L'éditorial
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Vendredi 24 Janvier 2020
Journal Electronique

Une fête particulière  

Le Nouvel An au chaud : voilà la bonne nouvelle et le précieux cadeau offert aux milliers de familles désertant les bidonvilles, les caves et des habitations exiguës pour un logement décent. L’effort est colossal. Depuis le lancement, en juin 2014, des opérations de relogement, plus de 100.000 familles ont ainsi bénéficié du sésame que tout Algérien rêve d’acquérir. L’espoir est encore permis pour tous les postulants qui sont concernés par le projet de 420.000 unités de différentes formules en cours de réalisation à Alger. La fête au goût particulier, irradiant le quotidien des 4.000 bénéficiaires de la 3e phase de la 24e opération de relogement qui prendra fin aujourd’hui, est partie pour durer. En janvier 2019, un quota de 6.000 logements sociaux destinés aux communes est également programmé. Au cœur de la politique sociale de l’Etat, le logement de toutes les attentes occupe une place centrale. Malgré une conjoncture financière contraignante, la loi de finances 2019 a consacré une part prépondérante aux transferts sociaux qui ont connu une augmentation importante (21% du budget) pour soutenir les familles démunies et préserver les acquis sociaux, notamment en matière de santé publique, d’habitat et de retraites.
Le programme de l’AADL, pris en charge par le Trésor, assurant la bonification à 100% du taux d’intérêt des prêts accordés par les banques publiques dans le cadre de la réalisation
de la 5e tranche de 90.000 logements, sera poursuivi. C’est le cas du logement locatif promotionnel bénéficiant de l’aide de l’Etat concernant les abattements sur la cession de terrain et les bonifications dans le cadre des crédits accordés par les banques aux promoteurs immobiliers en charge de la réalisation des programmes publics. L’Etat de la dignité retrouvée, de la fierté perceptible dans le regard étincelant des heureux bénéficiaires et de la justice sociale n’est pas un vœu pieux. C’est une réalité vécue par les familles algériennes qui se préparent à accueillir la nouvelle année avec les nouvelles espérances des lendemains qui chantent.d’exonération d’impôts pour les faibles revenus. Justice est rendue aux plus démunis.
Horizons

 

Prudence et résilience

Des orientations prudentielles et une ossature en phase avec les objectifs socioéconomiques, sont les deux grandes tendances qui ressortent de la loi de finances pour 2019 signée par le président de la République jeudi dernier. Le texte fixe les règles en parfaite concordance avec la réalité financière du pays pour une économie plus résiliente, tout en maintenant le contenu social de la politique de l’Etat. Il ressort de cette loi que le taux de croissance sera de 2,6%, pour un prix référentiel du baril fixé à 50 dollars, alors que l’on prévoit un taux d’inflation de 4,5%. Ces indices macroéconomiques qui ne «glissent» nullement vers le rouge, comme le projettent certaines voix, reflètent au contraire les grandes tendances de la santé financière de notre pays durant l’exercice prochain. Ça sera donc une année de poursuite de la politique sociale avec une enveloppe allouée aux transferts sociaux équivalente à 21% du budget global retenu. Un stimulant pour le pouvoir d’achat du citoyen qui ne sera pas, par ailleurs, lesté de nouvelles taxes ou charges fiscales. Le cap ne sera pas uniquement maintenu, si l’on se réfère aux projections indexées au chapitre social de la LF 2019. Il sera question d’accentuer les efforts pour raffermir le développement humain avec tout ce que cela suppose comme engagement des pouvoirs publics à poursuivre leur mission notamment en matière de santé publique, d’éducation et d’habitat. Pour autant, les dépenses affectées au maintien de la politique sociale ne se feront pas au détriment de l’économie nationale. En effet, le budget d’équipement est constitué de 3.602 milliards de dinars de crédits de paiement et 2.600 d’autorisations de programme destinés à de nouveaux projets ou à des réévaluations. En conséquence, la machine économique ne sera pas grippée. Outre les investissements publics prévus pour le renforcement de la base infrastructurelle nationale et de l’habitat qui impacteront positivement l’outil national public et privé, il est question de renforcer le tissu industriel avec des mesures orientées davantage vers la promotion de la production locale. Tout compte fait, les concepteurs de la loi de finances 2019 ont allié prudence et engagement. Une prudence qui s’impose à l’aune de la chute des prix des hydrocarbures et un engagement mesuré pour maintenir le cap de la stratégie socioéconomique nationale loin de toute influence étrangère.
 Horizons

 

Un nouvel état d’esprit

Quoi de plus normal que la qualité de l’enseignement soit l’objet de toutes les polémiques ? Ce n’est pas une singularité algérienne, même si en Algérie plus qu’ailleurs, le débat n’a pas cessé d’être alimenté depuis des années, provoquant parfois des  dérapages. L’école, en effet, est un vecteur important dans la réussite sociale, ce qui explique tout l’intérêt que les citoyens portent à cette institution, mais aussi le principal levier des nations pour s’élever dans la hiérarchie des puissances ou y maintenir son rang. Aussi, l’annonce que vient de faire une responsable du ministère de l’Education nationale, sous forme de satisfecit relativement aux résultats, jugés positifs, des élèves des différents paliers aux examens du premier trimestre, ne manquera certainement pas de donner de l’élan à la politique résolument moderniste engagée par le secteur. Egalement, selon cette analyse, il n’y aurait pas une grande dispersion du niveau des élèves entre les différentes wilayas du pays. Mais on peut se demander s’il faut, pour autant, s’en satisfaire. Ce serait, en effet, aller vite en besogne que de tirer des conclusions hâtives, sinon d’une élévation, du moins d’une amélioration du niveau des apprenants. En fait, s’il y a bien quelque chose de satisfaisant, c’est le nouvel état d’esprit et la réactivité qui animent le département présidé par Nouria Benghebrit, rendus possibles grâce aussi à la modernisation des moyens de gestion. Ainsi, l’installation d’une plateforme électronique de recueil de données permet aux analystes du ministère de suivre, en temps quasi réel, l’évolution du secteur, de vite repérer les anomalies et d’envisager aussi rapidement les solutions à apporter. La première de ces anomalies est justement dévoilée par ces premiers chiffres publiés, qui montrent que si 81% des élèves du cycle primaire ont obtenu la moyenne, ce taux baisse subitement à 61% dans le cycle moyen et à 63% dans le cycle secondaire. Nul besoin de polémiquer, il y a déjà suffisamment matière à réfléchir sur ce fléchissement et vite trouver le moyen de redresser la situation. C’est d’abord à cette aune que l’on pourra estimer que les choses s’améliorent au niveau de l’école.
 Horizons

Une responsabilité commune

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), au vu des chiffres communiqués, reçoit finalement peu de plaintes : moins de 1.500 en 2018, dont 900 traitées. On peut s’en réjouir, mais il est plus raisonnable de penser que le citoyen algérien n’a pas encore acquis le réflexe de s’adresser à une institution dont la mission est de lui apporter toute l’assistance nécessaire,  dans le but de lui permettre de recouvrer ses droits bafoués. Les plaintes enregistrées indiquent toutefois que l’attitude qui consiste à seulement s’en remettre à Dieu dans les cas de force majeure commence à changer et qu’elle changera davantage à mesure que l’existence et le rôle de CNDH sont plus et mieux connus des citoyens, grâce à tous les moyens modernes de communication qu’ils ont à leur disposition aujourd’hui, mais aussi grâce à la confiance et la crédibilité que le CNDH saura faire grandir au sein de la société à travers l’efficience de ses actions. C’est déjà un fait intéressant de savoir que même des étrangers, Africains et Européens, s’adressent à cette institution, car celle-ci s’intéresse à la protection des droits de l’homme de toute personne, quelles qu’en soient ses origines. Le CNDH, qui s’apprête à élaborer son rapport annuel qui sera soumis au président de la République, s’applique également à faire contribuer tous les départements ministériels à lutter contre les atteintes aux droits de l’homme, mais également étendre ses compétences à tous les espaces, notamment en matière de cybercriminalité, car de plus en plus les atteintes à la dignité humaine, à la vie, aux droits fondamentaux de la personne humaine se négocient sur la Toile, à travers les réseaux sociaux, sur l’internet surfacique ou dans les sombres recoins du deep web où prolifèrent criminels et trafiquants en tous genres, terroristes et spécialistes de la subversion. Si l’Algérie ne peut échapper à la fatalité charriée par cet univers virtuel qui permet tous les écarts, et l’actualité souligne bien la tendance allant crescendo de ces atteintes, elle ne peut se soumettre à son diktat. Le CNDH a certainement un rôle central à tenir, mais il est toujours utile de rappeler que la promotion des droits de la personne humaine et la défense des libertés fondamentales sont l’affaire de tous. En faire une responsabilité commune est le sacrifice à consentir pour que le citoyen puisse vivre protégé et serein dans son pays.
 Horizons

Etre compétitif ou ne plus être

Il n’est jamais suffisamment fort ni tard de rappeler l’illusion de la richesse sécrétée par la manne pétrolière coulant abondamment et même à prix hautement coté. Le coût socialement élevé et économiquement suicidaire, tragiquement vécu par l’Algérie de la décennie noire au bord du gouffre, reste ancré dans toute mémoire marquée par la dérive sanglante et l’arrêt brutal du processus d’édification nationale. Et, si besoin est, la crise financière durable qui pointe à l’horizon de toutes les incertitudes montre la pertinence des réformes économiques en rupture avec la dépendance pétrolière et appelant inéluctablement à la diversification des sources de financement. Alors que la chute record des cours pétroliers se poursuit, malgré tous les efforts de stabilisation du marché entrepris par l’Algérie, la baisse drastique des réserves de change indique le bon cap de la promotion de la production nationale et de l’exportation du produit national dans un environnement régional concurrentiel et compétitif à portée des entreprises économiques soutenues par l’Etat et disposant, en conséquence, de toutes les facilités pour réussir le challenge de la conquête des parts de marché à l’international. Hier, lors d’une séance plénière présidée par Mouad Bouchareb, président de l’APN, consacrée à la présentation du rapport de la Banque d'Algérie sur les évolutions financières et monétaires du pays, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, a tiré la sonnette d’alarme sur l’érosion des réserves de change. Chiffres à l’appui, il a indiqué qu’elles sont actuellement de l’ordre de 82,12 milliards de dollars, alors qu’elles étaient estimées, à la fin de l’année 2017, à 97,33. Il n’a pas manqué de relever que les réserves de change étaient évaluées à 88,61 milliards de dollars à la fin juin 2018 et à 86,08 à la fin septembre 2018. Il est donc temps d’ouvrir grand les yeux sur l’urgence de la bataille de la croissance qui nécessite, par-delà les différences d’appréciation politique, un consensus à la hauteur des enjeux et aussi la mobilisation de tous les moyens pour assurer la préservation de la souveraineté nationale.
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L'agenda

Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, effectuera le 23 janvier une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.

Ministère des Affaires étrangères
Le ministère des Affaires étrangères organise, le 23 janvier à 8h au Centre international des conférences (Alger), une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye.

Ministère de la culture
La ministre de la Culture, Malika Bendouda, présidera, le 25 janvier à 15h30 au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (Alger), la cérémonie en l’honneur du groupe artistique de la pièce théâtral GPS.

Ministère de l’Enseignement supérieur

La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et 26 janvier à l’Université Djilali- Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organise, le 23 janvier à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 434e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération nationale.

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

 

Wilaya d’Alger
Dans le cadre de l’éradication des logements précaires, la wilaya d’Alger organise,  le  23 janvier à 6h, la 26e opération de relogement qui touche la localité de Bourouba.

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

 

Éditions Chihab
Les éditions Chihab organiseront, le 25 janvier à 14h, à la librairie Chihab, à Alger, une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage Mémoire d’un combattant de la base de l’Est.

 


gRND

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique par intérim, Azzedine Mihoubi, présidera,  le 24 janvier à 9h au siège du parti, la cérémonie d’installation de la commission chargée de la préparation du congrès extraordinaire.

Ligue algérienne de la pensée et la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, Alger.

UGCAA

L’Union générale des commerçants et artisans algériens organisera, le 26 janvier à 10h en son siège à Alger, une conférence de presse sur les accidents de la circulation.

 

Football

Sports Divers

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