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L'éditorial
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Vendredi 06 Décembre 2019
Journal Electronique

 

L’urne immunitaire

La voie du Sud se fera entendre avec force dans l’Algérie en campagne pour consacrer la nouvelle ère démocratique. Le choix majoritaire des candidats en lice rend justice à une région longtemps frappée d’ostracisme incompréhensible et néanmoins présente lors de tous les rendez-vous historiques. L’esprit de sagesse, de résilience et de pondération est une vertu essentielle du Sud algérien, déterminé à laisser s’exprimer librement le choix des urnes en précurseur des manifestations populaires essaimant, de Tébessa à Tlemcen et d’Alger à Tamanrasset, les contrées de l’Algérie profonde en communion avec les composantes de la société algérienne et de la classe politique majoritairement acquise au scrutin de la nouvelle Algérie en marche. A voix forte, les représentants de la société civile, structurés notamment dans la famille universitaire et les organisations patronales, décrètent la mobilisation tous azimuts pour la réussite du rendez-vous historique du 12 décembre. La destination du Sud bat donc en brèche la vision réductrice de l’Algérie outrageusement assimilée au magma de la capitale, bien en deçà des fondements unitaires et pluriels de l’Algérie unie dans sa diversité. Le message d’Adrar vaut la réhabilitation de ces valeurs fondamentales héritées de la grande révolution nationale et ancrées dans l’Algérie indépendante confrontée, il y a près de 3 décennies, aux défis de l’intolérance et des divisions fatales. L’urne immunitaire se distingue par le caractère inédit de la campagne et, notons-le, la matrice consensuelle du processus électoral. Un consensus forgé à l’aune de l’Autorité nationale indépendante des élections et d’un partenariat rassemblant les candidats et les médias mobilisés pour une contribution efficiente à la consolidation des bases de la démocratie constitutionnelle, en rempart aux dérives sectaires et aux tentations aventurières d’une minorité tournant le dos au verdict des urnes. Toutes les conditions sont réunies pour assurer le bon déroulement du processus électoral conforté par les assurances de l’Armée nationale populaire, qui a indiqué que toutes les dispositions ont été prises pour la sécurisation des urnes et le déroulement dans «un climat de quiétude et de sécurité» de la campagne à travers tout le territoire national. D’«amples instructions» et des «orientations nécessaires» ont été données par le haut commandement de l’ANP à tous les services de sécurité concernés pour garantir les conditions adéquates et permettre au peuple algérien de «participer massivement à la campagne électorale et au prochain scrutin présidentiel en toute liberté et transparence». Le devoir d’accompagnement et d’engagement de l’ANP est la clé de sauvetage de l’Etat nation, menacé par les agissements criminels des affidés de la bande et des nostalgiques de l’éden perdu.
 Horizons

 

Transparence,équité et éthique 

A la veille du lancement de la campagne électorale, les 5 candidats ont signé la charte d’éthique proposée par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’Algérie engagée dans le défi de la refondation démocratique qui impose une nouvelle gouvernance politique et économique. Autour de l’Anie, en véritable précurseur du changement radical perceptible dans l’enracinement des valeurs de transparence, de neutralité et d’égalité des chances des candidats en course, les signes avant-coureurs se manifestent également dans le basculement dans une nouvelle ère qui privilégie une compétition saine dans un climat apaisé. Une nouvelle culture démocratique caractérise la charte de l’éthique, bannissant le recours à «tous propos diffamatoires, insultes ou invectives», aux moyens et autres avantages liés à leur fonction, et lançant la chasse à l’argent sale. Placés sur un pied d’égalité, les cinq candidats sont tenus de respecter le programme des réunions, des meetings et des espaces publicitaires validés par l’Anie, en s’abstenant de «toute déclaration erronée concernant les résultats officiels du scrutin». Le basculement dans l’Algérie nouvelle interpelle les acteurs tout aussi comptables de la réussite du processus électoral. La signature de la charte par les médias, appelés par l’Autorité de régulation de l’audiovisuel à un traitement équitable, transparent et objectif, a valeur d’exemple dans un secteur stratégique. Et c’est assurément dans le nerf de la campagne électorale que le changement se fait sentir. «L’ère de la corruption est révolue et la justice a prouvé qu’elle est à l’affût de tous les corrompus», a déclaré le ministre de la Communication, Hacène Rabehi. La lutte contre le financement occulte, qui a fait par le passé des dégâts, passe nécessairement et impérativement par le contrôle de l’argent de la campagne par des commissaires aux comptes, la déclaration des sources de financement, l’interdiction des dons sous quelque forme que ce soit, toute contribution de quelque origine que ce soit. Il est institué un plafonnement des dépenses au premier et, éventuellement, au second tour pour les candidats auxquels il est également exigé d’établir un compte de campagne présenté par un commissaire aux comptes ou un expert comptable et adressé à l’Anie, déterminée à garantir un scrutin «démocratique, transparent et propre». Le socle d’une compétition intègre et propre est posé.
Horizons

Responsabilité

Demain, avec le début officiel de la campagne électorale, la solution de sortie de crise par la voie constitutionnelle négocie un tournant important avant le scrutin du 12 décembre qui va dessiner le proche avenir du pays. Les cinq candidats, dont les dossiers ont été successivement validés par l’Autorité nationale indépendante des élections et le Conseil constitutionnel, entreront en lice pour conquérir un électorat qu’ils doivent convaincre doublement. Ils auront d’abord, en effet, à sensibiliser les citoyens à l’importance de ce rendez-vous électoral pour sortir le pays de l’impasse politique dans laquelle il est embourbé, et, ensuite, amener la majorité d’entre eux à se rendre aux urnes le jour du scrutin. Vaincre le phénomène abstentionniste qui caractérise les scrutins en Algérie et même ailleurs est le défi primordial à relever. Chacun d’eux aura aussi à déployer tout son arsenal de séduction pour amener les Algériens à adhérer à son programme politique et voter en sa faveur. Les cinq prétendants à la magistrature suprême du pays ont déjà commencé, pour certains, à rendre publiques les grandes lignes de leurs programmes électoraux, tout en appelant les électeurs à participer massivement au rendez-vous du 12 décembre. Des électeurs qui ont, pour bon nombre, exprimé leur adhésion à la prochaine échéance en organisant des marches de soutien à travers plusieurs villes du pays. Dès demain, les postulants à la magistrature suprême auront toute latitude de s’adresser au plus grand nombre à travers les médias, publics et privés, qui sont astreints par la loi à leur ouvrir équitablement tribune. Le tirage au sort du programme d’intervention de ces candidats dans les médias audiovisuels s’est déroulé jeudi en présence des cinq candidats et sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections, dont le président a assuré que tous les moyens techniques et humains sont mobilisés pour le bon déroulement de la campagne électorale, s’engageant à accomplir son rôle légal et de contrôle dans le cadre des missions qui lui sont confiées. De son côté, l’Arav a appelé les médias audiovisuels et électroniques à informer les citoyens avec «responsabilité» et à faciliter l’accès des candidats à l’opinion publique nationale, en Algérie et à l’étranger, en toute objectivité, transparence et équité. Chacun des cinq candidats en lice aura jusqu’au 8 décembre prochain pour faire pencher la balance de son côté.
 Horizons

Justice et égalité 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est le cas de le dire pour ce qui concerne le dossier sensible de l’emploi qui suscite l’intérêt grandissant du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, appelant à la régularisation impérative et définitive des contrats de pré-emploi qui touchent une partie importante de la jeunesse. Une vision globale, adaptée aux réalités du marché, fonde la nécessité de conforter les passerelles entre l’administration et l’entreprise au profit de cette catégorie de la société. Cette priorité dicte une prise en charge rigoureuse des jeunes bénéficiaires au menu de la réunion interministérielle, présidée par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, effectuant une radioscopie complète pour la mise en œuvre d’un plan d’action qui objective les critères et un échéancier bien défini pour permettre, dès novembre 2019, le lancement du processus notamment dans les secteurs porteurs de l’éducation nationale, de la santé, des collectivités locales et de la jeunesse et des sports. Ce n’est que justice pour les jeunes travailleurs, souffrant de précarité et désormais réhabilités à la place qui sied à leur contribution efficace à l’enracinement de la mission de service public. En vertu de l’Etat de droit qui consacre l’égalité citoyenne et la solidarité nationale, cette intégration méritée s’interprète comme une juste réparation d’une situation inconcevable. Dans le Sud, cet engagement de l’Etat prévaut pour combattre le chômage et lever les entraves en matière d’emploi. Dans une dizaine de jours, un plan détaillé sera élaboré, selon le ministre du Travail, Tidjani Hassan Haddam, porteur d’une «réflexion profonde», avec tous les secteurs concernés autour de la «refondation du système de formation professionnelle au niveau des wilayas du Sud pour une réelle adaptation des qualifications des demandeurs d’emploi aux offres de travail exprimées par les entreprises». Mais, assurément, la priorité de l’emploi au Sud, qui revient de droit à la main-d’œuvre locale et des jeunes diplômés, est l’affaire de tous. Elle exige une implication conséquente et coordonnée de tous les acteurs au niveau local.
Horizons

un enjeu majeur 

A un mois, jour pour jour, de la présidentielle de tous les enjeux, les candidats en course se préparent à partir en campagne pour la conquête de l’électorat en baromètre incontournable de leur représentativité et de la réussite du processus électoral. Si toutes les conditions de crédibilité et de sécurité des urnes sont réunies, le principal défi réside, cependant, dans cette capacité de mobilisation de la population dont les manifestations de soutien aux élections laissent espérer un engouement à la hauteur des attentes pour un changement en profondeur. La bataille électorale sera celle des programmes objectivement affinés dans les sorties sur le terrain et globalement ancrés dans les certitudes partagées par tous les candidats, s’agissant notamment de la viabilité de la solution constitutionnelle, la lutte contre la corruption, la refondation de l’Etat et l’urgence d’un changement par la voie pacifique. Mais elle se renforce aussi par le choix des alliances, dictée par le souci de procéder à un élargissement de la base électorale. Ce qui, indéniablement, renseigne sur l’implication active des autres formations politiques acquises au scrutin du 12 décembre. En rupture avec une gouvernance défaillante et avec l’ère de la légitimité révolutionnaire, la légitimité constitutionnelle est par excellence l’acte de naissance de la nouvelle Algérie qui sortira des urnes de la transparence et appelée à répondre aux urgences économiques et sociales. La consolidation de l’édifice institutionnel, garant du retour à la stabilité, favorise la relance d’une économie confrontée à des «contraintes drastiques». Le constat, dressé par l’Union nationale des entrepreneurs publics, révèle des «situations extrêmement difficiles à gérer qui hypothèquent la vie même de nombreuses entreprises». L’organisation patronale estime que «cette situation de stagnation économique, si elle venait à se poursuivre, risque d’avoir pour conséquences, notamment la déliquescence du tissu industriel national et l’aggravation du chômage qui touche de nombreux citoyens, en particulier les jeunes». A l’heure du choix de son destin, l’Algérie au-dessus de toutes les considérations n’a besoin ni de tergiversations ni de faux fuyants.
 Horizons

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 

APN
L’Assemblée populaire nationale tiendra, le 05 décembre, une séance plénière consacrée à la présentation et l’examen du projet de loi modifiant et complétant la loi 19-04 relative au placement des travailleurs et au contrôle de l’emploi, du projet de loi modifiant la loi 13-01 portant orientation et organisation du transport terrestre et du projet de loi modifiant la loi 21-15 portant loi d’orientation sur la recherche scientifique et le développement technologique.

Conseil de la nation
Le Conseil de la nation poursuit ses travaux en séance plénière, le 05 décembre à 14h30, consacrée au vote du projet de loi complétant et modifiant la loi n°84-09 relative à l’organisation territoriale du pays.

 

Ministère de l’Habitat
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud, présidera, le 05 décembre à 10h30 à Mutuelle des travailleurs des travaux publics de Zéralda (Alger), la cérémonie de remise des clés aux bénéficiaires de logements AADL et LPP.

Ministère de la Solidarité
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, présidera,  le 05 décembre, à 9h30, au CNFPS, l’ouverture des travaux de la session ordinaire du Conseil national des personnes aux besoins spécifique.

Ministère du Tourisme
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, effectuera,  le 05 décembre, à partir de 13h, une visite de travail dans la wilaya d’Alger.

Ambassade de la RASD
L’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique à Alger organisera, du 19 au 23 décembre, les travaux du 15e congrès du Front Polisario.

Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture
La Commission nationale algérienne pour l’Unesco, organisera, le 7 décembre à 10h, en son siège, une conférence sur les valeurs éthiques de l’intelligence artificielle, animée par Ahmed Benzelikha.

MDN
La 1re Région militaire organisera de 2 au 5 décembre, au Complexe sportif régional militaire de Blida, le championnat national militaire de judo.

Sonelgaz
La Société nationale de l’électricité et du gaz organisera, le 7 décembre, à 8h, à l’IFEG de Ben Aknoun (Alger), la 24e journée de l’énergie.

 

 

 

ANVREDET
L’Anvredet, en collaboration avec la DGRSDT, poursuit à l’Université Abdelhamid-Mehri Constantine 2 la rencontre «Innovation et entrepreneurship».

 

 

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 05 décembre , à 10h, la 420e rencontre au musée, avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

AARC
L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel organisera, le 7 décembre à 15h30 à Dar Abdellatif (Alger), une exposition de peinture, intitulée «Genèse», de l’artiste Yasmine Siad.

Musée des beaux-arts
A l’initiative de l’ambassade de l’Espagne à Alger, de l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando et de l’Institut Cervantès d’Alger, une exposition «Goya physionomiste», en hommage au peintre et sculpteur espagnol Goya, se tiendra jusqu’au 15 décembre au Musée des beaux-arts d’Alger.

Commission nationale pour l’éducation, la science et la culture
Le comité technique «communication et information» de la Commission nationale algérienne pour l’Unesco organisera le 7 décembre à 10h en son siège, au Palais Mustapha-Bacha (Alger), une conférence sur les valeurs éthiques de l’intelligence artificielle, animée par le président du comité, Ahmed Benzelikha.

TNA
Le Théâtre national algérien organise, le 05 décembre  à 16h, la générale de la pièce «Ezzawech» de Kamel Yaïche.

 

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

 

Football

Sports Divers

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