriser la présence du public et d’une large médiatisation. Tous les signes de la déliquescence sont étalés dans un procès hors normes, soucieux du droit à la manifestation de la vérité des citoyens massés dès le premier jour du procès au cœur du tribunal de Sidi M’hamed ou dans les alentours et, pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’accéder à la salle d’audience, rivés devant les écrans des chaînes de télévision nationales. C’est cette justice citoyenne, prêchant le devoir de transparence et acquise aux attentes populaires, qui a montré l’étendue de la dilapidation des ressources nationales et de la dévitalisation de l’Etat, dépourvu de toute forme de contrôle et livré à une poignée de faussaires sans foi ni loi. Des sommes astronomiques ont, sans contestation aucune, dévoilé le visage hideux d’un régime prédateur qui a fait de l’acte de déresponsabilisation de l’acte de gestion, du blanchiment de l’argent sale et du financement occulte de la campagne électorale du Président déchu le modus vivendi d’une alliance mortifère entre des hommes politiques et des hommes d’affaires profitant illégalement et impunément de largesses. En fait, s’agissant seulement de dossiers du marché de montage automobile estimé à 7 milliards de dollars, toute la pyramide, impliquant des Premiers ministres, des ministres, des walis, des cadres, a été clairement mise en cause dans un dévoiement sans pareil d’une gouvernance au service des concessionnaires triés sur le volet et leurs progénitures. Des hommes politiques se rejetant la balle, un ancien Premier ministre reconnaissant son manque d’autorité sur son ministre en fuite, des comptes bancaires et des biens non déclarés, un financement occulte de la campagne pour le 5e mandat (700 à 800 milliards de centimes) conservé dans des conditions burlesques dans le siège d’une organisation patronale ont donné un aperçu sur l’incurie et la gabegie du régime en accusation. Il s’agit d’un pas important pour la justice citoyenne pour la concrétisation de la volonté populaire à travers un scrutin libre et régulier. Elle est appelée, comme le souligne le président de l’Autorité nationale indépendantes des élections (Anie), Mohamed Charfi, à «veiller au strict respect de la loi» et à «porter la voix du peuple à l’Anie en toute honnêteté» pour l’annonce du Président élu «en toute liberté et transparence».
Horizons

Une première

C’est bien la première fois dans l’histoire des élections présidentielles algériennes que les candidats s’affrontent dans un débat télévisé. Un inédit qui n’a pas manqué d’exciter la curiosité et l’intérêt des électeurs, mais surtout donner du piment à une campagne qui, il faut bien se l’avouer, n’a pas été des plus passionnantes. L’Algérie semble ainsi glisser vers le camp des adeptes de l’élection à l’américaine, à l’instar de la Tunisie qui l’a également adopté lors de l’organisation de sa dernière présidentielle, même s’il ne s’agit de s’inspirer que de l’aspect le plus spectaculaire de cette grande démocratie qui souffre bien moins de l’essoufflement qui atteint les démocraties européennes ayant jusqu’ici influencé la nôtre. Ce ne sera peut-être pas le remède miracle contre la défection des électeurs, mais cela pourrait contribuer à l’atténuer et la démocratie ne s’en portera que mieux. Après les passes d’armes à fleuret moucheté des meetings, plutôt assez pépères devant des audiences en général acquises à l’orateur, les prétendants ont donné toute la mesure de leur talent politique devant un auditoire national et surtout face à des contradicteurs aux aguets du moindre faux pas de l’adversaire pour le déconsidérer et réduire à néant ses ambitions. Les duels télévisés constituent en effet un véritable «Mortal Kombat» où chacun se doit de faire appel à toutes ses compétences pour donner une bonne image de soi ou la rehausser auprès de l’électorat, en affichant une personnalité qui a du punch et suscite l’empathie, en déployant des arguments qui soient plus convaincants que ceux des adversaires. Au-delà du bilan que chaque candidat fera de sa prestation, cette nouveauté dans la joute électorale nationale aura certainement permis à chaque Algérien (en âge de voter bien sûr) de se faire une idée plus précise de la qualité de chaque candidat, plus directe aussi, sans l’intermédiation, pas toujours objective, des analystes, même si ce genre de show donne un avantage précieux au prétendant qui possède la prestance nécessaire face à la caméra. Mais en démocratie, c’est au décompte final des voix que se remporte toujours la victoire décisive.
 Horizons

Devoir de mémoire et droit électoral

Plus rien n’arrêtera désormais la marche en avant d’un peuple décidé à renouer avec la grandeur d’une Révolution honteusement trahie par une bande coupable d’avoir tué, dans ses moindres manifestations, le grandiose rêve algérien. Face à l’obstruction caractérisée de ses résidus surfant sur le hirak pour mieux planter leurs crocs dans la nouvelle Algérie en gestation, face aux tentatives d’ingérence réitérées des parlementaires français, trustant ici un espace de liberté violentée dans leur pays, absolument rien ne peut empêcher l’accomplissement du destin d’un peuple épris de justice, de dignité et de liberté arrachées de haute lutte au système colonial inhumain et l’agression terroriste à visage néocolonial. Cette résistance épique sera aussi le tombeau de la conjuration passant ouvertement aux mains des professionnels de l’agit-prop armés d’agendas du chaos élaborés par des laboratoires étrangers. Elle traduit non seulement le devoir de mémoire de la génération montante, consciente des sacrifices de ses aînés et des défis actuels, mais également le sursaut patriotique matérialisé par une «participation massive, libre et intègre» au scrutin du 12 décembre. «Il vous appartient aujourd’hui d’avoir la certitude que l’avenir de l’Algérie doit être à la hauteur de son histoire nationale exemplaire», a affirmé, au 2e jour de la visite effectuée à Oran, Ahmed Gaïd-Salah, chef d’état-major de l’ANP, mettant en garde contre «toute atteinte à cette démarche constitutionnelle, à travers la perturbation de l’élection ou la tentative d’empêcher les citoyens d’exercer leur droit constitutionnel». Le choix démocratique s’appuie fortement sur le devoir d’accompagnement de l’Armée nationale populaire, aux côtés du peuple depuis le déclenchement du mouvement citoyen, déterminée à garantir un déroulement régulier et transparent du scrutin. Cette osmose dicte naturellement le devoir citoyen consenti, pour la première fois, aux militaires de choisir librement et en toute conscience le candidat de leur choix en dehors des casernes. Des modalités de vote ont été ainsi définies pour permettre le vote par «voie directe», comme tous les citoyens, par procuration pour tous ceux qui sont tenus par des missions ou dans les bureaux de vote pour les personnels des unités de campagne, voire dans les bureaux itinérants pour d’autres. La vigilance doit être de mise pour barrer définitivement la route à la bande et à tous les aventuriers mobilisés, jusqu’au dernier jour, à s’opposer par tous les moyens à l’exercice libre par les citoyens de leur droit constitutionnel.
Horizons

  • tebboune-investiture008
  • tebboune-investiture007
  • tebboune-investiture006
  • tebboune-investiture005
  • tebboune-investiture004
  • tebboune-investiture003
  • tebboune-investiture002
  • tebboune-investiture001
  • tebboune-investiture009
  •  tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture010
  • tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture011

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, présidera le 28 janvier à 9h30, au Musée national du moudjahid, une conférence dans le cadre de la commémoration du 63e anniversaire de la grève des 8 Jours.

Salon national du recrutement
Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra du 28 au 30 janvier à la Safex (Alger).

 

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Musée national du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 30 janvier à 10h, simultanément au niveau de la kasma de Rahmania (Alger), la 436e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de libération.

CACI
La Chambre algérienne de commerce et d’industrie organise, le 28 janvier  à partir de 9h, à l’hôtel El Aurassi d’Alger, en collaboration avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Sebha, un forum d’affaires algéro-libyen.

Forum d’El Moudjahid

Le forum d’El Moudjahid recevra, le 28 janvier , Hamid Boudaoud, président du Collège national des experts architectes.

HCI
Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en collaboration avec la wilaya de Bordj Bou Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

Gendarmerie nationale

Le groupement territorial de la Gendarmerie nationale d’Alger organisera, le 28 janvier  à 8h30, au siège du groupement à Bab Jdid, à Alger, une conférence de presse pour présenter son bilan annuel.

 

MDN

La Direction régionale de l’information et de la communication de la 1re RM organise, à partir du 27 janvier , à 8h30, jusqu’au 30 janvier, le championnat national militaire de taekwondo au centre de regroupement et de préparation des équipes sportives militaires de Ben Aknoun (Alger).

Football

Sports Divers

Hebergement/Kdhosting : kdconcept