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Des relations enracinées

Le premier sommet Russie-Afrique, qui s’est déroulé les 23 et 24 octobre derniers à Sotchi, augure de nouvelles perspectives de coopération et une piste de partenariat économique solide dans le sillage de la dynamique d’ouverture que fait sienne le continent noir suivant le principe gagnant-gagnant. Le cas des relations bilatérales entre l’Algérie et la Russie en est une parfaite illustration, dès lors que leur cheminement historique n’a cessé, depuis la Révolution nationale, d’évoluer et de se renforcer dans tous les domaines, à commencer par les échanges commerciaux et les investissements qui connaissent une consolidation constante. Le volume des échanges commerciaux entre notre pays et la Russie a atteint en 2018, les 5 milliards de dollars. Lors de sa rencontre avec le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, en marge du sommet de Sotchi, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie considère l’Algérie comme l’un des partenaires commerciaux essentiels en Afrique et dans la région Mena. Force est de constater que les relations entre Alger et Moscou se portent bien et se renforcent davantage. Depuis la signature, en 2001, d’un partenariat stratégique, la coopération économique, en stagnation durant les années 1990, a connu un nouvel élan et une diversification notamment dans les secteurs stratégiques. Et c’est justement dans la perspective de consolider cette relation que s’est tenu l’entretien du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, avec son homologue russe. Il est ainsi convenu d’explorer les voies de développement des relations bilatérales «enracinées et ancestrales» telles que qualifiées d’ailleurs par Vladimir Poutine. Le renforcement du partenariat stratégique trouvera indéniablement son prolongement dans le cadre de la coopération globale entre l’Union africaine et la Russie, pour laquelle notre pays est tenu, de par la place qu’il occupe au niveau continental et ses relations privilégiées et historiques avec l’ex-URSS, de jouer un rôle pivot. Dans son discours prononcé lors de ce sommet, le chef de l’Etat a estimé, à juste titre, que cette rencontre «constitue, concrètement, un point de départ vers une nouvelle étape qualitative.
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