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Légitimité démocratique

La locomotive de l’Algérie nouvelle, marquée du sceau du devoir d’accompagnement de l’Armée nationale populaire et de l’engagement patriotique des novembriens déterminés à sauver l’Etat nation de la dérive chaotique, se met résolument en route. A l’approche du rendez-vous historique du 12 décembre, le compte à rebours a commencé. Dans moins d’une semaine, le verdict de l’Autorité nationale indépendante des élections et, éventuellement, du Conseil constitutionnel sera connu à l’issue de l’opération minutieuse de la validation des dossiers déposés par les 22 candidats à la candidature. A l’effet de rendre plus fluide et plus efficace le traitement impartial des candidatures, l’Anie a confié à 60 experts, répartis dans 10 commissions, la mission de vérifier la conformité des dossiers des postulants. L’épreuve de vérité peut dès lors commencer pour les candidats retenus in fine, mus par la volonté de répondre à «l’appel de la patrie» et convaincus de l’urgence de la solution légale immuable pour tourner définitivement la page tumultueuse de la crise et consacrer la souveraineté du peuple. La démarche, majoritairement soutenue par la classe politique, entend imposer la légitimité des urnes voulues propres et intègres, à la faveur de la mise en place de l’Anie engagée dans la bataille de la crédibilité. Le combat contre la fraude et la volonté de veiller à la protection du choix populaire alimentent «le projet de la nouvelle Algérie» qui mobilise les 22 candidats encore en course. Dans cette étape historique qui consacre la rupture fondamentale avec le régime finissant des castes et des oligarques et les pratiques criminelles de la dilapidation des richesses nationales et la mal-gouvernance à base de cooptation et d’allégeance, il appartient au peuple de se prononcer librement sur son destin en s’appropriant, par un vote massif, les urnes du changement démocratique.
Horizons