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Transparence,équité et éthique 

A la veille du lancement de la campagne électorale, les 5 candidats ont signé la charte d’éthique proposée par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’Algérie engagée dans le défi de la refondation démocratique qui impose une nouvelle gouvernance politique et économique. Autour de l’Anie, en véritable précurseur du changement radical perceptible dans l’enracinement des valeurs de transparence, de neutralité et d’égalité des chances des candidats en course, les signes avant-coureurs se manifestent également dans le basculement dans une nouvelle ère qui privilégie une compétition saine dans un climat apaisé. Une nouvelle culture démocratique caractérise la charte de l’éthique, bannissant le recours à «tous propos diffamatoires, insultes ou invectives», aux moyens et autres avantages liés à leur fonction, et lançant la chasse à l’argent sale. Placés sur un pied d’égalité, les cinq candidats sont tenus de respecter le programme des réunions, des meetings et des espaces publicitaires validés par l’Anie, en s’abstenant de «toute déclaration erronée concernant les résultats officiels du scrutin». Le basculement dans l’Algérie nouvelle interpelle les acteurs tout aussi comptables de la réussite du processus électoral. La signature de la charte par les médias, appelés par l’Autorité de régulation de l’audiovisuel à un traitement équitable, transparent et objectif, a valeur d’exemple dans un secteur stratégique. Et c’est assurément dans le nerf de la campagne électorale que le changement se fait sentir. «L’ère de la corruption est révolue et la justice a prouvé qu’elle est à l’affût de tous les corrompus», a déclaré le ministre de la Communication, Hacène Rabehi. La lutte contre le financement occulte, qui a fait par le passé des dégâts, passe nécessairement et impérativement par le contrôle de l’argent de la campagne par des commissaires aux comptes, la déclaration des sources de financement, l’interdiction des dons sous quelque forme que ce soit, toute contribution de quelque origine que ce soit. Il est institué un plafonnement des dépenses au premier et, éventuellement, au second tour pour les candidats auxquels il est également exigé d’établir un compte de campagne présenté par un commissaire aux comptes ou un expert comptable et adressé à l’Anie, déterminée à garantir un scrutin «démocratique, transparent et propre». Le socle d’une compétition intègre et propre est posé.
Horizons