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Revendication sociale première des citoyens, la question du logement est un casse-tête chinois qui s’est posé à tous les gouvernements depuis l’Indépendance. L’Exécutif actuel ne fait pas exception à la règle, même si ses prédécesseurs ont chanté en leur temps que la crise qui empoisonnait la vie des Algériens vivait ses derniers jours. Trop tôt malheureusement pour crier victoire. Il est toutefois un point positif, l’engagement des pouvoirs publics reste entier pour sinon solutionner du moins sensiblement atténuer son ampleur. Ainsi, en dépit des contraintes financières qui limitent son action et d’un avenir incertain, déjà borné par la prochaine élection présidentielle, le gouvernement Bedoui tente d’honorer la promesse faite à des milliers de citoyens d’un accès à un logement décent. La crise financière a, en effet, laissé sur le carreau des centaines de programmes de construction de logements, de toutes formules, à travers l’ensemble du pays, jetant un sérieux trouble quant à leur concrétisation. Face à ces légitimes inquiétudes, le Premier ministre a rassuré, jeudi dernier, lors d’une réunion interministérielle, en assurant que son gouvernement veillait à mobiliser les ressources financières nécessaires au parachèvement de la réalisation de ces programmes et dégager les assiettes foncières requises. Si cette mesure est susceptible de mettre du baume au cœur de milliers de demandeurs impatients de gagner leurs nouveaux appartements, il demeure que la problématique de la production de logements et d’une organisation efficace du marché de l’immobilier reste entière et qu’elle nécessite un traitement qui sorte des sentiers battus que les différents Exécutifs ont jusque-là arpentés sans succès. Le Premier ministre semble s’être fait une idée de la démarche à suivre, en exposant ses premiers jalons, à savoir la création d’un marché immobilier et la libéralisation de la promotion immobilière, l’Etat se réservant le volet de l’encadrement et de la régulation. Cette nouvelle orientation semble aussi prendre en compte le fait que la production de logements n’est pas sécable du climat économique dans lequel évoluent les entreprises de réalisation, tout comme elle doit être repensée dans le cadre général de la production de l’urbain et des concepts innovants qui la guident aujourd’hui, même si l’on s’en tient encore aux éléments basiques.
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