L'éditorial
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Jeudi 13 Août 2020
Journal Electronique

Elan sacrificiel

La célébration du 58e anniversaire de la fête de l’indépendance restera gravée dans les mémoires, marquée par le rapatriement des restes mortuaires de 24 chefs de la résistance populaire à l’invasion coloniale française, parmi lesquels Cheikh Bouziane, Chérif Boubaghla, Moussa El-Derkaoui, Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui et Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, séquestrés plus d’un siècle et demi durant, avec bien d’autres dépouilles de résistants, dans les sombres tiroirs d’un musée parisien. Un hommage solennel leur a été rendu par le peuple algérien, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avant leur inhumation dans une ambiance empreinte d’émotion, hier matin, au carré des martyrs du cimetière El Alia. Si les martyrs de la révolution du 1er Novembre 54 sont toujours restés présents dans le quotidien de l’Algérie indépendante et leur mémoire constamment glorifiée, voilà que par un effet, dont seule l’Histoire a le secret, les Algériens redécouvrent, non plus dans quelque manuel d’histoire mais dans le réel, la matérialité de l’âpre résistance opposée par leurs ancêtres à la conquête de leur pays et le lourd sacrifice consenti pour combattre une soldatesque qui ne reculait devant aucune ignominie pour imposer son ordre de la terreur. Ces symboles témoignent aujourd’hui de cette barbarie génocidaire que d’aucuns tentent encore de faire passer pour une œuvre civilisatrice. Le retour de ces martyrs au pays qui les a vu naître et mourir, avant d’y trouver enfin leur dernière sépulture après un si long exil, reconnecte ainsi le combat libérateur de Novembre à l’élan sacrificiel des premiers héros de la résistance nationale tout en rappelant bien d’autres contentieux mémoriels, parmi lesquels le lourd dossier de la restitution des archives que la France refuse encore de consentir, dont le règlement définitif reste la seule clé pour envisager des relations apaisées entre les deux pays. La restitution des restes mortuaires des résistants algériens, après un long processus de négociation certes, est un signe positif dans ce sens et encourage à persévérer dans cette quête sacrée du recouvrement de la mémoire nationale.
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Un pays souverain,  uni et prospère

L’Algérie de la dignité et de la fierté avait rendez- vous, à la veille du double anniversaire de l’Indépendance et de la Jeunesse, avec les martyrs accueillis avec une charge d’émotion particulière et la déférence dues à leur rang de résistants de la première heure contre le colonialisme barbare, négateur des valeurs civilisationnelles et humaines. Les restes mortuaires des 24 résistants, honteusement conservés 170 ans durant au Musée de l’homme de Paris, ont regagné leur patrie telle qu’ils ont rêvé de la vivre : libre, prospère et fière. Justice est donc rendue au chef de la révolte des Zaâtcha, Cheikh Bouziane, et de ses fidèles compagnons, sauvagement réprimés dans des conditions atroces. Aucun survivant n’a été dénombré, ni parmi les résistants ni parmi les 1.500 hommes et femmes tenant tête jusqu’à la fin à l’armée coloniale. Dans la longue liste des méfaits de la colonisation, qualifiée par le président français Emmanuel Macron de «crime contre l’humanité», cette reconnaissance explicite de la responsabilité de l’Etat français traduit la légitimité du devoir de mémoire inscrit sur le marbre de la nouvelle Algérie, instituant la Journée nationale de la Mémoire, célébrée chaque 8 mai, lançant une chaîne de télévision spécialisée dans l’histoire et appelant les historiens à une écriture de toutes les étapes de la lutte contre le colonialisme. Dans cette dynamique de reconquête de la personnalité et de l’identité nationale, un pas de géant qui en appelle d’autres a été fait. Sur le ciel d’Alger, il flottait un air de liberté aux couleurs de l’Algérie indépendante. Escorté par 3 chasseurs Sukhoï, l’avion militaire a atterri sur l’aéroport international Houari-Boumediène où l’attendait, en ce jour qui coïncide avec la tenue du référendum sur l’indépendance nationale, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d’armée, Saïd Chanegriha, le commandant de la Garde républicaine, le général d’armée Ali Benali, le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, des membres du gouvernement et des cadres de l’ANP. Ce «jour exceptionnel», évoqué dans son intervention par le chef d’état-major, est l’expression d’une cohésion de l’Etat mobilisé pour défendre les valeurs de résistance et d’unité nationale. Il s’agit, d’abord, d’une éclatante manifestation de vérité sur le «vrai visage du colonialisme» et le caractère haineux et raciste des lobbies des résidus du colonialisme. «Il est un exemple à suivre. Ce sont des héros immortalisés par l’histoire», a déclaré le chef d’état-major appelant à tirer les leçons des sacrifices des résistants et saluant les efforts du président de la République et de tous les cadres qui ont permis de traduire en «actes concrets» le retour des chouhada dans leur pays. Mais cet événement historique est également une démonstration de force de la nouvelle Algérie «souveraine, unie, sécurisée et prospère», forte de la communion nationale et pleinement engagée dans le processus de renaissance à tous les niveaux.
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La fête n’en sera que plus belle

A la veille de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance, le rapatriement des crânes des résistants à la barbarie coloniale est un immense acquis pour la réappropriation de la mémoire, à la quelle une journée nationale est consacrée, confortée par la création d’une chaîne nationale spécialisée dans l’histoire comme support au système éducatif. «Notre histoire demeurera toujours au premier plan des préoccupations de l’Algérie nouvelle et de sa jeunesse, une histoire que nous ne saurions, en aucun cas, omettre dans nos relations avec les nations», a souligné le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans son message adressé à la nation à l’occasion du 75e anniversaire des massacres du 8 mai 1945. Plus de 170 ans après, le rapatriement des crânes des 24 résistants traduit la détermination de tous les instants de l’Etat, résolu, dira le président de la République, à «mener à bout cette entreprise pour réunir tous nos chouhada sur cette terre qu’ils ont chérie et pour laquelle ils ont sacrifié ce qu’ils avaient de plus cher». C’est à bord d’un avion militaire que les dignes enfants de l’Algérie de la résistance, «privés de leur droit national et humain», ont retrouvé la paix des âmes dans leur pays qui les a vus naître et mourir en héros. L’annonce solennelle a été faite par le chef de l’Etat, lors de la cérémonie de remise de grade et de médaille aux officiers de l’Armée nationale populaire. Elle est indéniablement marquée du sceau de la «quintessence du devoir» qui est le socle de la nouvelle Algérie imprégnée des sacrifices, du patriotisme et du dévouement exemplaire des aînés. «Je saisis cette opportunité de la fête de la jeunesse pour appeler instamment les jeunes à prendre exemple sur ces héros et à s’imprégner de leur patriotisme et de la morale pour immuniser l’unité de cette nation», a souligné le président de la République. La forte «symbolique» de la remise de grades et de médailles au cœur du Palais du peuple, rehaussée par la présence du dernier membre du groupe des 22, le moujahid Othmane Belouizdad, et du colonel Hassan, chef de la Wilaya 4, est la manifestation éclatante de l’attachement aux fondements unitaires de l’Etat national sauvé de l’effondrement, à la faveur de l’engagement de l’armée aux côtés du peuple dans toutes les épreuves et du sursaut patriotique de la jeunesse avide de changement, de justice et de dignité. Cette symbiose, qui fait agiter les courants et les lobbies racistes de l’autre côté de la Méditerranée, est le rempart infranchissable de la nouvelle Algérie fière et debout.
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Cap sur le Sud

Le nouveau gouvernement, fondamentalement acquis à la satisfaction des besoins des citoyens, n’a pas trop attendu pour traduire en actes les promesses de changement de la nouvelle Algérie, bannissant les pratiques désuètes de la bureaucratie tentaculaire et la gestion opaque des projets de développement générant des retards dans la réalisation, des surcoûts et la dilapidation des ressources financières. En visite à Tindouf à la tête d’une importante délégation, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a lancé les chantiers du renouveau économique et social dans une région appelée à devenir le cœur battant du nouveau modèle de croissance. «Le citoyen doit sentir que l’Etat lui appartient», a déclaré le Premier ministre, attaché à faire des «zones d’ombre» de la wilaya de Tindouf des «zones de lumière». Le lancement des 48 opérations de développement dont 60% dans ces zones démunies, et le projet de 300 logements inscrits au profit des familles nécessiteuses du bidonville «Lotfi» expriment clairement la volonté de l’Etat de venir à bout de ce phénomène «dans les plus brefs délais», en œuvrant à l’amélioration des conditions de vie des exclus du développement. Au sortir de son isolement et de la longue léthargie, Tindouf peut donc rêver à un avenir meilleur. Djerad a ainsi procédé à la distribution de 1.400 logements sociaux et donné le coup d’envoi au projet de 257 lotissements. Toutes les mesures sont également prises pour garantir un approvisionnement en eau potable des citoyens. Frappée du sceau des réalisations socioéconomiques et culturelles, la première sortie du gouvernement traduit toute l’importance accordée à cette wilaya du Sud, riche de ses potentialités minières et agricoles. Elle constitue un atout majeur pour le développement de l’agriculture saharienne qualifiée par le Premier ministre de «projet national» lors de la visite de l’exploitation de l’arganier, une espèce végétale rare. Tous les moyens seront mis à la disposition des agriculteurs, notamment en matière de raccordement à l’électricité, d’acquisition des panneaux solaires et des activités de forage. Le développement agricole et une exploitation optimale de l’énergie solaire, considérée comme un gisement à ciel ouvert, le plus important dans le monde, sont la clé d’un passage à une économie diversifiée, créatrice de richesses et exportatrice des biens et produits locaux.
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Une responsabilité collective

Il n’y a plus de temps à perdre. Dans cette lutte décisive contre la pandémie qui enregistre, depuis deux semaines, un rebond, le durcissement des contrôles est une option prônée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, relevant, avec amertume, le comportement irresponsable de certains citoyens partagés entre le fatalisme et un déni outrancier assimilant la pandémie à un «mythe à visées politiques». Plus qu’un choix, elle est une nécessité impérieuse pour briser au plus vite la chaîne de contamination et assurer la réussite vers un nouveau monde en construction qu’il ne faudra en aucun cas rater. C’est pourquoi, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a procédé à la reconduction du dispositif de confinement qui prévoit la levée du confinement à domicile pour 19 wilayas et un aménagement des horaires (20h à 5 h) pour les 29 autres dont les plus touchées verront la fermeture pour 15 jours des marchés et des centres commerciaux, des lieux à forte concentration de commerce connus pour être des vecteurs importants de contamination. La riposte adéquate et organisée se caractérise par une volonté manifeste de combattre toutes les défaillances en termes de fonctionnement et de gestion de la pandémie, mais aussi le laxisme avéré et les graves manquements aux mesures de prévention et de protection légalement entérinées. Des sanctions, allant de la verbalisation à la fermeture des magasins, sont prévues pour ramener à la raison les contrevenants. Mais, indéniablement, le rôle central des autorités locales, appelées à s’impliquer davantage dans le contrôle sur le terrain, est l’un des éléments clés du dispositif qui donne aux walis, aux chefs de daïra et aux présidents des assemblées populaires communales toute latitude pour prendre les mesures supplémentaires, notamment en matière de suivi de la situation sanitaire et de fonctionnement harmonieux des centres hospitaliers. «La lutte contre la pandémie est une responsabilité collective à travers l’ensemble du territoire national», a affirmé le président de la République. Aux moyens colossaux de l’Etat, veillant à préserver les vies humaines, l’engagement de tous les acteurs et à tous les niveaux est la voie immunitaire pour faire front contre la pandémie comme l’Algérie des épreuves sait si bien le faire.
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Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 Ministère  de la Transition énergétique  
Une rencontre avec le mouvement associatif, présidée par le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, est prévue le 13 août à 9h à la salle de conférences du ministère de l’Energie.

Sonelgaz
Le groupe Sonelgaz organisera le 13 août, à 15h, à l’Institut de formation de l’électricité et du gaz de Ben Aknoun (Alger), la cérémonie de signature des traités de fusion absorption des sociétés filiales du groupe Sonelgaz (Case, Credeg, SMT et Sat Info).

 

MDN
La Direction des industries mécanique militaires procèdera le 11 août, à 11h, au niveau de la société algérienne de l’industrie lourde à Rouiba (Alger), à la distribution des camions Mercedes Benz au profit de la direction centrale du matériel et aux différents organismes publics et privés.

AFIC 2020

Le Forum africain sur l’investissement et le commerce AFIC 2020 aura lieu les 10 et 11 octobre à l’hôtel Sheraton d’Alger, sous le thème «Transformation énergétique, l’économie alternative».

 

Exposition  virtuelle

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Direction de la culture de Tizi Ouzou
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

Fédération algérienne de voile 
Le premier stage des sélections algériennes de voile se déroulera la mi-août à l’Ecole nationale des sports nautiques et subaquatiques d’Alger-Plage (Est).

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