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Devoir de solidarité et de fraternité

La Libye de l’Algérie un engagement sans réserve pour briser le cycle infernal de la violence générée par l’intervention illégale de l’Otan et exacerbée par le déploiement des troupes étrangères dans un pays éclaté, hanté par la prolifération des milices, possédant l’un des stocks d’armes le plus important en Afrique et institué en paradis de trafic d’armes. La poudrière libyenne impose la responsabilité totale et entière de l’Occident, coupable d’une opposition au règlement pacifique initié par l’Union africaine dès le déclenchement de la crise, et de la communauté internationale impuissante à faire respecter le processus de négociation mené sous l’égide de l’ONU. Le drame libyen se nourrit des rivalités libyennes alimentées par le jeu de massacres des puissances régionales et internationales qui convoitent le marché pétrolier. La dérive, aux conséquences dramatiques pour le peuple libyen, prend des proportions inquiétantes pour la paix, la stabilité et la sécurité de toute la région sahélienne et méditerranéenne. Aux côtés de la Libye dont elle partage le devoir de solidarité traditionnelle, les liens de fraternité et les relations de bon voisinage, l’Algérie a été de fait confortée dans sa constante préservation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye, privilégiant le dialogue inclusif et le règlement pacifique de la crise par les Libyens, loin de toute ingérence étrangère. En pivot de la paix et de la stabilité régionale, l’Algérie reste aux yeux du président du Haut-Conseil de l’Etat libyen, Khaled El-Machri, «la seule puissance arabe capable de rétablir les équilibres», forte de sa position de non-ingérence dans les affaires internes des Etats. Le retour en force de l’Algérie, multipliant les initiatives, légitime une approche validée par les visites à Alger du président du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale libyen, Fayez El Serraj, des ministres des Affaires étrangères de la Turquie et de l’Egypte et du président du Conseil italien. Mue par la volonté de créer les conditions idoines pour la relance du processus de dialogue inter-Libyens, la présence du président de la République Abdelmadjid Tebboune à la conférence de Berlin, organisée sous l’égide de l’ONU, participe de cette volonté de donner toutes les chances à l’option de la paix et la conclusion d’un cessez-le-feu auquel l’Algérie a consacré tous ses efforts. Il s’agit effectivement d’une avancée indéniable cautionnée par les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, de l’Union européenne, de l’Union africaine et des 6 pays (Algérie, Egypte Emirats arabes unis, Italie, Turquie et Congo) présents au rendez-vous de Berlin de la dernière chance de la paix.
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