L'éditorial
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Vendredi 24 Janvier 2020
Journal Electronique

Une pause salvatrice

Dans un contexte de fragmentation politique et idéologique, Yennayer vient à point nommé pour réaffirmer l’unité du peuple algérien dans la diversité de ses cultures, forgées dans la profondeur millénaire de son histoire. La célébration officielle de Yennayer marque, si besoin est de le rappeler, un moment de symbiose nationale qui permet à la nation algérienne toute entière de régénérer ses forces face à l’adversité des forces centrifuges qui travaillent à son émiettement, de manière toute aussi inlassable que vaine, comme le démontrent chaque jour les citoyens dans leur vie quotidienne ou dans les moments historiques qui déterminent leur avenir. En fêtant Yennayer, les Algériens se sont réconciliés avec leur riche histoire, qu’ils peuvent désormais explorer sans complexe, et tirer fierté de savoir qu’ils n’étaient pas un fatras de tribus qu’une contrainte coloniale a aggloméré en 1830, encore moins un repaire de pirates à la solde de l’empire ottoman et certainement pas les rejetons d’une cohorte de migrants inconnus venus d’Orient ou d’Occident. En célébrant Yennayer dans toute la diversité des expressions festives, l’Algérie cimente son unité dans la joie, un sentiment si précieux pour repousser avec la vigueur nécessaire les doutes instillés insidieusement par ses ennemis. Yennayer est ainsi un hymne à la terre natale, mais aussi une ode à la terre maternelle, nourricière, si malmenée en ces temps de technologies agressives, et une pause salvatrice pour chanter les vertus de la solidarité et du partage, un instantané exceptionnel du bonheur de vivre-ensemble, que l’Algérie veut d’ailleurs promouvoir au niveau international pour rendre vivable un monde déchiré par les conflits de toutes natures. Repère historique et culturel, Yennayer peut aussi être ce trait qui pointe vers l’avenir, trace le chemin vers une société apaisée au pas sûr vers le progrès humain et technologique, un modèle qui pourrait illuminer aussi la voie à tous les peuples de ce continent si tourmenté, le nôtre, qu’est l’Afrique, après avoir été le phare qui les a conduits vers la libération du joug des oppresseurs étrangers.
Horizons

Un ordre démocratique nouveau

Le tempo est donné. La locomotive du changement démocratique conformément aux engagements pris par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est lancée pour concrétiser les attentes des citoyens aspirant à une meilleure gouvernance politique et économique en rupture totale avec l’ère du despotisme et du règne oligarchique qui ont mis en péril les fondements de l’Etat national. La refonte totale de l’Etat s’impose pour favoriser de nouvelles méthodes de gouvernance exprimées par le gouvernement de compétences et de performance. Placé à la «tête des priorités», le chantier de la révision constitutionnelle est entamé pour permettre l’édification de la nouvelle République porteuse d’un «ordre démocratique fondé sur le pluralisme politique et l’alternance au pouvoir, une réelle séparation et un meilleur équilibre des pouvoirs». L’urgence est décrétée par le président de la République. «Elle est nécessaire, car seule une révision profonde de la Constitution est à même de permettre la rénovation des modes de gouvernance à tous les niveaux de responsabilité et particulièrement au niveau des plus hautes institutions de la République. Dans ce cadre, je me suis engagé clairement pour mettre en place une nouvelle Constitution qui prémunira le pays contre toute forme d’autocratie, garantira la séparation des pouvoirs, assurera leur équilibre, confortera la moralisation de la vie publique et protégera les droits et libertés du citoyen», a souligné le président Tebboune dans une lettre de mission adressée au président du comité d’experts. Ledit comité est donc chargé de formuler des propositions dont les axes ont été clairement définis. Il s’agit en l’occurrence d’œuvrer au renforcement des droits et libertés des citoyens, à la moralisation de la vie politique, à la consolidation de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, à la mise en place des mécanismes de contrôle et d’évaluation de l’action du gouvernement par le Parlement, à la consolidation de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de l’égalité des citoyens devant la loi, et à la consécration constitutionnelle des mécanismes d’organisation des élections. Le chantier est certes immense. Mais la mission est chargée de promesses de renouveau. 

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La feuille de route de la nouvelle République

La nouvelle République se déploie pour consacrer les vertus du changement dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle. Dans son intervention prononcée en Conseil des ministres, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ainsi appelé à «redresser la situation générale du pays à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat et le recouvrement de la confiance des citoyens». De «nouvelles méthodes de gouvernance» structurent la quête de la performance et de l’exemplarité pour tourner définitivement la page de la gestion chaotique, la marginalisation, la bureaucratie et la médiocrité. Elles constituent le socle de la nouvelle République à l’écoute des citoyens, engagée à traduire dans les faits leurs aspirations à une vie meilleure et assurément «aux côtés des classes moyenne et vulnérable de la société». Erigée en «priorité absolue», la dimension sociale privilégie la défense du pouvoir d’achat, à travers notamment la suppression de l’imposition des faibles revenus, la mise en place d’un «plan sanitaire intégré» garantissant des soins adéquats, la construction de nouveaux hôpitaux aux standards mondiaux et la révision du système éducatif. Dans la nouvelle vision, le renouveau porte sur tous les aspects qui concourent à l’édification de la nouvelle République, attachée à promouvoir l’Etat de droit, garantir l’indépendance de la justice et instaurer une «véritable démocratie participative». Au cœur du système de gouvernance, le «profond amendement de la Constitution», est un chantier révélateur de la marche en avant de la nouvelle République. Comme l’est également le nouveau modèle économique affranchi des entraves bureaucratiques. Il s’agit fondamentalement de favoriser une économie diversifiée et exportatrice pour rompre avec la dépendance pétrolière et valoriser les gisements de la croissance bien réelle dans les secteurs porteurs de l’agriculture et du tourisme. Le renouveau global est inséparable du retour de la nouvelle Algérie dans la scène internationale, à la lumière des «grandes manœuvres» et «des facteurs de menace et d’instabilité» dans la région. L’Algérie est appelée à «montrer au monde l’image de la nouvelle Algérie, une Algérie confiante en elle, en ses capacités et en son avenir, une Algérie fière de son passé et de ses réalisations et consciente des difficultés auxquelles elle est confrontée et déterminée à les surmonter». Le renouveau est enclenché.
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Nouveau cap

L’Algérie inaugure certainement une nouvelle ère avec la tenue de ce premier Conseil des ministres sous la conduite du président de la République qui vient de fixer la feuille de route de l’Exécutif, avec comme objectif principal de nettoyer le pays des innombrables scories qui ont défiguré son image et restaurer sa vitalité afin de lui permettre de se projeter avec confiance dans un avenir plus serein. L’action, pour les membres du gouvernement, commence d’abord par l’adoption d’une posture plus proche des préoccupations des citoyens, de privilégier le dialogue et la concertation, de préserver l’argent public, de bannir les comportements bureaucratiques et de respecter les engagements de l’Etat afin de redresser la situation du pays. Chaque ministre s’est vu notifier sa mission sectorielle par le chef de l’Etat, dont les grandes lignes ont été précisées dans son programme électoral. Tebboune a surtout défini les chantiers principaux auxquels s’attellera le nouveau gouvernement. Sur le plan politique, il s’agit de procéder à la refonte de la Constitution et de la loi électorale, condition impérative à la construction d’une nouvelle République, de moraliser la vie politique en séparant distinctement le monde des affaires de celui de la politique, d’instaurer l’indépendance de la justice, de promouvoir la démocratie participative qui garantisse l’égalité des chances à tous les citoyens. Sur le plan économique, cap est mis sur l’édification d’une économie diversifiée, libérée des multiples contraintes, tournée vers la création de richesse et d’emplois et la réduction du chômage. Sur le plan social, le président de la République a affirmé que l’Etat se tiendra aux côtés des classes moyenne et défavorisée, en améliorant leurs conditions de vie et leur pouvoir d’achat. Le gouvernement doit également travailler à aider la communauté des hommes d’affaires à reprendre confiance dans leur pays et contribuer à cet objectif d’une économie prospère. Sur le plan diplomatique, le Président a réaffirmé les principes qui fondent l’action de l’Algérie et assigné à l’appareil diplomatique la mission de soutenir la stratégie économique du pays, d’œuvrer à rehausser son image au plan international et entourer la communauté algérienne installée à l’étranger des conditions les meilleures pour sa contribution à l’effort national.
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A la hauteur des attentes

Le visage de la nouvelle République prend forme pour initier de nouvelles «méthodes de gouvernance» aux antipodes de la logique des quotas qui a jusque-là prévalu. En totale symbiose avec l’esprit du hirak, la démarche transpartisane a été abandonnée pour donner toutes ses chances à la nouvelle Algérie des cadres et des compétences scientifiques, techniques, culturelles et sportives. Une nouvelle Algérie plurielle, bannissant toute forme de revanche et de discrimination dans le choix de l’élite dirigeante. Des jeunes du hirak, des hommes politiques issus de l’opposition, des femmes, des chercheurs éminents et des universitaires connus ont rejoint le gouvernement de compétences confié à l’universitaire de renom, le diplomate et l’homme politique sans attache partisane, le Premier ministre Abdelaziz Djerad. Cette rupture se traduit fondamentalement par le retrait de l’Armée nationale populaire (ANP) du champ politique, après avoir réussi brillamment la mission de sauvegarde de l’Etat-nation. L’histoire retiendra pour longtemps l’engagement résolu de l’ANP qui a mené l’Algérie à bon port et contribué efficacement à la constitution de la nouvelle République qui peut converger, en toute sécurité, vers des lendemains prometteurs. Cet acquis inestimable conforte l’appel à l’union sacrée lancé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, délivrant des gestes d’apaisement. La main tendue au hirak est concrétisée par la libération de détenus, saluée comme il se doit par les réseaux sociaux et unanimement perçue comme «une démarche dans le bon sens». Elle participe à l’instauration d’un climat de confiance pour amorcer «un dialogue sérieux au service de l’Algérie et seulement de l’Algérie», et tourner «la page des différends de la discorde et des divisions», lorsque les défis sécuritaires à nos frontières et les chantiers de la relance socioéconomique l’exigent. Dans un gouvernement technocratique, l’esprit d’innovation et le savoir-faire commandent des solutions à la hauteur des enjeux et des mutations de la société algérienne. De nouvelles missions ont été ainsi confiées au secteur novateur de l’agriculture saharienne et des montagnes, de la microentreprise, de la start-up et de l’économie de la connaissance, de l’industrie cinématographique et des activités sportives. Aujourd’hui, au menu du Conseil des ministres présidé par le président de la République, les attentes de la nouvelle République sont profondément ancrées dans le renouveau politique et économique.
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L'agenda

Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, effectuera le 23 janvier une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj.

Ministère des Affaires étrangères
Le ministère des Affaires étrangères organise, le 23 janvier à 8h au Centre international des conférences (Alger), une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye.

Ministère de la culture
La ministre de la Culture, Malika Bendouda, présidera, le 25 janvier à 15h30 au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (Alger), la cérémonie en l’honneur du groupe artistique de la pièce théâtral GPS.

Ministère de l’Enseignement supérieur

La Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, les 25 et 26 janvier à l’Université Djilali- Liabès de Sidi Bel-Abbès, un workshop sur l’élaboration d’un plan d’action national stratégique dans le domaine de la micro-électronique.

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organise, le 23 janvier à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 434e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération nationale.

HCI

Le Haut-Conseil islamique organisera, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed El Arabi Ben Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

 

Wilaya d’Alger
Dans le cadre de l’éradication des logements précaires, la wilaya d’Alger organise,  le  23 janvier à 6h, la 26e opération de relogement qui touche la localité de Bourouba.

 Salon national du recrutement

Le 14e Salon national du recrutement «Carrefour, emploi et formation» se tiendra, du 28 au 30 janvier, au Centre international des conférences Abdellatif-Rahal (Alger).

 

Université Oran 1

L’Université Oran 1 Ahmed-Ben-Bella organisera, à la fin du mois de janvier, des journées scientifiques dédiées à l’agriculture intelligente.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire un don de son sang.

 

Opéra d’Alger
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh présente, du 21 au 24 janvier à 19h, le spectacle «la Belle au bois dormant», du ballet de Saint-Pétersbourg.

Ligue algérienne de la pensée et de la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier, à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger).

 

Éditions Chihab
Les éditions Chihab organiseront, le 25 janvier à 14h, à la librairie Chihab, à Alger, une rencontre-débat avec Abdelkader Kara à l’occasion de la parution de son ouvrage Mémoire d’un combattant de la base de l’Est.

 


gRND

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique par intérim, Azzedine Mihoubi, présidera,  le 24 janvier à 9h au siège du parti, la cérémonie d’installation de la commission chargée de la préparation du congrès extraordinaire.

Ligue algérienne de la pensée et la culture
La Ligue algérienne de la pensée et de la culture organisera sa 9e conférence, le 25 janvier à 13h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria, Alger.

UGCAA

L’Union générale des commerçants et artisans algériens organisera, le 26 janvier à 10h en son siège à Alger, une conférence de presse sur les accidents de la circulation.

 

Football

Sports Divers

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