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Parole  aux urnes 

La validation par le Conseil constitutionnel des 5 candidatures retenues par l’Autorité nationale indépendante des élections et la décision «irrévocable et sans appel» opposée aux 9 recours déposés par les postulants donne le la au processus électoral assuré, de ce fait, des bases légales et du consensus de la classe politique représentée, toutes tendances confondues, par les formations politiques en course pour l’accession à la magistrature suprême. Désormais, aucun candidat ne peut se retirer de la compétition qui connaîtra un virage décisif avec le lancement, le 17 novembre prochain, de la campagne électorale porteuse d’une alternance au régime autocratique et prédateur fortement revendiquée par le mouvement citoyen du 22 février néanmoins détourné, osons le terme, par une minorité incitant au chaos institutionnel et économique. Les défis restent importants quand bien même les avancées réalisées jusque-là confortent un processus qui gagne en puissance, à la faveur de l’ engagement résolu de l’Armée nationale populaire. Tous les atouts d’un scrutin transparent et crédible se manifestent clairement dans la mission pionnière de l’Anie annonçant un «système électronique électoral» et garantissant un «assainissement à 100%» du fichier électoral pour rendre impossible toute fraude. Le renouveau démocratique se décline en assurance maintes fois réitérée par l’ANP soucieuse de préserver les fondements de l’Etat national menacé par les agissements des «têtes de la discorde» travaillant, à travers le slogan creux et pernicieux de l’«Etat civil et non pas militaire», à altérer le lien ombilical entre le peuple et son armée. Face à la gravité de la crise, la mission d’accompagnement du processus électoral s’impose pour préserver la stabilité et la sécurité nationale. «Nous sommes tous, peuple et armée, conscients des défis, des contradictions et des menaces qui pèsent sur le monde d’aujourd’hui, visant à nuire aux fondements de l’Etat national», a indiqué le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major, pointant du doigt tous ceux qui tentent de «faire sortir l’Algérie de l’environnement naturel qui a cerné son parcours de développement, avec tout ce qu’il porte comme valeurs historiques, culturelles et religieuses et de tenter de présenter des alternatives visant à détruire le lien de confiance solide entre le peuple et son armée». Au soir du 12 décembre, les résidus de la bande démantelée seront inévitablement remisés au placard de l’histoire par le peuple des urnes.
Horizons