L'éditorial
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Mardi 21 Janvier 2020
Journal Electronique

L’unité et la stabilité de toutes les urgences 

L’Algérie arrivée à bon port a réussi brillamment le saut de la réelle démocratie véhiculant une nouvelle gouvernance à hauteur des revendications citoyennes. Cet acquis inestimable est l’aboutissement d’un engagement inconditionnel de l’armée «toujours et pour l’éternité aux côtés du peuple», selon la formule pertinente du «martyr du devoir», feu le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah. L’union sacrée a prévalu dans cette «étape sensible» pour endiguer la conjuration de la bande et de ses relais officiant pour l’ennemi historique. Elle s’est traduite par «le rôle primordial qu’a joué l’ANP aux côtés du peuple algérien face au complot dangereux qui visait la stabilité de l’Algérie et les fondements de l’Etat, et la neutralisation de ses institutions constitutionnelles pour la faire sombrer dans un marais de chaos et de violence», a indiqué le général-major Saïd Chanegriha, chef d’état-major par intérim, lors de la réunion tenue hier au siège de l’état-major, en présence de tous les cadres de l’ANP. «Nous réaffirmons que nous restons mobilisés au service de la patrie et nous ne dévierons jamais de nos engagements constitutionnels quelles que soient les circonstances», a souligné le général-major. Le retour à la normalité constitutionnelle s’impose en réalité intangible dans la nouvelle Algérie du renouveau démocratique porté par la jeune génération des cadres, des entrepreneurs et des investisseurs. Le visage de cette Algérie rassembleuse, ambitieuse à souhait et forgée à l’aune du savoir-faire se décline dans le gouvernement des compétences et de l’ouverture aux jeunes injustement frappés de marginalisation. A pas mesurés, la marche en avant accompagne les avancées réalisées dans la consolidation de la nouvelle République confrontée aux chantiers de la refondation de l’Etat et de la relance économique, au moment où les défis sécuritaires pointent aux frontières. Face à la menace d’intervention étrangère, clairement exprimée par l’annonce du déploiement des troupes en Libye voisine, le Haut-Conseil de sécurité, présidé par le président de la République, a décidé d’une «batterie de mesures» pour garantir la protection de nos frontières et permettre le retour en force de l’Algérie sur la scène régionale et internationale. L’Algérie de toutes les épreuves reste le rempart inexpugnable sur lequel se briseront toutes les tentatives de déstabilisation.
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Les défis d’un gouvernement de compétences 

Le premier gouvernement de la nouvelle République consacre une volonté d’ouverture en rupture avec une classe politique totalement discréditée et laminée par le mouvement citoyen, «béni», du reste, par le président de la République, porteur d’une dynamique de changement. Deux semaines seulement après l’élection du président Abdelmadjid Tebboune, la nomination au poste de Premier ministre d’Abdelaziz Djerad, en partisan convaincu du hirak, consacre un gouvernement de compétences, marqué du sceau du dialogue et incarné par un universitaire, haut fonctionnaire et diplomate. Le profil du Premier ministre, alliant compétence et expérience, renseigne sur l’urgence d’une nouvelle gouvernance pour rétablir la confiance avec le peuple et jeter les bases d’un dialogue national fructueux. Il s’agit là d’une priorité majeure réitérée par le président de la République tendant la main à tous les enfants de l’Algérie, sans discrimination ni exclusion. «Nous sommes aujourd’hui devant un défi majeur qui consiste en le recouvrement de la confiance de notre société», a déclaré le Premier ministre, relevant «la nécessité de travailler avec l’ensemble des compétences nationales, des cadres du pays et des citoyens et citoyennes». Cette vision s’appuie sur une refonte graduelle qui prépare la voie à une intégration de la nouvelle génération dans la gestion des affaires politiques et économiques de la cité. L’arrivée de ministres de moins de 30 ans dans le gouvernement de compétences sera le signe précurseur d’un changement en profondeur des pratiques et du fonctionnement des institutions nationales. «C’est cette génération qui s’est exprimée et qui doit sentir qu’elle est représentée», a affirmé le politologue Djerad sur les ondes de la Radio Chaîne III. En homme de dialogue et d’ouverture, le Premier ministre accompagne la mue démocratique qui trouve sa signification dans l’intégration de la nouvelle génération dans la gouvernance économique. Un département ministériel pour les start-up et les entreprises émergentes dirigées par de jeunes cadres et la création d’une banque de données destinée aux jeunes porteurs de projets sont les vecteurs d’un changement de mode de gestion pour et par de jeunes entrepreneurs. «Vous avez non seulement le soutien de l’Etat, mais je m’engage à incarner vos programmes», a déclaré Tebboune à l’adresse des jeunes lors de sa première sortie officielle à la Foire de la production nationale. Il s’agit d’un axe majeur d’un programme fondé sur les impératifs d’une économie forte et diversifiée, défendue par tous les acteurs et les hommes d’affaires patriotes et intègres.
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Unité et vigilance 

La convergence entre la nouvelle République et le peuple dans la quête d’un changement démocratique profond se renforce. Si les scènes de communion, marquées par la déferlante humaine enregistrée lors de l’inhumation du défunt Ahmed Gaïd-Salah, ont révélé le lien indéfectible entre le peuple et son armée dont elle constitue la profondeur stratégique, les marches pacifiques ont davantage conforté un attachement viscéral aux principes immuables de l’unité nationale, au refus de toute ingérence extérieure et au dialogue en vecteur civilisationnel pour transcender les divergences somme toute factices. Sortie plus forte que jamais de la dure épreuve, la nouvelle République a tendu la main au hirak «béni» à plusieurs reprises par le président de la République, Abdelmadjid
Tebboune, engagé à «concrétiser ce qui reste des revendications». Dans ce dialogue «au service de l’Algérie et seulement l’Algérie», l’exigence d’un front uni se mesure à l’aune des chantiers de la refondation démocratique et de la relance d’une «économie forte et diversifiée», créatrice de richesses et d’emplois. Dans cette nouvelle Algérie, particulièrement ouverte aux compétences jeunes dans la gouvernance politique et économique, l’enjeu est d’autant plus déterminant que la menace sécuritaire est fortement présente à nos frontières. En victimes expiatoires, le Mali et la Libye ont payé le prix fort de la présence occidentale et des guerres par procuration. Au Mali, la population revendique ouvertement la fin de l’ingérence qui prend des proportions inquiétantes en Libye enlisée dans des luttes fratricides et devenue un champ d’opérations pour des puissances régionales et mondiales lancées dans la course à l’accaparement des richesses libyennes. A la loi des milices et des mercenaires se greffe maintenant le déploiement des forces étrangères dans une dérive aux conséquences dangereuses pour la sécurité et la stabilité de la région. Le défi sécuritaire se pose avec acuité. Il est clairement perçu par les citoyens, évoquant dans les réseaux sociaux le péril de l’ingérence étrangère dévastateur. Une batterie de mesures a été, de ce fait, édictée par le Haut-Conseil de sécurité, réuni sous la présidence du président de la République, pour garantir la protection de nos frontières et notre territoire. Dans le même élan populaire, incarné par la mobilisation électorale et l’hommage rendu au «martyr du devoir», le peuple algérien saura faire preuve d’unité et de vigilance à la hauteur des défis actuels.
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Attitude proactive

La réunion du Haut-Conseil de sécurité sous la présidence du chef de l’Etat en cette conjoncture régionale particulière est significative sur deux aspects. Le premier est d’ordre sécuritaire. En effet, aux frontières de l’Algérie, les manœuvres de puissances étrangères à la région, qui se déploient insidieusement ou de manière ostentatoire, jettent une ombre inquiétante sur la stabilité de l’environnement immédiat de l’Algérie, notamment au Mali et en Libye. A ce titre, ce qui se passe en Libye, avec la récente offensive des troupes du maréchal Haftar, qui a bénéficié du feu vert et du soutien de certaines puissances, pour déloger le gouvernement internationalement reconnu et faire main basse sur la capitale Tripoli, a créé une situation explosive. Ce qui a poussé les adversaires du maréchal à contracter des alliances à même de contrecarrer ses plans. Les risques d’un embrasement se faisant plus menaçant, l’Algérie ne pouvait que se conformer au principe de précaution. De fait, le Haut-Conseil de sécurité, fait ainsi état le communiqué de la Présidence, «a décidé d’une batterie de mesures à prendre pour la protection de nos frontières et notre territoire national, et la redynamisation du rôle de l’Algérie au plan international, particulièrement en ce qui concerne ces deux dossiers, et de manière générale dans le Sahel, la région saharienne et l’Afrique».

L’autre aspect, en effet, porte sur la place qui revient à l’Algérie dans le jeu d’influence et de puissance qui se développe au sein de la zone nord-africaine et sahélo-saharienne, mais également sur l’ensemble du continent. Nul doute que le poids de l’Algérie, sur les plans tant militaire, économique que diplomatique, ne peut être ignoré, à condition, toutefois, que l’Algérie sorte de la passivité incompréhensible dans laquelle elle a été confinée plusieurs années durant et adopte une attitude proactive en défendant âprement ses intérêts stratégiques. Cette réunion du Haut-Conseil de sécurité envoie justement le message clair que l’Algérie d’aujourd’hui ne compte pas reconduire cette politique autarcique, timorée, et qu’elle saura forcer au respect qui lui est dû dans son arrière-cour et qu’elle est résolue à recouvrer sa sphère d’influence et conquérir la place qui lui revient dans ce marché continental émergent.

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L’Algérie au cœur 

Les scènes de communion sont affolantes de générosité et de gratitude. Dans un moment de grande douleur, l’Algérie a retrouvé toute sa grandeur et sa dignité au cours de la cérémonie de recueillement qui a réuni, dans un remarquable élan de fraternisation, tous les responsables de l’Etat, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, particulièrement affecté par la perte du «martyr du devoir», et le chef d’état-major de l’ANP par intérim, le général-major Saïd Chengriha, rendant un ultime hommage au défunt Ahmed Gaïd-Salah. La présence importante des représentants du corps diplomatique traduit la reconnaissance de la légitimité de la nouvelle République ment portée par un peuple affluant de toutes les wilayas pour accompagner à sa dernière demeure le symbole du sacrifice au service de l’Algérie novembrienne. Le mot d’ordre «armée, peuple, khawa, khawa, et Gaïd Salah avec les martyrs» a refleuri pour reconquérir les rues de la capitale. Des citoyens, jeunes et moins jeunes, se sont massés très tôt le matin au Palais du peuple et le long de la place Addis-Abeba jusqu’au cimetière El Alia, en passant par l’avenue de l’Indépendance, la place du 1er-Mai et l’avenue de l’ALN. A l’intérieur du pays, des tentes de recueillement ont été érigées et des registres de condoléances ont été mis à la disposition des citoyens qui se sont également rendus aux sièges des Régions militaires pour exprimer leur attachement aux convictions patriotiques du disparu. Le hirak civique, dans sa pureté originelle, était là pour voter une seconde fois, en moins de deux semaines, et accompagner la marche pacifique et démocratique de l’Algérie nouvelle. Le formidable et non moins impressionnant élan populaire a définitivement tourné la page de la conjuration. La victoire est totale pour le défunt qui a consacré toute sa vie à servir l’Algérie combattante et indépendante. Dans l’oraison funèbre, le directeur de la communication et de l’orientation au ministère de la Défense nationale, a rappelé toutes les qualités du «martyr du devoir» portant l’Algérie au cœur.
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L'agenda

 

FCE

Sous le patronage des ministres des Finances et du Commerce, et en présence du wali de Tipasa, la délégation du Forum des chefs d’entreprise de Tipasa organise, le 21 janvier , à 9h, à l’Université Mosli-Abdellah, une journée d’étude sous le thème «la loi de finances 2020 et son impact sur les entreprises économiques».

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

DGF
La Direction générale des forêts organise, le 22 janvier  , à partir de 14h30, à l’hôtel Golden Tulipe d’Alger, un atelier consacré à la valorisation des produits forestiers à travers la validation du rapport juridique établi par un expert de la FAO.

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Hodna Soummam

L’agence de bassin hydrographique algérois Hodna Soummam organise le 21 janvier , à 13h, à Aïn Benian (Alger), une journée de sensibilisation sur l’économie d’eau, à l’occasion de l’installation officielle d’une «classe d’eau» à l’école Larbi-Tebessi.

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

Machaâl EchaHid

L’association Machaâl Echahid, en collaboration avec le quotidien El Moudjahid, organise, le 22 janvier à 10h, à l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’état-major de l’Armée de libération nationale (ALN), une conférence de la mémoire en hommage à ses membres.

Ambassade de la RASD

L’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique organise le 21 janvier , à 10h30, au Centre médiatique sahraoui (Didouche-Mourad, Alger), une rencontre sur la cause sahraouie, animée par l’ambassadeur sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, et Saïd El Ayachi, président de la Commission nationale algérienne pour la solidarité avec le peuple sahraoui.

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

Football

Sports Divers

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