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Ethique politique

La dernière ligne droite sera, dans quelques jours, entamée par les candidats retenus par le Conseil constitutionnel et légalement engagés dans la campagne électorale qui sera officiellement lancée le 14 novembre. Il est donc attendu, à l’issue de l’épreuve de validation des signatures exigées par la loi électorale, l’entrée en scène des leaders des partis politiques et des personnalités nationales candidats pour connaître le profil et les programmes proposés aux citoyens. Quel candidat pour la nouvelle Algérie en gestation sortira des urnes du 12 décembre porteuses des aspirations au changement démocratique pacifique et d’une vie décente ? La dynamique de rupture avec le régime déliquescent passe inéluctablement par le renouvellement de l’élite dirigeante, imposé par la disqualification de la classe politique, et des pratiques gangrenées par le clientélisme, le recours à l’anathème et l’excommunication en l’absence d’un débat privilégiant la confrontation d’idées et de programmes alternatifs. Au cœur du renouveau, l’Autorité nationale indépendante des élections, mobilisée pour réussir le scrutin de la crédibilité et de la transparence, veut introduire une charte d’éthique en cours de préparation. «Elle sera lancée avant le début de la campagne électorale», a annoncé le président de l’Anie, Mohamed Charfi. Il s’agit d’une volonté de changement qui renseigne sur l’urgence d’un code de conduite destiné à favoriser la moralisation de la vie politique et garantir une compétition sincère, propre et intègre. A l’initiative de l’Instance de médiation et de dialogue, cette charte, qui consacre les valeurs de respect, de tolérance et du vivre-ensemble et en codifie les règles, est le point nodal du processus de refondation démocratique qui fait table rase du passé et veille à la concrétisation des idéaux du mouvement citoyen du 22 février. Le baromètre de la campagne électorale indiquera, bien sûr, cette évolution qualitative de l’Algérie nouvelle.
Horizons