L'éditorial
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Dimanche 17 Novembre 2019
Journal Electronique

L’urne immunitaire

La voie du Sud se fera entendre avec force dans l’Algérie en campagne pour consacrer la nouvelle ère démocratique. Le choix majoritaire des candidats en lice rend justice à une région longtemps frappée d’ostracisme incompréhensible et néanmoins présente lors de tous les rendez-vous historiques. L’esprit de sagesse, de résilience et de pondération est une vertu essentielle du Sud algérien, déterminé à laisser s’exprimer librement le choix des urnes en précurseur des manifestations populaires essaimant, de Tébessa à Tlemcen et d’Alger à Tamanrasset, les contrées de l’Algérie profonde en communion avec les composantes de la société algérienne et de la classe politique majoritairement acquise au scrutin de la nouvelle Algérie en marche. A voix forte, les représentants de la société civile, structurés notamment dans la famille universitaire et les organisations patronales, décrètent la mobilisation tous azimuts pour la réussite du rendez-vous historique du 12 décembre. La destination du Sud bat donc en brèche la vision réductrice de l’Algérie outrageusement assimilée au magma de la capitale, bien en deçà des fondements unitaires et pluriels de l’Algérie unie dans sa diversité. Le message d’Adrar vaut la réhabilitation de ces valeurs fondamentales héritées de la grande révolution nationale et ancrées dans l’Algérie indépendante confrontée, il y a près de 3 décennies, aux défis de l’intolérance et des divisions fatales. L’urne immunitaire se distingue par le caractère inédit de la campagne et, notons-le, la matrice consensuelle du processus électoral. Un consensus forgé à l’aune de l’Autorité nationale indépendante des élections et d’un partenariat rassemblant les candidats et les médias mobilisés pour une contribution efficiente à la consolidation des bases de la démocratie constitutionnelle, en rempart aux dérives sectaires et aux tentations aventurières d’une minorité tournant le dos au verdict des urnes. Toutes les conditions sont réunies pour assurer le bon déroulement du processus électoral conforté par les assurances de l’Armée nationale populaire, qui a indiqué que toutes les dispositions ont été prises pour la sécurisation des urnes et le déroulement dans «un climat de quiétude et de sécurité» de la campagne à travers tout le territoire national. D’«amples instructions» et des «orientations nécessaires» ont été données par le haut commandement de l’ANP à tous les services de sécurité concernés pour garantir les conditions adéquates et permettre au peuple algérien de «participer massivement à la campagne électorale et au prochain scrutin présidentiel en toute liberté et transparence». Le devoir d’accompagnement et d’engagement de l’ANP est la clé de sauvetage de l’Etat nation, menacé par les agissements criminels des affidés de la bande et des nostalgiques de l’éden perdu.
 Horizons

Transparence,équité et éthique 

A la veille du lancement de la campagne électorale, les 5 candidats ont signé la charte d’éthique proposée par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Il s’agit d’une première dans l’histoire de l’Algérie engagée dans le défi de la refondation démocratique qui impose une nouvelle gouvernance politique et économique. Autour de l’Anie, en véritable précurseur du changement radical perceptible dans l’enracinement des valeurs de transparence, de neutralité et d’égalité des chances des candidats en course, les signes avant-coureurs se manifestent également dans le basculement dans une nouvelle ère qui privilégie une compétition saine dans un climat apaisé. Une nouvelle culture démocratique caractérise la charte de l’éthique, bannissant le recours à «tous propos diffamatoires, insultes ou invectives», aux moyens et autres avantages liés à leur fonction, et lançant la chasse à l’argent sale. Placés sur un pied d’égalité, les cinq candidats sont tenus de respecter le programme des réunions, des meetings et des espaces publicitaires validés par l’Anie, en s’abstenant de «toute déclaration erronée concernant les résultats officiels du scrutin». Le basculement dans l’Algérie nouvelle interpelle les acteurs tout aussi comptables de la réussite du processus électoral. La signature de la charte par les médias, appelés par l’Autorité de régulation de l’audiovisuel à un traitement équitable, transparent et objectif, a valeur d’exemple dans un secteur stratégique. Et c’est assurément dans le nerf de la campagne électorale que le changement se fait sentir. «L’ère de la corruption est révolue et la justice a prouvé qu’elle est à l’affût de tous les corrompus», a déclaré le ministre de la Communication, Hacène Rabehi. La lutte contre le financement occulte, qui a fait par le passé des dégâts, passe nécessairement et impérativement par le contrôle de l’argent de la campagne par des commissaires aux comptes, la déclaration des sources de financement, l’interdiction des dons sous quelque forme que ce soit, toute contribution de quelque origine que ce soit. Il est institué un plafonnement des dépenses au premier et, éventuellement, au second tour pour les candidats auxquels il est également exigé d’établir un compte de campagne présenté par un commissaire aux comptes ou un expert comptable et adressé à l’Anie, déterminée à garantir un scrutin «démocratique, transparent et propre». Le socle d’une compétition intègre et propre est posé.
Horizons

Responsabilité

Demain, avec le début officiel de la campagne électorale, la solution de sortie de crise par la voie constitutionnelle négocie un tournant important avant le scrutin du 12 décembre qui va dessiner le proche avenir du pays. Les cinq candidats, dont les dossiers ont été successivement validés par l’Autorité nationale indépendante des élections et le Conseil constitutionnel, entreront en lice pour conquérir un électorat qu’ils doivent convaincre doublement. Ils auront d’abord, en effet, à sensibiliser les citoyens à l’importance de ce rendez-vous électoral pour sortir le pays de l’impasse politique dans laquelle il est embourbé, et, ensuite, amener la majorité d’entre eux à se rendre aux urnes le jour du scrutin. Vaincre le phénomène abstentionniste qui caractérise les scrutins en Algérie et même ailleurs est le défi primordial à relever. Chacun d’eux aura aussi à déployer tout son arsenal de séduction pour amener les Algériens à adhérer à son programme politique et voter en sa faveur. Les cinq prétendants à la magistrature suprême du pays ont déjà commencé, pour certains, à rendre publiques les grandes lignes de leurs programmes électoraux, tout en appelant les électeurs à participer massivement au rendez-vous du 12 décembre. Des électeurs qui ont, pour bon nombre, exprimé leur adhésion à la prochaine échéance en organisant des marches de soutien à travers plusieurs villes du pays. Dès demain, les postulants à la magistrature suprême auront toute latitude de s’adresser au plus grand nombre à travers les médias, publics et privés, qui sont astreints par la loi à leur ouvrir équitablement tribune. Le tirage au sort du programme d’intervention de ces candidats dans les médias audiovisuels s’est déroulé jeudi en présence des cinq candidats et sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections, dont le président a assuré que tous les moyens techniques et humains sont mobilisés pour le bon déroulement de la campagne électorale, s’engageant à accomplir son rôle légal et de contrôle dans le cadre des missions qui lui sont confiées. De son côté, l’Arav a appelé les médias audiovisuels et électroniques à informer les citoyens avec «responsabilité» et à faciliter l’accès des candidats à l’opinion publique nationale, en Algérie et à l’étranger, en toute objectivité, transparence et équité. Chacun des cinq candidats en lice aura jusqu’au 8 décembre prochain pour faire pencher la balance de son côté.
 Horizons

Justice et égalité 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est le cas de le dire pour ce qui concerne le dossier sensible de l’emploi qui suscite l’intérêt grandissant du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, appelant à la régularisation impérative et définitive des contrats de pré-emploi qui touchent une partie importante de la jeunesse. Une vision globale, adaptée aux réalités du marché, fonde la nécessité de conforter les passerelles entre l’administration et l’entreprise au profit de cette catégorie de la société. Cette priorité dicte une prise en charge rigoureuse des jeunes bénéficiaires au menu de la réunion interministérielle, présidée par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, effectuant une radioscopie complète pour la mise en œuvre d’un plan d’action qui objective les critères et un échéancier bien défini pour permettre, dès novembre 2019, le lancement du processus notamment dans les secteurs porteurs de l’éducation nationale, de la santé, des collectivités locales et de la jeunesse et des sports. Ce n’est que justice pour les jeunes travailleurs, souffrant de précarité et désormais réhabilités à la place qui sied à leur contribution efficace à l’enracinement de la mission de service public. En vertu de l’Etat de droit qui consacre l’égalité citoyenne et la solidarité nationale, cette intégration méritée s’interprète comme une juste réparation d’une situation inconcevable. Dans le Sud, cet engagement de l’Etat prévaut pour combattre le chômage et lever les entraves en matière d’emploi. Dans une dizaine de jours, un plan détaillé sera élaboré, selon le ministre du Travail, Tidjani Hassan Haddam, porteur d’une «réflexion profonde», avec tous les secteurs concernés autour de la «refondation du système de formation professionnelle au niveau des wilayas du Sud pour une réelle adaptation des qualifications des demandeurs d’emploi aux offres de travail exprimées par les entreprises». Mais, assurément, la priorité de l’emploi au Sud, qui revient de droit à la main-d’œuvre locale et des jeunes diplômés, est l’affaire de tous. Elle exige une implication conséquente et coordonnée de tous les acteurs au niveau local.
Horizons

un enjeu majeur 

A un mois, jour pour jour, de la présidentielle de tous les enjeux, les candidats en course se préparent à partir en campagne pour la conquête de l’électorat en baromètre incontournable de leur représentativité et de la réussite du processus électoral. Si toutes les conditions de crédibilité et de sécurité des urnes sont réunies, le principal défi réside, cependant, dans cette capacité de mobilisation de la population dont les manifestations de soutien aux élections laissent espérer un engouement à la hauteur des attentes pour un changement en profondeur. La bataille électorale sera celle des programmes objectivement affinés dans les sorties sur le terrain et globalement ancrés dans les certitudes partagées par tous les candidats, s’agissant notamment de la viabilité de la solution constitutionnelle, la lutte contre la corruption, la refondation de l’Etat et l’urgence d’un changement par la voie pacifique. Mais elle se renforce aussi par le choix des alliances, dictée par le souci de procéder à un élargissement de la base électorale. Ce qui, indéniablement, renseigne sur l’implication active des autres formations politiques acquises au scrutin du 12 décembre. En rupture avec une gouvernance défaillante et avec l’ère de la légitimité révolutionnaire, la légitimité constitutionnelle est par excellence l’acte de naissance de la nouvelle Algérie qui sortira des urnes de la transparence et appelée à répondre aux urgences économiques et sociales. La consolidation de l’édifice institutionnel, garant du retour à la stabilité, favorise la relance d’une économie confrontée à des «contraintes drastiques». Le constat, dressé par l’Union nationale des entrepreneurs publics, révèle des «situations extrêmement difficiles à gérer qui hypothèquent la vie même de nombreuses entreprises». L’organisation patronale estime que «cette situation de stagnation économique, si elle venait à se poursuivre, risque d’avoir pour conséquences, notamment la déliquescence du tissu industriel national et l’aggravation du chômage qui touche de nombreux citoyens, en particulier les jeunes». A l’heure du choix de son destin, l’Algérie au-dessus de toutes les considérations n’a besoin ni de tergiversations ni de faux fuyants.
 Horizons

Santé

    • Stériliser les moustiques pour combattre des maladies

      L'ONU a indiqué jeudi qu'elle allait examiner s'il était possible de combattre des maladies comme la dengue ou Zika en réduisant le nombre de moustiques dans le monde, en traquant et stérilisant les mâles. Le constat de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est sans appel: les moustiques font partie des animaux les plus dangereux par le nombre de décès qu'ils provoquent dans le monde. L'infection à virus Zika, la dengue, le chikungunya et la fièvre jaune sont ainsi quatre maladies transmises à l'homme par la même espèce de moustique, appelé Aedes aegypti.

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 

 

Ministère de l’Habitat
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Beldjoud, poursuit sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tébessa.

Ministère de l’Education nationale
Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, prendra part aux travaux de la 40e session de la Conférence générale de l’Unesco, qui aura lieu du 12 au 27 novembre à Paris (France).

Ministère de la Santé
Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière lance, du 17 au 19 novembre à Oran, une campagne de dépistage du diabète et l’HTA et leurs complications.

Ministère de l’Agriculture
Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Omari, procédera, le 18 novembre , à l’ouverture officielle de la 5e édition du Salon international de la datte (Sidab), à l’Ecole régionale des sports olympiques de la cité El-Allia, wilaya de Biskra.

Musée national du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organise, le 18 novembre à 10h, la 415e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Ministère des Travaux Publics et des Transports

Le ministre des Travaux Publics et des Transports, Mustapha Kouraba, présidera aujourd’hui à 10h le lancement de la 4e édition du Salon international du transport et de la logistique, prévu du 18 au 21 novembre au Palais des expositions, Pins Maritimes, Alger, organisé par la Chambre algérienne de commerce et d’industrie en partenariat avec la Safex, sous le thème «Le transport des marchandises en Algérie, opportunités et difficultés».

 

 

CNAS

La caisse nationale de sécurité sociale, agence d’Alger lance jusqu’au 21 novembre au niveau des universités d’Alger une campagne d’information et de sensibilisation au profit des étudiants.

 

Don de sang

La fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire don de sang.

 

 

 Cash Assurances

La compagnie d’assurance des hydrocarbures Cash organise le 18 novembre partir de 8h30, au CIC Abdellatif Rahal ,un séminaire au profit des dirigeants d’entreprises et leurs collaborateurs de la région centre ,portant le thème « L’assurance entre Innovation et Accompagnement »

 Ambassade du Japon

L’ambassade du Japon à Alger organise à partir du 14 novembre à17h, l’ouverture de la semaine culturelle japonaise au Musée des Beaux-arts d’Alger.

 

 Salle Ibn Zeydoun 

A l’occasion de la sortie de son nouvel album «Wlidy», le chanteur Youss donnera, le 21 novembre à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth, à Alger, un concert de musique.

 

Protection Civile
Sous le patronage du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, la direction générale de la Protection civile lance, à partir de la wilaya de M’sila, une campagne nationale de prévention et de sensibilisation sur les dangers du monoxyde de carbone, sous le slogan «Un hiver chaud sans risques».

 

Park Mall de Sétif
Le groupe Babylone sera en concert le 30 novembre à 14h à la salle The Dôme Park Mall, Sétif. La première partie sera assurée par Dj. Souhil.

Coupole Mohamed-Boudiaf
Le rappeur franco-algérien Anas se produira pour la première fois en Algérie avec un concert prévu le 21 novembre prochain à partir de 18h à la Coupole du complexe Mohamed-Boudiaf d’Alger. La première partie du spectacle sera assurée par Dj Randall et Zedk.

 

 

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