L'éditorial
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Vendredi 24 Janvier 2020
Journal Electronique

Un sens politique aiguisé

Depuis leur intervention salutaire ayant mis fin à la mainmise maléfique de la «bande» sur la destinée du pays, en réponse à une revendication portée par l’ensemble du peuple algérien pour un changement radical de la gouvernance politique et la lutte contre les pratiques maffieuses d’une caste de dirigeants et d’oligarques gravitant autour d’elle, les plus hautes autorités militaires ont géré la situation de crise avec un sens politique aiguisé. Ayant subtilement analysé les dangers qui guettaient l’Algérie que certains courants poussaient à s’aventurer dans une période de transition dont personne ne pouvait garantir qu’elle pouvait s’en dépêtrer et encore moins lui tracer un chemin l’éloignant de l’impasse dans laquelle elle avait été précipitée, le commandement de l’ANP, fidèle à son engagement d’accompagner le peuple dans ses revendications et à les faire aboutir positivement, a clairement et fermement désigné la voie institutionnelle comme seule option salvatrice à même d’extraire le pays de la zone de feu. Neutralisant toutes les mines dont a été jalonné ce parcours, les hautes autorités militaires ont également déjoué toutes les manœuvres sournoises qui ont été inlassablement déployées pour creuser un fossé profond entre les masses populaires de leur allié objectif, l’institution militaire. Avec une main de fer dans un gant de velours, elle a conduit le processus électoral à son terme en dépit des vents contraires et des plans ourdis visant à déstabiliser la nation pour la plonger dans le tumulte inextricable des violences dont elle n’a que trop souffert dans un passé encore récent. Aujourd’hui, la crise institutionnelle est dépassée. Le haut commandement militaire peut se targuer d’avoir satisfait à sa mission d’accompagnement du mouvement du 22 février. L’Algérie a élu son Président, et c’est désormais à ce dernier de s’attacher à concrétiser, avec toute la conviction nécessaire, cette profonde aspiration des Algériens à vivre dans une démocratie ancrée dans une république 2.0 qui consacre les libertés fondamentales, l’équité sociale, l’indépendance de la justice, l’accès par le mérite à l’élite politique pour une gouvernance efficace.
Horizons

La nouvelle République en marche 

L’heure du changement radical a sonné pour permettre l’instauration d’une nouvelle République ouverte aux jeunes compétences. Celle-ci a émergé du scrutin de la transparence qui a permis le retour à la normalité constitutionnelle, conforté par la reconnaissance des quatre candidats de la victoire incontestable du Président élu. Au-delà des divergences, le déroulement normal du vote sans effusion de sang et sans fraude constitue une avancée notable marquée du sceau des acquis du hirak de la rupture avec le régime honni et de l’Autorité nationale indépendante des élections. «Une nouvelle page pour une nouvelle ère et un nouvel état d’esprit» est la profession de foi du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, déterminé à combattre l’exclusivisme, la marginalisation et l’esprit de vengeance. Lors d’une conférence de presse, le président Tebboune a lancé un appel au dialogue «avec quiconque veut éteindre le feu de la fitna et de la division», en tendant la main au hirak et en ayant «un sentiment spécial» pour la Kabylie qu’il est impatient de visiter. «Je m’adresse directement au hirak que j’ai à maintes reprises qualifié de béni pour lui tendre la main, afin d’amorcer un dialogue sérieux au service de l’Algérie et de l’Algérie seulement.» Tous les grands chantiers invitent à une «intégration effective» de la jeunesse dans la vie économique et dans le gouvernement. La nouvelle République appelle nécessairement à la refonte de la Constitution qui sera soumise, en Algérie et à la communauté nationale établie à l’étranger, à un large débat impliquant les intellectuels, les spécialistes et les acteurs de la société civile. Une nouvelle loi électorale, bannissant les anciennes pratiques, est également prévue. Une place importante est accordée à la liberté de la presse que le Président entend défendre «jusqu’au bout», condamnant toutefois «rigoureusement» la diffamation et les insultes. Les fondements de la nouvelle République, respectueuse du rôle efficient des hommes d’affaires dévoués et honnêtes, imposent la poursuite de la lutte contre les auteurs de la dilapidation de deniers publics, le rejet de l’impunité pour les personnes impliquées dans les affaires de corruption et la récupération de l’argent placé frauduleusement à l’étranger. Elle revendique légitimement le statut du «pays pivot», attaché à promouvoir une ère de paix et de stabilité dans la région minée par l’ingérence étrangère aux conséquences désastreuses, notamment au Sahel et en Libye.
Horizons

Le renouveau démocratique

Le scrutin de la transparence s’est imposé pour consacrer le libre choix des citoyens, accompagné de bout en bout par l’Armée nationale populaire et garanti par l’Autorité nationale indépendante des élections, qui a remporté haut la main la bataille de la crédibilité. Et les représentants des candidats et les médias étrangers, présents en force, l’attestent amplement, balayant ainsi le défaitisme des uns et les doutes insidieusement alimentés des autres. La victoire est d’autant plus marquante que le déni démocratique, exprimé par le viol des urnes et du droit de vote, et les tentatives de déstabilisation n’ont eu aucune emprise sur le déroulement du scrutin dont il y a lieu de souligner la retenue et la sagesse des forces de sécurité qui ont traité avec clairvoyance les actes de vandalisme et de violence enregistrés dans certains centres de vote. L’effet inverse s’est produit, boostant le taux de participation qui a atteint 39,93%, voire la barre des 50 à 60% dans 15 wilayas. Même la capitale (19,68%) a osé faire le pas. Le sursaut remarquable des Algériens a privilégié la voie pacifique et démocratique pour sortir de l’engrenage de la crise et barrer la route aux nihilistes et aux aventuriers de la transition chaotique. Selon la formule succulente du président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi, le peuple, qui «a voté l’Algérie avant tout», a porté souverainement à la tête de la magistrature suprême du pays le candidat indépendant Abdelmadjid Tebboune, qui a souffert, en tant que Premier ministre, du despotisme de l’oligarchie prédatrice. En attendant la confirmation du Conseil constitutionnel, le Président élu entend œuvrer à «l’instauration d’une nouvelle République dont les jeunes seront le pilier» et à «tout entreprendre» pour «réaliser les attentes et les aspirations légitimes portées par le hirak du 22 février». Dans les 54 engagements de son programme électoral, «la poursuite de la lutte contre la corruption» et une «nouvelle politique de développement» sont érigées en priorité absolue, pour mettre fin à la gabegie ambiante et redonner espoir aux larges franges de la société, consacrer leur droit au logement, à la sécurité, la retraite et l’accès à des soins de qualité. Le renouveau national, impliquant «pleinement la diaspora», se décline dans le renouvellement du paysage politique, caractérisé notamment par la percée du candidat du Mouvement El Bina, devançant largement les autres concurrents de Talaie El Hourriyet, du RND new look et du Front El Moustakbal.
 Horizons

La nouvelle Algérie en fête 

Un grand pays ne vaut que par un peuple maître de son destin. Incontestablement, malgré le climat de psychose et les «agissements inacceptables» d’une minorité usant de violence et d’intimidations, le rendez-vous décisif du 12 décembre restera à jamais gravé dans la mémoire du peuple algérien. Un peuple riche d’une résistance aux dures épreuves, qui a brisé les chaînes du colonialisme, terrassé le terrorisme instrumentalisé par les défenseurs du «devoir d’ingérence humanitaire» et, aujourd’hui, réduit à néant le scénario du pire conçu par les adeptes du chaos au service des agendas étrangers dûment établis par l’activisme des eurodéputés et des parlementaires français squattant le hirak algérien, oubliant le traitement réservé aux Gilets jaunes. Le rempart infranchissable, solidement ancré dans l’union sacrée du peuple et de son armée, a déjoué la conjuration, en offrande à la nouvelle Algérie en fête. A l’appel de la patrie, le «devoir national» a marqué l’urne de la refondation démocratique et de la stabilité. L’affluence appréciable des citoyens aux urnes et la participation en augmentation continuelle de la communauté nationale à l’étranger traduisent le sursaut patriotique en totale adéquation avec l’esprit de responsabilité, de maturité et de civisme des premières revendications du hirak, malheureusement dénaturées par les partisans de la violence et du diktat anachronique. Le choix de la majorité a prévalu dans des «conditions normales à 95%», comme le souligne le président de l’Autorité nationale indépendante des élections, Mohamed Charfi, appelant au respect rigoureux du «devoir de réserve et de neutralité» pour se prémunir contre les incertitudes du «scrutin de demain» dont le peuple est «le premier observateur». Un numéro vert et un registre de doléances ont été mis à la disposition pour signaler toute entrave ou manquement. C’est dans un air de fête démocratique que l’urne de la transparence et de la régularité a définitivement tourné la page sombre d’un régime prédateur et autocrate, en jetant les bases d’une Algérie porteuse d’un espoir de changement à la hauteur des aspirations du peuple avide de progrès, de liberté et de dignité retrouvée.
 Horizons

Les urnes du changement

 

L’heure de vérité a sonné. C’est aujourd’hui que les 24 millions d’électeurs exerceront librement et souverainement leur droit de vote constitutionnellement consacré, bien au-delà des actes d’intimidations et des brimades répréhensibles, relevés particulièrement en France. Si ces pratiques antidémocratiques ont eu l’effet inverse, en provoquant un sursaut de dignité des votants venus en force accomplir leur devoir électoral, le rendez-vous historique d’aujourd’hui est l’acte fondateur de la nouvelle Algérie, riche de son pluralisme et des acquis du hirak, connu pour son attachement au pacifisme, son esprit de maturité et son comportement civilisationnel, vantés dans le monde entier. Toutes ces valeurs consensuelles, gravement altérées par des visions partisanes à courte vue, sont au cœur d’un changement inéluctable, perceptible dans le démantèlement de la bande et la fin de l’impunité des responsables de la dilapidation massive de deniers publics. La rupture marque également la fin de la fraude enracinée dans un régime despotique et, qu’on se le dise, secrétant le système des quotas qui a profité aux partis politiques, toutes tendances confondues, totalement disqualifiés. Le temps de la fraude sous toutes ses formes est révolu grâce à l’Autorité nationale indépendante des élections, qui a instauré un système électronique de surveillance performant et appelant, par la voix de son chargé de la communication, les médias, les citoyens et les candidats à dénoncer toute tentative de fraude. Outre les mesures sécuritaires drastiques, l’Anie a mobilisé tous les moyens humains pour relever le défi de l’intégrité et de l’équité du scrutin conçu, selon l’appréciation du président de l’Anie, Mohamed Charfi, comme «une plateforme solide» et «la base du changement du régime qui n’a eu de cesse de compter sur les méthodes corrompues et disperser les coalitions devant la primauté des maigres intérêts». Les urnes du changement pacifique, dont les balbutiements se font sentir dans le vote appréciable de la communauté nationale à l’étranger, recommandent un haut degré de conscience et d’engagement patriotique pour placer le devenir de l’Etat nation au-dessus de toute considération et éviter le piège de la fitna, dramatiquement vécue par l’Algérie de la dérive sanglante.

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L'agenda

Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, effectuera le 23 janvier une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.

Ministère des Affaires étrangères
Le ministère des Affaires étrangères organise, le 23 janvier à 8h au Centre international des conférences (Alger), une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye.

Ministère de la culture
La ministre de la Culture, Malika Bendouda, présidera, le 25 janvier à 15h30 au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (Alger), la cérémonie en l’honneur du groupe artistique de la pièce théâtral GPS.

Ministère de l’Enseignement supérieur

La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et 26 janvier à l’Université Djilali- Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organise, le 23 janvier à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 434e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération nationale.

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

 

Wilaya d’Alger
Dans le cadre de l’éradication des logements précaires, la wilaya d’Alger organise,  le  23 janvier à 6h, la 26e opération de relogement qui touche la localité de Bourouba.

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

 

Éditions Chihab
Les éditions Chihab organiseront, le 25 janvier à 14h, à la librairie Chihab, à Alger, une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage Mémoire d’un combattant de la base de l’Est.

 


gRND

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique par intérim, Azzedine Mihoubi, présidera,  le 24 janvier à 9h au siège du parti, la cérémonie d’installation de la commission chargée de la préparation du congrès extraordinaire.

Ligue algérienne de la pensée et la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, Alger.

UGCAA

L’Union générale des commerçants et artisans algériens organisera, le 26 janvier à 10h en son siège à Alger, une conférence de presse sur les accidents de la circulation.

 

Football

Sports Divers

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