Le Dr Mohamed Yousfi, chef du service infectiologie de l’hôpital de Boufarik : «Les malades hospitalisés réagissent bien»
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Dimanche 05 Avril 2020
Journal Electronique

Entretien réalisé par Mokhtar Benkeddada

 

Dans cet entretien, le chef du service infectiologie de l’hôpital de Boufarik, le Dr Mohamed Yousfi, rappelle la complexité de la mission du personnel médical dans la prise en charge des malades atteints du coronavirus et l’évolution de cette maladie chez les patients en isolement. Il lance aussi un appel aux citoyens pour limiter leurs déplacements à l’étranger, rappelant que l’épidémie se propage d’une manière fulgurante à travers le continent européen.

Le coronavirus a été introduit par deux ressortissants algériens, dont le premier vit en France et le second en Espagne. Pensez-vous que le dispositif de surveillance mis en place dans les aéroports et ports a été défaillant ?
Non, je ne le pense pas, car il est difficile d’identifier un porteur de virus en l’absence de symptômes visibles. La caméra thermique ne peut capter ou identifier que les sujets qui ont une fièvre. Donc, quelqu’un qui a contracté le virus depuis deux ou trois jours ne développe pas forcément les signes de la maladie, comme la fièvre, la toux et autres éternuements.

Faut-il fermer alors les frontières ?
Non, mais il faut redoubler de vigilance. A mon avis, il est déconseillé de voyager en Europe, notamment en France, en Italie qui se trouve en alerte générale, ou en Espagne. Comme il est conseillé aussi à nos ressortissants à l’étranger de ne pas se déplacer en Algérie pour éviter toute contamination.

Après 14 jours d’isolement, quel est l’état de santé des 13 malades atteints de coronavirus hospitalisés au sein de votre service ?
Pour l’instant, ils se portent bien. Ils ne souffrent d’aucune difficulté. Certes, ils portent le virus, mais leur corps s’est bien défendu.

Quels sont les médicaments ou traitements utilisés contre le virus ?
Il n’y a pas de traitement. Nous prescrivons les médicaments contre la fièvre et la toux. Il n’y a pas de vaccin pour l’instant. En Chine, on utilise un antidote mais en Algérie on ne peut pas utiliser un vaccin non homologué. En tous les cas, l’état des malades est stable. Nous effectuons des analyses tous les trois jours et les derniers sont annonciateurs de bonnes nouvelles. Le virus ne s’est pas développé.

Donc, les porteurs du virus peuvent s’en sortir ?
Oui, absolument d’autant qu’après trois analyses, le bilan a été négatif. Il faut comprendre qu’un sujet dont les analyses sont négatives peut rentrer chez lui, mais sera toujours sous surveillance médicale. Ce n’est qu’après le troisième test négatif qu’on peut rayer le malade de la liste des suspects ou de porteurs du virus. Les signes sont de bon augure et cela grâce au dispositif mis en place par le ministère de la Santé.

Justement, parlant de la prise en charge des malades, vous avez déclaré récemment que le service que vous dirigez nécessite une réhabilitation pour répondre aux normes. Commment sont donc accueillis les porteurs du virus ?
L’absence des normes ne concerne pas uniquement le service d’infectiologie, mais tout l’hôpital. C’est une structure qui date de 1926. Elle ne répond ni aux normes ni à la demande. Nous avons attiré l’intention des ministres de la Santé qui se sont succédé, mais rien n’a été fait. Ils ont programmé la création d’un hôpital et un autre mère-enfant, mais sans suite. A cette occasion, je lance un appel au président de la République pour qu’il intervienne afin que ces projets soient concrétisés. Nous avons beau se sacrifier pour notre mission, il faut un minimum de moyens pour travailler. Actuellement, six médecins travaillent dans un même bureau. Les salles de soins, dont les normes exigent deux patients par chambre avec des sanitaires, sont occupées actuellement par six patients avec des sanitaires collectives. Imaginez donc un peu dans quelles conditions nous travaillons.

En cas d’épidémie, l’hôpital ne pourra accueillir que 140 patients…
En matière de prise en charge, il n’y a pas de problème. Nous avons tous les moyens. En cas de forte propagation du virus, nous utiliserons les autres structures de l’hôpital. En Chine par exemple, les autorités sanitaires interviennent dans les foyers pour suivre les cas suspects. L’essentiel, c’est l’adhésion de la population pour faciliter le travail des enquêteurs engagés dans l’enquête épidémiologique pour cibler les cas afin d’éviter la propagation.
 M. B.

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Ministèrede la solidarité
Dans le cadre de la prise en charge des familles démunies, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme organise, le 01 avril à 10h, avec la participation de plusieurs secteurs ministériels, des caravanes de solidarité. Le coup d’envoi sera donné par la ministre Madame Kaoutar Kirikou, et le ministre de l’Agriculture, Cherif Omar

 Protection civile

La direction de la Protection civile de la wilaya d’Alger organise, en collaboration avec les associations des vétérinaires et des maitres assistants, le 31 mars, deux opérations de désinfection à l’hôpital d’El Kettar (10h) et de Zemerli (14h).

Algérie Télécom

Algérie télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algérietelecom.dz. Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements directement sur le site web sans déplacement.

Djazagro

Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais
des expositions des Pins-Maritimes (Alger).

Urbanisme

La revue Vies de Villes organise, le 8 avril prochain à l’Ecole d’hôtellerie et de restauration d’Alger, une journée d’étude sous le thème «Concevoir l’habillage architectural : Esthétique, couleurs, métabolisme et durabilité».

Salon import-export

Le Salon import-export inter-africains Impex 2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Culture

La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire
don de sang.

 

Centre d’études diocésain
Le centre d’études diocésain Les Glycines ferme ses portes et annonce la suspension de toutes ses activités culturelles et scientifiques jusqu’à nouvel ordre, et ce, en raison de la pandémie du coronavirus.

 

Radio DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale émise sur les ondes de la radio Chaine I sera consacrée, le 01 avril  à partir de 16h, aux questions de l’utilité du confinement pour éviter la propagation de coronavirus.

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